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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:51

Bien faire pâturer, c’est savoir gérer au bon moment :

-        Le démarrage de la saison de pâturage

-        L’entrée des animaux sur les parcelles

-        Et leur sortie des prairies

 

Différents outils plus ou moins perfectionnés existent.

 

Il y en a un particulièrement pratique et facile d’accès : Vos Bottes !

 

Et le résultat est immédiatement disponible.

 

1cm d’herbe fraîche = 100 kg MS/ha

 

Prenez l’habitude de parcourir régulièrement vos prairies et vous vous ferez rapidement vos repères

 

bottes-et-herbe.jpg

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:39

 

Fils de paysans né en 1903, diplômé en biochimie à l'Ecole de Physique et Chimie à Paris en 1924, qu'il a quitté pour le service militaire dans la marine française. Après avoir combattu dans la Première Guerre mondiale 2, il a épousé Marthe-Rosine en 1943.

Après la guerre, André Voisin reprend l'exploitation familiale, appelé "Le Talou". Ce site est devenu un devoir de visite pour tous les éleveurs utilisant ses pratiques de pâturage.

Sa curiosité d'esprit et le désir de continuer à apprendre aménent André Voisin à lire beaucoup et à expérimenter de nombreuses techniques qui l'ont amené à ses conclusions au sujet de la rotation des pâturages et l'utilisation rationnelle des engrais.

A partir de 1951, il a été invité à donner des conférences dans divers pays, dont l'Allemagne, Canada, USA, Angleterre et en Irlande. En 1957, il publie son premier ouvrage d'intérêt agricole, appelée "Productivité de l'herbe".

A partir de là a reçu plusieurs distinctions internationales, et publie des ouvrages importants.

Il est mort à Cuba en 1964 lors d'un voyage d'enseigner des cours à l'Université de La Havane.

A ce jour, il inspire ceux qui travaillent avec la gestion écologique des pâturages et ceux qui s'intéressent à accroître la productivité de façon durable dans l'agriculture des propriétés dans le monde entier.

Ses œuvres sont régulièrement réédités. Peu de scientifiques du monde entier sont attribués l'honneur de la nouvelle édition de ses œuvres longtemps après sa mort et longtemps après la date de lancement initiale.

 

 

Quand André Voisin rédige l'ouvrage "Productivité de l'herbe" en 1957, il ne peut imaginer qu'un demi-siècle plus tard, ce sera le livre à penser de centaines d'éleveurs, d'universitaires et de scientifiques à travers le monde, notamment aux Etats-Unis, en Amérique latine, au Canada, au Brésil et en Argentine et surtout en Nouvelle Zélande. Alors qu'en France, il est peu connu.

 

Le pâturage rationnel consiste à intervenir dans l'identification des composants du sol, dans la croissance de l'herbe et à guider l'animal qui la pâture.

 

André Voisin énonce donc et développe au fil de son ouvrage, dix règles fondamentales, qui constituent la trame de la conduite des herbages pour les éleveurs soucieux de qualité et de sécurité alimentaire.

 

Il est le précurseur de l'élevage durable, mais aussi d'une philosophie humanitaire et universelle. Il aimait souvent répéter à ses interlocuteurs : " De l'équilibre du sol dépend la santé de l'animal et de l'homme ".

 

S'il le fallait, pour se convaincre de l'importance de ses travaux et de leur pertinence aujourd’hui, il suffirait de consulter Internet et de noter les centaines de références à ses travaux par des chercheurs du monde entier.

 

Au moment où certains excès de la productivité ont généré les problèmes que l'on connaît, il est temps de réhabiliter les travaux de ce chercheur qui avait déjà " tout compris " il y a plus de 50ans.

 

 

Biographie du docteur Honoris Causa André Voisin

 

Né à DIEPPE (Haute Normandie - France) le 7 janvier 1903

 

Diplomé en Physique & Chimie de l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie de PARIS en 1924

 

Diplômé de l’Université de HEIDELBERG (Allemagne)

 

Enseigne de Vaisseau de 1ère Classe :

Croix de Guerre, Etoile d’Argent, deux citations à l’ordre de l’Armée
Croix du Combattant Volontaire

 

Croix du Mérite Agricole

 

Président de la Fédération des Coopératives Laitières de Seine-Maritime

 

Docteur Honoris Causa de l’Université de BONN (Allemagne Fédérale)

 

Membre de l’Académie d’Agriculture de France

 

Lauréat de l’Académie des Sciences de France

Prix NICOLAS SVORIKINE

 

Lauréat de l’Académie Vétérinaire de France

Prix M.L. FOULON

 

Docteur Honoris Causa de l’Université de LA HAVANE (CUBA)

 

Mort le 21 décembre 1964 à LA HAVANE (CUBA)

 

 

Février 1991 : Président d’honneur à Titre posthume
Association Production Animal A.C.P.A. de CUBA

 

04 novembre 1994 : Rencontre Scientifique Internationale en hommage à André VOISIN rendu à BUENOS AIRES (Argentine) par la Société APPRI (Association pour la Promotion Pâturages Rationnels Intensifs).

 

Du 07 au 11 janvier 1995 : Un Congrès International a eu lieu à CUBA en hommage à André VOISIN pour le 30ème anniversaire de sa mort.

 

 

ŒUVRES PUBLIEES PAR LE DOCTEUR H.C. ANDRE VOISIN :

 

1946 UN SEUL PIED SUR LA TERRE (souvenirs de guerre)

 

1957 PRODUCTIVITE DE L’HERBE

Cet ouvrage a été réédité par La France Agricole en 2013, si vous souhaitez vous le procurer, voici le lien : la galerie verte

 

1958 LA VACHE ET SON HERBE (en collaboration avec le Dr Vétérinaire André LECOMTE)

1959 SOL, HERBE, CANCER

 

1960 DYNAMIQUE DES HERBAGES

 

1963 TETANIE D’HERBE

 

1964 LES NOUVELLES LOIS SCIENTIFIQUES D’APPLICATION DES ENGRAIS (trois des cours donnés au Canada)

INFLUENCIA DEL SUELO SOBRE EL ANIMAL A TRAVERS LA PLANTA (cours donnés à la Havane – Cuba)

 

Et de nombreux cours et conférences et de nombreuses communications à l’Académie d’Agriculture de France.

 



 

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 16:36

         
AVERTISSEMENT : Les préparations ci-dessous sont données pour information !

 


SOINS COMMUNS OVINS & CAPRINS


Pour entretenir une bonne santé donner :
Feuilles de : chêne, frêne, hêtre, houblon, orme champêtre, robinier Persil Pimprenelle sanguisorbe Racine de quintefeuille. En hiver, leur donner de préférence : paille d'avoine, foin d'ortie, légumes fourragers ; betteraves, chou...

Asthénie et convalescence :
Poudre de racine d'aunée officinale, 10 g dans du miel.
ou
Poudre de noix de muscade, 3 g, mélangée à du miel ou dans de l'eau sucrée.
ou
Décoction de maté, 15 g dans 0,5 litre d'eau.

Indigestion, colique, météorisme, diarrhée :
1 tête d'ail crue écrasée dans 1 litre de lait froid ; à administrer par verres.
ou
Décoction d'aneth odorant, 130 g de graines pour 1 litre d'eau, avec 10 g de réglisse, bouillir 5 mn, infuser 2 h.
ou
Lait sucré dans lequel on a jeté 20 g de charbon végétal.
ou
Infusion de quassia, 5 à 8 g de copeaux.

Mastite :
Appliquer sur les mamelles :
Cataplasme de feuilles contuses de chou cru.
ou
Cataplasme de feuilles et de fleurs de guimauve hachées crues.
ou
Compresses trempées dans une infusion de patience sauvage.

Purge :
6 follicules de séné pour 1 bol d'eau.

Vermifuge :
Décoction de fougère mâle, 50 g de rhizome dans 0,5 litre d'eau. 

 

LES OVINS


Donner du varech qui est riche en iode, de la moutarde.

Pour faciliter l'agnelage :
cresson officinal, églantier, framboisier sauvage, lierre terrestre, graines de lin sauvage, menthe Pouliot, ronce.

Piétin (maladie contagieuse):
Amener les animaux dans un pâturage sec . Donner avoine, blé, carotte crue, chou vert, le tout haché et mélangé avec de la mélasse. Soigner les pieds avec du goudron de pin.

Rhumatisme :
Ajouter à la nourriture : bardane, céleri, grande consoude, frêne, morgeline, persil.
ou
Infusion salée de romarin, 80 g de plante pour 0,5 litre d'eau, pour 1 jour en 2 fois.
ou
Frotter les articulations avec une infusion salée de romarin.
ou
Agir de même avec une infusion de sureau noir, 40 g de fleurs pour 0,5 litre d'eau.

Vermifuge :
Ail, plante entière hachée, mélangée à du son ou à de la mélasse.

 

LES CAPRINS


Avortement :
pulpe de carotte, trognons de chou hachés, grains de lin sauvage, graines de tournesol, tous les légumes verts et les baies sauvages, fruits, — feuilles de framboisier sauvage, de ronce, de tanaisie.

Éviter de donner des céréales, sauf l'orge.

Colique :
Donner de la menthe et du thym.
ou
Faire un gruau d'orge avec du lait et du miel, auquel on ajoute 20 g d'écorce d'orme champêtre. en poudre.

Constipation :
Donner toutes les baies, sauf la myrtille.
ou
Donner des figues, racines de rhubarbe, ou réglisse en poudre.

Pneumonie :
Donner des rameaux de pin, du romarin frais.
ou
Décoction de sauge, 50 g de feuilles fraîches pour 1 litre d'eau, bouillir 2 mn, passer ; administrer par petites quantités, sucrées au miel à raison d'un demi-litre par jour.
et
En même temps: cataplasme de farine de moutarde noire.

Stérilité :
Donner : ail, graines de blé, fruits de l'églantier, framboisier sauvage, houblon, graines de lin sauvage, menthe, racine de pivoine, poivre de Cayenne, réglisse, graines de tournesol, varech vésiculeux.

Troubles rénaux :
Ajouter à la nourriture : asperge, capselle bourse-à-pasteur, pulpe de carotte cultivée, queues de cerises, rameaux de cerisier, chicorée sauvage, chiendent commun, grande consoude, prêle des champs. Donner des graines de lin sauvage ou de l'orge, qui ont une action laxative.


LES BOVINS


Bronchite et toux :
Dissoudre de la poudre de réglisse dans l'eau de boisson.

Colique :
Supprimer toutes les céréales, sauf l'orge ; donner du lait sucré, 1 litre, dans lequel on a ajouté 50 g de graines d'aneth odorant, 20 g de farine d'orge, 50 g de poudre d'écorce d'orme champêtre.

Diarrhée des veaux :
Décoction de chatons de châtaignier mélangée à du riz.
ou
Décoction de racine de ratanhia, 15g, et de galle du chêne, 15 g, 15 mn dans 1 litre d'eau; donner en 4 fois.

Diarrhée du boeuf :
Donner une pâte composée de bistorte pulvérisée, 15 g, écorce de chênes pulvérisée, 15 g, miel, 50 g ; pour 1 jour.

Indigestion, météorisme :
1 tête d'ail cru pilée dans 1 litre de lait froid, conserver en flacon bouché; donner 0,5 litre à la fois.
ou
Donner des carottes râpées, des graines de tournesol.
ou
Infusion d'ortie, 5 poignées pour 1 litre d'eau.
ou
Vin chaud avec cannelle, girofle, thym.
ou
Faire brouter des rameaux d'aubépines, d'églantier.
ou
Faire brouter des pousses de houblon, de frêne, de saule blanc, de sureau noir.
ou
Saupoudrer le fourrage de grains de coriandre, de cumin.

Purge :
100 g de suc de feuilles d'aloès du Cap dans du miel.

Vermifuge :
Décoction de fougère mâle, 130 g de rhizome.

Néphrite :
Décoction de pariétaire, 100 g de feuilles séchées dans 2 litres d'eau.

Anémie du boeuf :
Donner de l'avoine, de la bardane, de la bugrane, de la chicorée sauvage, du cresson officinal, de la morgeline, des mûres, des feuilles de ronce.
ou
Ajouter carotte, chou, lichen d'Islande, varech vésiculeux en poudre.

Asthénie, convalescence :
Racine d'aunée officinale, de 0,50 g de poudre, mélangée à du miel ; dose pour 1 jour.
ou
Vin: 15 g d'écorce de quinquina, 15 g de baies de genièvre, 5 g de cannelle dans 1 litre de vin pour 1 jour.
ou
Mélanger 40 g de poudre d'acore aromatique, de racine de gentiane jaune, de feuilles de menthe hachée et de fleurs d'arnica hachées; sur le fourrage, une poignée par jour.

Menace d'avortement
Donner des feuilles fraîches :
d'aubépines, de cassis, d'églantier, de fraisier sauvage.

Pour accélérer la délivrance
Infusion d'armoise, 100 g de feuilles séchées dans 1 litre d'eau bouillante.
ou
Infusion forte de mélange de feuilles de matricaire, 25 g, et de framboisier sauvage, 75 g, pour 1 litre d'eau bouillante sucrée ;

Pour augmenter la production de lait
La lavande, l'origan, le romarin, la sauge, le thym peuvent parfumer le lait agréablement.
et
Les feuilles de frêne donnent un goût amer au lait.

Jeter chaque jour dans l'eau de boisson, pendant 1 semaine, 1 fraction du mélange suivant : poudre de graines d'anis vert, 100 g, poudre de graines de fenouil sauvage, 100 g, poudre de baies de genièvre séchées, 100 g.
ou
Infusion de galéga, 30 g de plante séchée pour 1 litre d'eau bouillante, filtrer.
ou
Donner en plante fraîche : anis vert, bourrache, cresson officinal, églantier, fenouil sauvage, mélisse, ortie, trèfle
ou
Donner : fèves, lentilles, rameaux de saule blanc, têtes de tournesol, varech vésiculeux, graines d'aneth odorant, fruits de coriandre
ou
Ajouter l'hiver au fourrage de l'ortie séchée. Pour améliorer la qualité du beurre
ou
Ajouter des graines : de lin sauvage, de sarrasin, de tournesol.
ou
Donner : de l'avoine, des carottes, des feuilles de maïs, du souci officinal.

Pour faire passer le lait
Supprimer de l'alimentation les graisses et les graines.
et
Donner: des asperges, des carottes, de la mélasse, des végétaux frais.
ou
Purger avec 15 follicules de séné dans 0,25 litre d'eau et une pincée de gingembre en poudre.
ou
Ajouter à la nourriture 2 poignées un jour de menthe et un jour de pervenche, pendant 15 jours.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 06:46

Vous êtes plusieurs éleveurs ovins, bovins, avicoles à me demander où trouver un formateur en chien de troupeau dans votre région. La première démarche à faire est de contacter l’Institut de l’élevage pour connaitre les coordonnées du formateur et le calendrier des sessions de formation « chien de troupeau » dans votre région.

 

Ci-dessous, les moniteurs et leurs départements respectifs :


carte-moniteur-institut-de-l-elevage.jpg

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 16:45

MOYENS DE LUTTE CONTRE LES PARASITES INTERNES CHEZ LES RUMINANTS


Mise en garde : Le présent document constitue une synthèse de l'information disponible sur le sujet traité dans une optique d'agriculture naturelle. le but est de donner une vision d'ensemble du sujet et de présenter l'éventail des possibilités actuelles et des voies d'avenir. L'information contenue ici provient de diverses sources scientifiques, populaires et souvent étrangères. Elle ne doit pas être considérée comme des recommandations.

 

MOYENS DE LUTTE CONTRE LES PARASITES INTERNES CHEZ LES RUMINANTS

Les parasites internes des ruminants constituent un problème qui revient périodiquement dans presque tous les élevages.

Le recours aux vermifuges de synthèse, bien que toléré pour usage occasionnel par les cahiers de charge d'agriculture biologique, ne représente néanmoins qu'une solution à court terme.

En effet, les animaux au pâturage sont constamment exposés aux parasites et se trouvent ainsi réinfectés, sans compter que les traitements vermifuges de routine retardent le développement d'une immunité chez les jeunes.

De plus, certains parasites ont développé une résistance aux vermifuges tels que les Benzimidazoles, le Levamisole et même maintenant à l'Ivermectine en raison d'un usage trop fréquent. Des études néo-zélandaises et irlandaises indiquent en outre que les vermifuges réduisent la rapidité de décomposition du fumier.

Un programme sérieux de lutte anti-parasitaire en agriculture biologique commence par une bonne connaissance des parasites et la mise en place de mesures préventives.

L'objectif ultime est de développer un système d'élevage où les parasites sont présents en petit nombre mais n'affectent pas la santé ou la performance du troupeau.

Les traitements vermifuges, qu'ils soient faits avec des produits naturels ou non, ne sont alors utilisés qu'en cas d'urgence ou, s'il s'agit de produits à action plus faible, en prophylaxie.

Ce document présente une description des parasites internes, les moyens de prévenir leur infestation ainsi que les alternatives à l'utilisation des vermifuges conventionnels chez les ruminants.

La connaissance du cycle de vie et des caractéristiques des vers parasitaires est essentielle pour quiconque veut diminuer l'emploi de vermifuges. 

Certains parasites ont toutefois un cycle indirect qui passe par un autre animal hôte.

Ainsi, la douve du foie (Fasciola), passe d'abord une partie de sa vie dans certaines espèces d'escargots avant d'infecter les ruminants.


 Caractéristiques des principaux genres de parasites internes chez les bovins, ovins et caprins

Parasite

Description

Organe infecté

Cycle de vie

Symptômes

Haemonchus

M:10-20 mm rouges

F:18-30 mm rouges et blanches

Caillette

SI: 4-6 jours

PP: 3 semaines

anémie, enflures molles sous la mâchoire et l'abdomen, affaiblissement, pas de gain de poids

Ostertagia

M:6-9 mm, bruns

F:8-12 mm

Caillette

SI: 4-6 jours

PP: 3 semaines

même que pour Haemonchus et aussi inappétence, diarrhée

Tricho-

strongylus

M:4-5,5 mm

F:5-7 mm

brun pâle

Caillette, intestin grêle

SI: 3-4 jours

PP: 2-3 semaines

même que pour Haemonchus et aussi diarrhée et perte de poids

Cooperia

rouges

M:5-7 mm

F:6-9 mm

Intestin grêle

SI: 5-6 jours

PP: 15-20 jours

mêmes que pour Haemonchus

Bunostomum

10-30 mm

Intestin grêle

SI: ?

PP: 30-56 jours

Oedème, anémie, perte de poids, diarrhée

Strongyloides

(jeunes animaux)

4-6 mm

Petit intestin

SI: 1-2 jours

PP: 8-14 jours

anorexie, entérite, diarrhée

Chabertia

M:13-14 mm

F:17-20 mm

Gros intestin

SI: 5-6 jours

PP: 42 jours

anémie, diarrhée avec sang

Oesophago-stomum

M:12-17 mm

F:15-22 mm

Gros intestin

SI: 6-7 jours

PP: 41-45 jours

diarrhée vert foncé, oedème

Proto-

strongylus

M:16-28 mm

F:25-35 mm

Poumons

SI: 12-14 jours

PP: 30-37 jours

pneumonie

Dictyocaulus

M:30-80 mm

F:50-100 mm

Poumons

SI: 6-7 jours

PP: 3-4 semaines

écoulement nasal collant, respiration difficile, toux

LÉGENDE: M = Mâles; F = Femelles; SI = Stade Infectieux: nombre de jours minimal pour que le parasite atteigne le stade de larve infectieuse (L3) après l'éclosion des oeufs; PP = Stade Pré-Patent: temps jusqu'à l'apparition des premiers oeufs dans les déjections après infection de l'hôte.


Rôle des parasites  

On peut se demander quel est le rôle des parasites internes des ruminants dans la nature. S'agit-il de réduire les populations lorsqu'elles sont trop abondantes pour les ressources disponibles? Dans un contexte agricole, on reproduit souvent, sinon presque tout le temps, des situations de surpopulations. Ou s'agit-il d'éliminer les sujets trop faibles, donc de renforcer les chances de survie de l'espèce? On peut en douter car il n'est généralement pas à l'avantage d'un parasite interne de faire mourir son hôte.

Quoi qu'il en soit, il est normal, dans la nature, de retrouver des parasites internes chez les animaux. Dans un contexte naturel, les ruminants, bien qu'ils se tiennent en troupeaux, se déplacent constamment vers de nouvelles aires de pâturage. Le sol et les herbes qu'ils consomment sont donc ainsi rarement fortement contaminés. Comme les niveaux d'infestation sont rarement élevés, les animaux ont le temps de développer une immunité.

Chez des chèvres ou des moutons dans un contexte d'élevage presque naturel, les niveaux d'infestation ont tendance à fluctuer avec le métabolisme saisonnier sans qu'aucun traitement vermifuge ne soit effectué (Mackenzie, 1967). Il a été observé chez la chèvre et le mouton que les périodes de plus hauts niveaux parasitaires correspondaient aux périodes de changement: changement de lieux (bâtiments en hiver, pâturage en été); changement d'alimentation ou d'utilisation des aliments (diète de lactation à diète ordinaire). Ces faits semblent indiquer que les parasites internes ont peut-être un rôle à jouer en aidant les animaux à traverser ces périodes de changements et d'adaptation.

 

LE POINT DE VUE DES BIODYNAMISTES

 

Le point de vue des biodynamistes abonde dans le sens d'un rôle à jouer pour les parasites dans la digestion animale. Ils pensent en effet que les parasites gastro-intestinaux jouent un peu le même rôle que les vers de terre dans le sol, qu'ils servent à "aérer" le système digestif lorsque celui-ci est surchargé. Comme les racines des plantes ont le même effet que les vers de terre, les biodynamistes recommandent l'ajout de plantes racines (betteraves, carottes, etc.) à l'alimentation des animaux pour "remplacer" l'action des parasites.

 

Susceptibilité et immunité 

Un animal sans vers n'est pas un idéal à rechercher à tout prix, du moins pas en agriculture biologique. Un animal qui n'aurait jamais de vers ne peut développer de résistance et devient alors très susceptible lorsqu'il est exposé à un parasite. La résistance ou immunité est l'habileté à prévenir ou à limiter l'établissement ou le développement subséquent à des infections de vers. La tolérance est l'habileté à maintenir une bonne productivité malgré l'infection. À l'inverse, la susceptibilité aux parasites se définit comme la facilité d'infection d'un animal.

L'idéal est que les animaux au pâturage, surtout les plus jeunes, ingèrent les parasites en petites quantités de façon à ce qu'ils développent progressivement une immunité. Toutefois, cela ne s'applique pas à toutes les espèces de parasites internes.

 

Susceptibilité selon l'espèce

La plupart des parasites internes sont particuliers à une ou quelques espèces. Lorsqu'on les retrouve dans une autre espèce, ce n'est généralement que pour une brève période. Certaines espèces de parasites communes à plusieurs animaux domestiques ont même développé des races plus spécifiques.

Bien qu'un aussi grand nombre d'espèces de parasites puissent affecter les bovins, les ovins ou les caprins, les moutons sont les plus susceptibles aux parasites internes parce qu'ils broutent très près du sol. Les chèvres et les moutons, qui ont des déjections en boulettes, paîssent directement au-dessus des déjections, ce qui les rend plus susceptibles que les bovins qui, eux, n'ont pas accès à l'herbe sous leur bouse. Les bovins ont même tendance à éviter l'herbe moins appétente près des bouses.

   

Susceptibilité selon l'âge

L'âge et aussi le poids des animaux déterminent la susceptibilité aux parasites. Les jeunes ont peu d'immunité aux parasites à leur première année au pâturage. La deuxième année, leur immunité est partielle et, bien qu'ils soient sains en apparence, ils excrètent beaucoup de larves. À l'âge adulte, les animaux sont beaucoup moins sensibles à la plupart des parasites, à moins qu'ils ne se retrouvent dans des conditions de vie peu favorables. Par exemple, il a été établi que les chevaux de 15 ans d'âge et plus sont très peu infectés par les strongles (Foster, 1937). Par contre, des parasites comme les Strongyloides se retrouvent presqu'exclusivement chez les jeunes.

 

Autre susceptibilité

Les animaux se retrouvent parfois dans des conditions où ils sont très susceptibles aux parasites. Ainsi, dans le cas d'un animal récemment vermifugé, les parasites internes sont disparus. Il n'y a donc plus d'équilibre, et l'animal exposé à un pâturage contaminé peut être gravement atteint. Les animaux en piètre condition (maladie récente, période d'insuffisance alimentaire) sont également très susceptibles.

 

Résistance génétique

Il existe des races ou des lignées d'animaux résistantes ou plus tolérantes aux parasites internes. En Nouvelle-Zélande, des troupeaux de moutons résistants aux parasites internes ont été développés à partir de sujets de race Romney. L'approche adoptée par les éleveurs biologiques néo-zélandais est de développer, avec les années, un troupeau de plus en plus résistant à partir de béliers résistants seulement, et non pas de brebis.


DÉPISTAGE  

La première étape d'un programme de lutte anti-parasitaire est de connaître l'état de la situation. On dispose de deux outils à cet effet, soit les comptes fécaux et les comptes «terrain».

 

Compte fécal

Les bureaux vétérinaires font des analyses dites coprologiques. Cela consiste à identifier le ou les parasites présents dans les animaux et de faire le décompte des oeufs de ces parasites par gramme de déjections. Les résultats de ces analyses sont souvent exprimés de façon qualitative: absence de parasites, niveau faible, moyen ou élevé. Dans tous les cas, il est important d'obtenir l'identification du parasite. Deux approches sont possibles:

- Analyse troupeau: on prend des déjections au hasard pour obtenir l'état général du troupeau. Un minimum de trois à cinq bouses est nécessaire dans le cas des bovins

- Analyse individuelle: on prend les déjections d'un seul animal en l'isolant et en collectant ses déjections avant son lever ou «sur le fait». Le but d'une analyse individuelle est de confirmer que les symptômes observés chez l'animal sont bien causés par une infection parasitaire.

Les analyses coprologiques ont des limites comme outils d'évaluation de la situation. Ainsi, certaines espèces de parasites pondent peu d'oeufs, d'autres beaucoup. D'autres pondent seulement à certains moments de l'année ou à une période particulière du cycle naturel du ruminant. La meilleure façon de profiter des analyses coprologiques est de toujours les faire au même moment de l'année et préférablement aux périodes critiques telles que la mise au pâturage ou l'hivernement. Si le niveau de parasites est élevé, deux à quatre analyses vont pouvoir donner un meilleur portrait de la situation. La comparaison, d'une année à l'autre, d'analyses faites au même moment de l'année va indiquer s'il y a amélioration ou non.

D'autres situations où il est bon d'effectuer des analyses coprologiques sont, par exemple, un changement de «terre», l'arrivée de nouveaux animaux, la présence d'animaux d'apparence piteuse ou de jeunes qui tardent à prendre du poids.

 

Compte terrain

Le compte terrain est plus difficile à réaliser. Il est surtout fait dans un cadre de recherche dans nos régions. On doit ramasser un échantillon représentatif de l'herbe pâturée en considérant la hauteur de «coupe». En Nouvelle-Zélande, où l'analyse est plus courante, on considère que s'il y a moins de 100 larves par 100 kg d'herbage, il n'y a pas de pertes économiques et pas de baisse de productivité chez les agneaux (Stiefel et al., 1992).


 

MESURES PRÉVENTIVES  

Selon l'approche écologique, de graves problèmes avec les parasites internes indiquent que l'alimentation, la gestion des pâturages ou la régie du sol sont à modifier. En changeant le système ou en prenant des mesures préventives, on évite de devoir recourir aux vermifuges trop fréquemment.

 

Régie du troupeau

Un animal en bonnes conditions est plus à même de résister ou de tolérer les parasites internes. Les liens entre l'alimentation, particulièrement les vitamines et les minéraux, et la susceptibilité aux parasites internes sont établis en certains cas. Lapage (1959) mentionne, entre autres, que les vitamines A, D et celles du complexe B sont les plus importantes pour que les animaux développent une résistance aux parasites internes.

Nyberg et al. (1958), cités par Quiquandon (1978), ont établi que la carence en cobalt favorise le parasitisme, le cobalt étant l'élément qui permet au ruminant de synthétiser la vitamine B 12. La supplémentation en fer est aussi très importante dans le cas des animaux affectés par des vers qui épuisent le sang, comme les Haemonchus (vers de la caillette) et les ancylostomes (vers intestinaux).

Selon Lapage, les animaux devraient toujours avoir accès à des blocs de minéraux pour compenser les carences minérales des pâturages.

Dans les bâtiments d'élevage, les animaux devraient être nourris dans des mangeoires plutôt que directement sur le sol, pour éviter la contamination par la bouche au contact du fumier ou de la litière.

Chez les jeunes animaux, l'âge du sevrage a de l'importance pour la résistance aux parasites. Rohrbacher et al. (1958) ont observé que des veaux nourris au lait étaient nettement moins infectés par Haemonchus, Cooperia et Oesophagostomum que des veaux sevrés. Le lait n'avait toutefois pas d'effet sur l'infection par Ostertagia et Trichostrongylus.

Idéalement, les femelles devraient mettre bas en des périodes où les risques de contamination sont faibles, de façon à ce que les jeunes soient exposés le plus tard possible à des pâturages à risques. Au Québec, la période hivernale semble la plus appropriée à ce point de vue. Tout nouvel arrivant dans le troupeau devrait être mis en quarantaine pour 4 à 6 semaines et subir un traitement vermifuge en cas de doute.

 

La régie des pâturages

Une régie des pâturages destinée à prévenir les parasites internes exige une planification à long terme. C'est en faisant varier des facteurs comme la densité et les groupes d'âges d'animaux et le moment et l'intensité du pâturage que l'on peut arriver à prévenir les infections graves.


Densité d'animaux

Le surpeuplement augmente la concentration des parasites. On estime généralement que l'infestation parasitaire croît comme le carré de la charge animale par unité de surface. Ainsi, pour une parcelle donnée, on retrouvera 4 fois plus d'infestations parasitaires si on double la densité d'animaux. La densité sera différente selon qu'il s'agit de pâturage intensif ou extensif. En pâturage extensif, Antoine (1981) recommande moins de 10 brebis/ha (variable selon le contexte).

 

Rotation des pâturages

La rotation des pâturages, ou pâturage intensif, consiste à diviser ceux-ci en parcelles de grandeurs variables et à changer les animaux de l'une à l'autre fréquemment, de façon à optimiser l'utilisation de l'herbe. D'un point de vue parasitaire, l'objectif recherché est de ne pas remettre les animaux sur un même enclos avant que les risques d'infestation ne diminuent. Cela veut pratiquement dire que le parasitisme va décroître si on augmente le nombre de parcelles ou que l'on accroît le temps de rotation des parcelles. L'inconvénient d'une longue rotation (ex.: 6 semaines avant que les animaux ne reviennnent dans une même parcelle) est que la qualité du pâturage décroît ainsi que la quantité ingérée par les animaux.

 

Hauteur de paissance

Environ 80% des parasites se tiennent dans les cinq premiers centimètres de végétation. En ne laissant pas les animaux manger plus qu'à 10 cm du sol dans un pâturage où l'on trouve des parasites, on prévient l'infection et la multiplication parasitaire. Vaughan Jones, expert néo-zélandais du pâturage intensif, recommande toutefois de faire pâturer un champ «neuf» et sans parasites très près du sol, de façon à ce que le soleil puisse assécher les bouses rapidement et ainsi diminuer les chances de survie des parasites apportés par les animaux.

 

Moment du pâturage

Plus l'herbe est sèche, plus les larves se retrouvent à la base des plantes. On estime que dans une herbe mouillée, les larves peuvent s'éloigner à plus de 30 cm des bouses alors qu'elles ne restent qu'à quelques centimètres quand elle est sèche. En attendant que la rosée soit disparue ou que l'herbe soit sèche après une pluie avant de mettre les animaux au pâturage, on réduit grandement les risques d'infection.

Les larves de la plupart des parasites se dirigent vers le haut des plantes quand la luminosité est faible, c'est-à-dire quand le ciel est couvert ou quand le soleil se lève et se couche. Elles fuient par contre une forte luminosité. En limitant le pâturage au temps où la luminosité est forte, on réduit encore les risques d'infection.

On pourrait aussi retarder jusqu'en début de juin la mise au pâturage au printemps jusqu'en début juin pour éviter les risques d'infection par la plupart des parasites, et même plus tard en sol mal drainé. En pratique, cette solution est toutefois peu satisfaisante tant économiquement qu'écologiquement, car elle implique de raccourcir la saison de pâturage.

 

Hersage des pâturages

D'un point de vue parasitaire, le hersage des pâtures n'est généralement pas recommandé.

Les œufs et les larves de parasites se trouvent en effet dispersés à la grandeur du pâturage.

Les animaux n'ont alors pas la possibilité de faire du pâturage sélectif, c'est-à-dire de contourner les bouses.

Par contre, le hersage sera approprié au début d'une période sèche et s'il s'agit d'un champ où les bêtes ne retourneront pas avant longtemps.

  

Le pâturage par groupe d'âge

Comme la susceptibilité des animaux varie selon leur âge, il est logique de faire pâturer les jeunes sur des prairies où les populations de parasites sont très faibles.

Les productrices et les producteurs biologiques de Nouvelle-Zélande ont établi certaines règles pour prévenir les problèmes de parasites internes chez les agneaux et les brebis. Ainsi, en pâturage intensif, les agneaux n'ont pas accès à des parcelles ou des portions de champ déjà pâturées par des brebis ou d'autres agneaux, pour prévenir les réinfections. Les agneaux pâturent donc préférablement un nouveau pâturage, un champ de foin ou d'ensilage, ou sont nourris en zéro-pâturage.

Comme en Nouvelle-Zélande les moutons pâturent à l'année, il y a habituellement une augmentation des larves infectieuses sur pâturage au printemps, à cause d'une baisse d'immunité chez les brebis après l'agnelage. L'augmentation des parasites se fait ensuite importante en fin d'été-début d'automne. En conséquence, les brebis ne vont pas au pâturage jusqu'au sevrage des agneaux. Après le sevrage, les brebis pâturent un secteur différent de la ferme tandis que les agneaux pâturent en alternance un autre secteur. Ces secteurs sont intervertis chaque année.

Une autre technique néo-zéalandaise est utilisée pour réduire l'infection parasitaire chez les veaux. Cette technique consiste à mettre les veaux seuls ou en groupes de deux dans les parcelles en rotation. Les veaux restent dans les mêmes parcelles tout le temps tandis que les vaches font la rotation. De très bons résultats ont été obtenus de cette façon bien qu'il n'y ait pas de recherches ou de raisons évidentes pour appuyer cette pratique.

Une autre pratique courante pour les veaux consiste à les mettre dans un champ «neuf». Contre Ostertagia, par exemple, les veaux seraient mis dans un «vieux» pâturage en début de saison puis seraient vermifugés et amenés en début de juillet dans un champ exempt de parasites tel qu'un champ récemment récolté pour le foin ou l'ensilage.

 

Le pâturage multi-espèces

Pour les productrices et les producteurs qui possèdent plus d'une espèce animale, le pâturage en alternance est une méthode qui, sans être à toute épreuve, peut aider à briser les cycles des parasites. En effet, plusieurs helminthes parasitaires des ovins et des bovins ne peuvent affecter les deux espèces. Parfois même, il existe des vers d'une même espèce qui ont développé une race plus particulière à une espèce de ruminant.

On peut utiliser les bovins et les ovins en combinaison de trois façons:

1) Faire pâturer des bovins comme «nettoyeurs» de pâturage après le passage des agneaux. Les bovins ingèrent une quantité importante des larves parvenues à maturité à partir des déjections laissées par les agneaux. Si on fait pâturer les bovins jusqu'à 3 à 5 cm du sol, l'exposition des larves au soleil en tuera plusieurs;

2) Faire pâturer les bovins avant les ovins pour contrôler la qualité du pâturage;

3) Faire pâturer ensemble les bovins et les ovins en cas de végétation très abondante.

Vaughan Jones considère que le pâturage avec trois espèces différentes d'animaux aide beaucoup plus qu'avec deux espèces seulement. Pour en savoir plus sur le pâturage multi-espèces voir Baker et Jones (1985).

   

La régie du sol

Les traitements vermifuges deviennent peu utiles si les animaux sont remis sur le même pâturage infesté de larves. Il devient donc important d'assainir le terrain le plus possible pour réduire, sinon éliminer les parasites. Les stratégies possibles à cet effet sont le repos du terrain, l'utilisation de cultures, d'amendements ou de fertilisants qui diminueront les populations de parasites et le drainage.

 

Repos

Il s'agit d'empêcher les animaux de pâturer de nouveau le même champ ou la même parcelle. Un repos d'un mois peut suffire pour un problème léger de parasites gastro-intestinaux. Comme le gel et la sécheresse peuvent éliminer une partie des larves infectieuses, on peut compter sur les périodes de gel ou de sécheresse pour réduire ou allonger les périodes de repos. Un repos de trois ans (rotation courte) est nécessaire pour un nettoyage complet.

   

Culture nématicide

La moutarde est une excellente plante nématicide. Pour plus d'information sur le sujet, consultez la synthèse Agro-Bio intitulé «Contrôle des nématodes à l'aide de plantes nématicides».

 

Amendements et fertilisants

Des amendements qui changent le pH ou l'équilibre minéral ou encore qui créent un environnement peu propice aux parasites peuvent aider à assainir le terrain. L'amendement ou le fertilisant à appliquer dépend du type de parasite. Selon Nunnery (1953):

- Le sel (chlorure de sodium) est approprié contre les larves d'ancylostomides tels que Bunostomum. L'emploi du sel est délicat vu ses propriétés défloculantes dans les sols argileux. Il ne doit donc pas être utilisé régulièrement.

- Le chaulage et l'acidification avec du sulfate de cuivre sont appropriés contre la douve du foie (Fasciola) transmise par des escargots.

- Le sulfate de cuivre agit également contre le ver du poumon Dictyocaulus. Mackenzie (1967) recommande l'application de 23 kg/ha de sulfate de cuivre mélangé avec 90 kg/ha de sable dans ce cas.


Gestion du fumier

Le fumier à épandre peut être rempli d'œufs et de larves de parasites. Le compostage s'avère une bonne façon d'assainir le fumier car les larves et les œufs de nématodes sont détruits à des températures aussi basses que 32 à 34C. À 50C, ils sont tués en seulement une heure et, à 44C, en moins de 4 heures.

Il est important, lors du retournement du tas de compost, de s'assurer que la partie externe, qui a donc moins chauffé, se retrouve au centre du tas. Le compostage peut s'avérer une technique très utile avant d'épandre le fumier dans le cas de parasites vraiment dangereux comme les vers du poumon.

La litière a aussi son importance. Par exemple, Antipin (1941) a démontré que les oeufs et les larves sont tous tués dans un fumier de cheval mélangé à de la litière de paille ainsi que dans un fumier de cheval mélangé à raison de 1 pour 4 à du fumier de bovin. Par contre, les oeufs et les larves ne sont pas détruits dans du fumier de bovin sans litière.

Parnell (1937, 1938) a étudié l'effet de l'ajout de différents fertilisants azotés, entre autres, dans le fumier d'ovins et d'équins. L'urée était le plus efficace des fertilisants azotés pour assainir le fumier, la proportion nécessaire étant de 1:125. La kainite était le plus efficace des fertilisants non-azotés à ajouter au fumier, la proportion nécessaire étant de 1:23. Pratiquement, Parnell suggérait d'apporter ces substances en surface des tas de fumier, considérant que le centre des tas chaufferait et ne nécessiterait donc pas de traitement.

  

Amélioration du drainage

Un pâturage ou une portion de pâturage dont le sol reste longtemps humide constitue un milieu propice à la survie des larves de parasites internes.

Le drainage général d'un champ pourra réduire les chances de survie des larves et rallonger la période possible de pâturage. Le drainage localisé des mouillères évitera que des larves infectieuses ne persistent dans un champ autrement sain.

Il est également important d'installer les points d'abreuvement du bétail sur des aires très bien drainées ou autour desquelles on aura ajouté du gravier ou même du ciment.

Il faut à tout prix éviter que les animaux n'aient accès aux bords d'étangs ou de ruisseaux, autant en raison des risques parasitaires qu'en raison de la détérioration que cela occasionne à ces lieux.

 
 

MOYENS DE LUTTE

Quand vermifuger

Le choix du moment pour effectuer les traitements vermifuges est très important..

À un certain stade de leur développement à l'intérieur de l'animal, certains parasites s'enfouissent dans les muqueuses et entrent en hypobiose (ex.: Ostertagia). Ils sont alors très peu agités et nuisent peu à l'animal infecté. Les traitements vermifuges ont peu ou pas d'effet pendant cette période.

Lapage (1959) suggère de vermifuger à l'approche d'une période de sécheresse ou de gel pour profiter de l'action stérilisatrice de ces facteurs.

Dans nos régions, une pratique conventionnelle raisonnée contre les parasites internes consiste à faire un premier traitement vermifuge trois semaines après l'entrée des animaux au pâturage et un second traitement trois semaines plus tard, soit six semaines après l'entrée au pâturage. Le premier traitement a pour effet de prévenir l'infection par des larves infectieuses (stade L-3) avant que les nouveaux adultes formés dans les animaux ne commencent à pondre de façon importante et contaminent les pâturages. Au moment du deuxième traitement (en juillet), une grande partie des larves infectieuses dans les pâturages auront péri en raison du temps chaud et sec.

Selon une pratique paysanne française, les traitements vermifuges sont faits de préférence en lune montante. À ce moment, les vers seraient plus agités et donc plus faciles à déloger. Rudolf Steiner, le père de l'agriculture biodynamique, conseille quant à lui d'agir à la pleine lune.

 

Qui vermifuger

- les animaux susceptibles environ trois semaines après l'entrée au pâturage;

- les compagnons de pâturage d'animaux fortement infestés;

- tous les animaux sur pâturage fortement entamé, en été, après quelques nuits chaudes et très humides.

 

Comment vermifuger

Tous les traitements vermifuges avec des produits naturels devraient être accompagnés d'un jeûne sauf pour les petits qui tètent encore leur mère.

Une période de jeûne de 12 à 48 heures doit précéder le traitement et une autre période de jeûne de six heures doit le suivre.

Par après une diète laxative ou une purgation est recommandée. Pour cela, l'huile de ricin est approprié dans le cas des non-ruminants, et la purge saline ou le sulfate de soude et de magnésie dans le cas des ruminants.

Les traitements vermifuges en liquide que les animaux ne consomment pas volontairement peuvent être administrés au moyen d'un entonnoir et d'un tuyau flexible à enfoncer dans la bouche de l'animal ou d'un «fusil» destiné à cet usage.

Dans les bâtiments d'élevage, une façon radicalement différente de faire des traitements vermifuges est de diffuser des huiles essentielles au moyen de brumisateurs, pour imprégner l'air d'aérosols aux propriétés anthelminthiques. Guilhon et Petit (1960) ont ainsi traité avec succès des faisandeaux victimes de syngamose à l'aide d'huile de pyrèthre, d'huile de chénopode et de roto-résine.

 

Vermifuges botaniques

Plusieurs plantes ont des propriétés anthelminthiques. Leur utilisation faisait d'ailleurs partie des pratiques traditionnelles des éleveuses et éleveurs et de la médecine populaire partout dans le monde avant l'adoption généralisée des vermifuges de synthèse.

Au Québec par exemple, il était coutume de donner des «sapinages» (branches de pins, épinettes ou sapins) pour vermifuger les moutons.

Bien qu'il s'agisse de sagesse populaire, la recherche vétérinaire s'est aussi penchée sur la question des plantes anthelminthiques particulièrement avant la Deuxième Guerre mondiale dans les pays occidentaux puis, par la suite, surtout dans les pays de l'Est et en Inde. On dispose donc de données sérieuses sur l'action de plusieurs plantes ou extraits de plantes sur certains parasites, ce qui nous permet de connaître les limites de ces substances.


Allopathie versus homéopathie

Plusieurs des plantes vermifuges mentionnées ci-après peuvent occasionner des effets secondaires chez les animaux. Les plus puissants vermifuges naturels sont le plus souvent des poisons potentiels. Il est donc important de respecter les doses indiquées. Une façon d'éviter les effets secondaires est d'administrer ces plantes sous forme de préparations homéopathiques. Les produits homéopathiques ont aussi l'avantage de ne pas nécessiter de période de jeûne préalable et de diète laxative après le traitement.

 

Ail

 L'ail est un vermifuge végétal général facile à trouver. On lui reconnaît une action, entre autres, contre Ascaris, Enterobius et, ce qui est plus intéressant pour les ruminants, contre les vers du poumon en général (Anonyme, 1953). Il doit cependant être utilisé en prévention (prophylaxie) plutôt qu'en traitement ou avec d'autres produits. En effet, l'ail ne prévient pas la production d'oeufs mais empêche les oeufs de se développer en larves chez certains parasites (Bastidas, 1969). Au 9e siècle, en Perse, Avicenne recommandait l'ail comme adjuvant au vermifuge et non pas comme vermifuge seul. L'ail est incorporé à certains vermifuges commerciaux homéopathiques et allopathiques, mais toujours avec d'autres substances végétales.

Il y a plusieurs façons d'administrer l'ail :

- Frais: L'ail frais émincé s'est avéré nettement plus efficace que les extraits d'ail pour contrôler les parasites internes de la carpe (Pena et al., 1988) . On peut donc considérer que l'utilisation d'ail frais est idéale mais peu pratique dans le quotidien. Les feuilles ou les bulbes peuvent être utilisés. Si l'animal ne veut pas manger les feuilles entières, on les coupe finement et on les mélange à de la mélasse et du son, en formant de petites boules. Les bulbes peuvent être râpés et mélangés à de la mélasse ou du miel et de la farine. Pour la volaille, l'idéal est de les piler avec de l'huile d'olive. L'ail peut aussi être planté directement dans les pâturages de façon à ce que les animaux y ait accès quand ils en ressentent le besoin; 

- En poudre: La façon la plus pratique d'administrer l'ail est sans doute d'ajouter de l'ail en poudre à l'alimentation des animaux. Il y a une liste de fournisseurs d'ail en poudre au Québec dans la section des adresses utiles à la fin de ce document; 

- En pilule: Cette façon n'est envisageable que pour un très petit élevage. Pour un mouton, on compte deux ou trois pilules de 4 grains chaque jour; 

- En jus: Grieve (1971) conseille d'utiliser le jus d'ail ou le lait d'ail comme vermifuge. Le lait d'ail est fabriqué en faisant bouillir des bulbes écrasés dans du lait. Certains chercheurs conseillent toutefois de ne pas faire bouillir l'ail car cela réduit son efficacité contre les oeufs et larves des parasites;

- En teinture-mère: la teinture-mère d'ail se donne à raison de 20 gouttes/jour/10 kg de poids vif. 

Dans le cas des animaux laitiers, il est préférable de donner l'ail tout de suite après la traite du matin de façon à ce que le lait ne prenne pas goût.

 

Armoise

L'armoise, comme l'indique son nom anglais de wormwood, est la plante vermifuge par excellence. Plusieurs espèces d'armoise ont des propriétés vermifuges. 

- Selon Deschiens (1944), l'armoise vulgaire (Artemisia vulgaris) serait efficace contre Protostrongylus, Dictyocaulus et Bunostomum. Les moutons, les chèvres et les volailles la consomment volontairement. 

- L'armoise absinthe (Artemisia absinthium) doit être employée avec précaution car elle peut être dangereuse en emploi régulier ou excessif. Les fleurs séchées et broyées peuvent être utilisées ou encore l'infusion à l'eau froide. De Baïracli-Lévy (1973) suggère la recette suivante de boules vermifuges: quatre cuillerées à thé de poivre de cayenne en poudre, deux cuillerées à thé d'absinthe en poudre mélangées avec du miel et de la farine. 

- L'armoise d'Eurasie Artemisia cina, une plante du désert, sert à fabriquer la santonine et le remède homéopathique Cina qui sont utilisés comme vermifuges. La santonine est extraite des fleurs à peine ouvertes et séchées de la plante. Ces boutons de fleurs sont ensuite traités avec une chaux liquide et séchés de nouveau. La santonine agit contre la plupart des parasites sauf Echinococcus. Son utilisation doit se faire avec prudence car, même à petites doses, elle cause des effets secondaires, surtout des troubles de la vue. Le Cina homéopathique peut s'obtenir en teinture-mère à administrer à raison de 2 à 3 gouttes/10 kg, matin et soir pendant 3 semaines, ou en granules à différentes dilutions. Consultez un vétérinaire-homéopathe pour plus de renseignements. 

- Les pousses séchées et réduites en poudre de l'armoise Artemisia herba-alba (armoise plus particulière à l'Afrique du Nord) administrées à raison de 10 à 30 g par chèvre se sont avérées très efficaces contre Haemonchus contortus selon Idris et al. (1982).

- L'estragon (Artemisia dracunculus) est également vermifuge.

Plusieurs espèces d'armoises croissent naturellement. Il peut être intéressant de laisser ces plantes croître en bordure des pâturages et de laisser les animaux se servir au besoin.


Asaret 

L'asaret aussi appelé gingembre sauvage, pousse dans les boisés. C'est une plante qui était employé comme purgatif anthelminthique pour les bovins et les équins. On mélange de 20 à 30 g d'asaret (parties aériennes) à du son mouillé pour chaque animal. L'asaret a également une action antibactérienne.

   

Chénopode 

Le chénopode Chenopodium ambrosioides est une plante vermifuge d'usage universel. Au Brésil, on donne la plante directement aux porcs pour les vermifuger. Les graines mises en poudre servent de vermifuge et d'insecticide.

Les Japonais font un thé vermifuge avec les feuilles. L'huile de chénopode, bien que très efficace, est par contre très toxique. Son utilisation chez l'humain a souvent entraîné de forts effets secondaires (nausées, maux de tête) et même la mort en certains cas. Il vaut mieux considérer l'emploi de substances moins risquées que l'huile de chénopode.

   

Conifères

Les conifères, comme l'ail, sont sans doute plus indiqués en prophylaxie, c'est-à-dire en petites quantités dans l'alimentation quotidienne, qu'en traitement curatif. Pourtant, en Russie, Slepnev (1967) a pu réduire l'infection d'Ascaris chez des porcs en leur donnant de 1 à 2 kg d'aiguilles de pin chaque jour pendant 2 à 4 semaines. En ex-URSS également, des mélanges de poudre d'aiguilles de conifères et de soufre ou de vitamines ont aussi été utilisés avec succès contre les parasites internes.

Pratiquement, il est plus facile d'utiliser la sève résineuse, nommée aussi térébenthine, qu'on extrait du pin et de différents autres conifères. L'essence de térébenthine est le produit de la distillation de la térébenthine. Cabaret (1986) prescrit de 50 à 100 ml d'essence de térébenthine avec le triple du volume en huile de ricin contre la douve des ruminants et les strongyloses du cheval.

Un mélange d'huile de lin (comestible et non pas la bouillie que l'on trouve dans les quincailleries) et d'essence de térébenthine constitue un vermifuge puissant mais à utiliser avec précaution.

Si la térébenthine entre dans le système respiratoire, cela peut causer la fermeture spasmodique de la bouche. Il est donc préférable de faire absorber la térébentine par des flocons d'avoine avant de la faire avaler aux animaux. Pour un agneau, on mélange de 10 à 15 gouttes d'essence de térébenthine dans une once d'huile de lin et une pincée de gingembre moulu, et pour un mouton adulte, 80 gouttes dans deux onces d'huile de lin.

Le genévrier commun (Juniperus communis) aurait des propriétés vermifuges, notamment contre la douve. Les moutons aiment les fruits du génévrier et les cerfs pâturent la plante. Il peut être intéressant de permettre un accès limité aux animaux à un boisé où ils trouveront des conifères à ingérer lorsqu'ils en sentiront le besoin.

   

Cucurbitacées

Les graines de courges, de citrouilles et de nombreuses autres cucurbitacées contiennent un principe vermifuge plus ou moins actif selon les parasites. Les graines peuvent bien sûr être données directement aux animaux comme le faisaient les anciens Canadiens, mais il est sans doute préférable d'en extraire le principe actif à l'eau, à l'alcool ou à l'éther, ces méthodes donnant une efficacité semblable dans le cas des graines de citrouilles. 

Vermifuge de graines de citrouilles (Lys et al., 1955)

 

- Écailler et moudre des graines de citrouilles (ou en obtenir à l'épicerie!).

- En mélanger 500 g à trois litres d'eau.

- Faire mijoter (pas bouillir!) en brassant pendant 30 minutes.

- Laisser refroidir 30 minutes.

- Filtrer dans un linge en pressant pour en extraire le plus de jus possible.

- Faire réduire à feu doux jusqu'à l'obtention de 150-200 ml.

- Prendre soin d'enlever l'écume huileuse.

- Garder au réfrigérateur.

Selon une étude indienne (Sharma et al., 1971), les extraits aqueux de graines de courges (dilution 1/50) sont efficaces contre Haemonchus contortus. Les propriétés anthelminthiques des cucurbitacines, ces substances que l'on retrouve dans la famille des courges ont fait l'objet de recherches en France (Forgacs et al., 1970).

   

Fougère

Les rhizomes et les jeunes pousses (têtes de violon) de la fougère mâle (Dryopteris filix-mas) ont des propriétés vermifuges connues depuis longtemps en Europe, entre autres, contre le ver solitaire(Taenia). L'équivalent nord-américain de la fougère mâle est la fougère marginale (Dryopteris marginalis). Bien que l'extrait à l'éther de fougère-mâle ait été utilisé à grande échelle contre la douve du foie dans les îles britaniques par le passé, la fougère mâle ne donne pas de résultats satisfaisants dans le cas de la douve Dicrocoelium chez le mouton (Guilhon, 1956), ni contre Echinococcum chez le chien. 

Le succès de l'emploi de la fougère est plus grand avec du matériel frais et en la mélangeant avec de la glycérine. La fougère mâle doit être utilisée avec précaution car elle est toxique à haute dose. Chez l'humain par exemple, elle peut causer des maux de tête et des nausées, la dose maximale étant de 7g par adulte.

 

Lupin

Une diète faite uniquement de lupin fraîchement coupé et légérement salé est un bon vermifuge contre un grand nombre de vers intestinaux chez le cochon, dont Trichuris (efficace à 100%), Strongyloides (efficace à 66%), Ascaris (efficace à 50%)(Chebotarev, 1956). Le lupin serait également efficace contre Parascaris et Strongylus chez le cheval. Il est important de ne pas donner le lupin à volonté sans quoi des symptômes d'empoisonnement peuvent apparaître.

 

Moutarde

Les graines de moutarde blanche ou noire à raison de 2 onces par agneau constituent un vermifuge sans danger. Il est bon que le cheptel ait accès à de la moutarde dans les pâturages ou ailleurs. En Inde, certains élevages de bovins utilisent l'huile de moutarde contre les parasites à raison de 100 à 150 g chaque jour pendant une semaine. L'huile de moutarde a plutôt une action laxative que vermifuge, ce qui permet quand même d'évacuer un certain nombre de parasites.

 

Noix 

Plusieurs espèces produisant des noix ont des propriétés anthelminthiques. Ce sont malheureusement surtout des espèces tropicales telles que la noix d'arec et la noix d'acajou, dont on utilise la broue. La sève fraîche de noisetier (Corylus) est très efficace contre les Ascaris (Krotov et Timoshin, 1957).

 

Ombellifères 

Les graines de la carotte (Daucus carota), sauvage ou cultivée, sont vermifuges, de même que les infusions de la racine. Un mélange de graines d'anis, de cumin et de génévrier est efficace contre le vers du poumon Dictyocaulus chez le veau. Les feuilles et les graines de fenouil sont également employées comme vermifuges, l'huile étant vermifuge mais très toxique. Dans une région d'Asie centrale de l'ex-URSS, il est partique courante de faire paître les moutons infectés par Haemonchus dans des pâturages où croit le fenouil géant Ferula gigantea et d'autres espèces de Ferula (Utyaganov et Yumaev, 1960). Les vers sortent après deux ou trois jours et la plante est pâturée pendant une vingtaine de jours. Dans nos régions, la carotte et le panais sauvages qui croissent si abondamment sur le bord des champs et des routes pourraient probablement être utilisés de la même façon.

 

Pyrèthre 

Le pyrèthre (Chrysanthemum cinerariifolium) est habituellement utilisé comme insecticide en agriculture. Cependant, il possède aussi un pouvoir anthelminthique. Comme vermifuge, on l'administre en poudre à ajouter aux rations des animaux. Son utilisation est sans danger pour les animaux à sang chaud, sauf s'il est injecté. Dans ce cas, il est nécessaire de le mélanger à de l'huile et de prendre des précautions.

Le pyrèthre est efficace à 100% contre les ascarides chez le poulet, à raison de 200 mg/oiseau pour du pyrèthre à 0,8% (Rebrassier, 1934). Zarnowski et Dorski (1957) ont également obtenu une cure complète contre les ascaris chez le poulet en leur donnant de la poudre de pyrèthre (concentration inconnue), à raison de 2% de la ration pendant 7 jours jours. Le pyrèthre s'avère aussi utile contre la strongylose chez le cheval, à raison de 3,5 mg/kg de poids vif (Rueda, 1954). Pour plus d'information sur les utilisations vétérinaires du pyrèthre, voir Urbain et Guillot (1931).

 

Tabac 

Le tabac et ses dérivés (nicotine, sulfate de nicotine) ont été employés comme vermifuges, particulièrement pour la volaille. Dans le cas des autres animaux de ferme, la dose mortelle était pratiquement la même pour les vers que pour les animaux eux-mêmes!


Tanaisie 

Les graines de tanaisie (Tanacetum vulgare) sont employées contre Nematodirus chez le mouton (Papchenkov, 1968). L'huile obtenue des fleurs est aussi anthelminthique. Un extrait aqueux de fleurs et de feuilles de tanaisie est efficace à 100% pour éliminer les Ascaris chez les poulains et les chiens, à raison de 0,5ml/kg de poids vif en deux doses séparées d'une journée et précédés d'un jeûne d'une journée (Karamisheva, 1956). Un kilo de feuilles et de fleurs donne environ un litre d'extrait. Les vaches et les moutons consomment la tanaisie à l'état frais sans problème, mais les chèvres, les chevaux et les porcs ne l'apprécient guère.


Autres plantes

Les ingrédients suivants sont vermifuges et peuvent être ajoutés à l'alimentation des animaux: radis, navet ou raifort crus et râpés, graines de nasturtium et de raisins. Les ronces, les jeunes pousses de frêne et de sureau sont aussi d'autres vermifuges végétaux qui devraient être accessibles dans les pâturages. La créosote de hêtre est employée contre les vers du poumon chez les ruminants selon Cabaret (1986).

Les plantes suivantes, qui croissent naturellement ou peuvent être cultivées, sont listées par Duke (1985) comme ayant des propriétés vermifuges: l'achillée millefeuille (Achilea millefolium), l'acorus roseau ou belle-angélique (Acorus calamus), l'aigremoine (Agrimonia), les racines ou infusion de racine du chanvre du Canada (Apocynum cannabinum), le souci (Calendula officinalis), le chanvre (Cannabis sativa), la caulophylle (Caulophyllum thalictroides), les décoctions racinaires de sabot de la vierge (Cypripedium calceolus), le myrique baumier ou bois-sent-bon (Myrica gale), le phytolaque d'Amérique (Phytolacca americana), la renouée des oiseaux (Polygonum aviculare), la rue (Ruta graveolens), la sanguinaire (Sanguinaria canadensis), la sariette (Satureja montana), la scutellaire (Scutellaria lateriflora), le symplocarpe ou tabac du diable (Symplocarpus foetidus), les racines et les graines d'ortie (Urtica dioica), la valériane (Valeriana officinalis), la verveine (Verbena officinalis) et la pervenche (Vinca minor).

 

Mélanges

Les préparations vermifuges commerciales «naturelles», qu'elles soient allopathiques ou homéopathiques, sont souvent constituées de mélanges de différentes espèces végétales. Ces mélanges ont pour but d'élargir le spectre d'action et, dans certains cas, peuvent agir en synergie. Ils incluent aussi bien des plantes tropicales que des plantes de climats tempérés.
 

Autres vermifuges


Terre diatomée

La terre diatomée est faite des restes fossilisés d'algues marines appelées diatomes. Le produit est miné et mis en poudre. Cette poudre agit comme autant de minuscules morceaux de verre qui déchirent la carapace des insectes et autres arthropodes. Plusieurs éleveurs ajoutent de la terre diatomée à la ration de leurs animaux, entre autres, parce qu'elle contient des oligo-éléments et est relativement peu coûteuse.

Certains prétendent que la terre diatomée agit comme vermifuge lorsqu'elle est ajoutée régulièrement à raison de 2% de la ration. Les tests scientifiques à ce sujet sont toutefois limités et les opinions des éleveurs et des éleveuses sont contradictoires. D'autre part, la terre diatomée ne peut pas agir contre les vers du poumon et n'est pas très appétente. Elle peut de plus être iritante pour les poumons. Le niveau de poussières étant déjà élevé dans les bâtiments d'élevage, la terre diatomée ne semble pas appropriée lorsque les animaux sont nourris à l'intérieur.

La motivation principale de l'ajout de terre diatomée à la ration ne doit pas être le contrôle des parasites internes. Si on décide de l'employer, il est important de prendre de la terre diatomée non calcinée et sans autres produits pour usage insecticide (insectigone, insectstop). Voir la section «adresses utiles» qui donne des fournisseurs de terre diatomée pour utilisation animale.

 

Sulfate de cuivre

Le sulfate de cuivre, une substance minérale déjà acceptée par les cahiers de charge d'agriculture biologique en production végétale, à une forte action vermifuge contre certains parasites, en particulier les vers de la caillette Haemonchus contortus et Trichostrongylus axei.

On administre le sulfate de cuivre en solution à 1% dans de l'eau, à raison de 50 ml par agneau ou 100 ml par mouton adulte, 30 ml/22,5 kg de poids vif pour les veaux avec un maximum de 100 ml.

On fait le traitement le matin à jeun, puis on fait suivre d'huile de ricin après une demi-heure. Il est important de ne pas nourrir l'animal dans les deux heures qui suivent le traitement à cause des risques d'empoisonnement.

 

Autres

Le peroxyde et le charbon de bois auraient aussi des propriétés vermifuges selon certains praticiens. Les données scientifiques manquent toutefois à l'appui de ces affirmations.

 

Effets de l’Absinthe) et de la santoline sur les strongles digestifs des brebis

Voici un mélange de plantes médicinales offrant un vermifuge ovin très performant contre les strongles digestifs et les coccidies.

Tout d’abord, il faut se procurer de la Bourdaine, de la poudre d’Absinthe, des feuilles séchées de Santoline chez un herboriste digne de cette profession.

Attention : Il ne faut pas dépasser 1 gramme de poudre d’absinthe (séchée) par 10 kg car elle peut devenir toxique.

L’Absinthe (1g/10k de poids vif) et la Santoline (1/10kg de poids vif) sont mélangées ensemble à du maïs concassé et donnés pendant 7 jours.

De la Bourdaine (1,5g/10kg) est donnée pendant 3 jours et 1h30 après le mélange absinthe/santoline/maïs.

L’effet de l’absinthe est très impressionnant !

La santoline est très efficace aussi et maintient un niveau bas de strongles à long terme.

Mise en garde: L’absinthe et la santoline sont abortives (provoquent des avortements) et se transmettent au lait. Donc aucun usage pendant la gestation ou la lactation.

 

 

 

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 11:18

Ci-dessus, un documentaire tourné avec Nigel Watkins, en cas de besoin voici ses coordonnées  :

Tèl. : +44 15 50 74 02 72
Mobile : 07 974 470 968
Email:
NigelWatkins@live.co.uk

Site : http://www.nigelwatkins.co.uk

Adresse :  Panthowel Lodge
               Llanddeusant

               Llangadog
               Carmarthenshire SA19 9SR
               Wales
 

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 19:37

Choisissez un endroit à même le sol, sans toile protectrice, pour que les organismes du sol y aient accès.

- Pulvérisez un peu de préparation 500p* ou Maria Thun* sur le sol. 

- Démarrez le tas avec du matériel grossier comme des tiges de plantes, ces tiges laisseront un peu d'aération au fond.

- Superposez les couches de matières brunes, riches en carbone et de matières vertes, riches en azote.

- Arrosez bien, il est conseillé de bien mouiller les feuilles et la paille avant de les mettre sur le tas de compost.

- Faites suivre d'une fine épaisseur de terre qui joue le rôle d'inoculant et de capteur d'ammoniac.

- Pulvérisez chaque couche de terre avec les préparations 500p ou Maria Thun.

 tas compost biodyn

 

Ajouter les préparations 502* à 506*

- À la mi-parcours du tas de compost

- Creusez cinq trous équidistants sur le tas de compost

- Prenez une portion de la préparation 502, roulez-la en boule et placez-la au fond du premier trou.

- Faites la même chose avec les préparations 503*, 504*, 505* et 506

- Diluez du 507* (Valériane] dans 4,5 litres d'eau de pluie et dynamisez pendant quinze minutes.

- Vaporisez la solution 507 sur l'ensemble du tas de compost.

- Recouvrez le tas de compost avec de la paille selon la technique des toits de chaume.

 

Surveiller votre tas de compost

- Il n'est pas nécessaire de retourner le tas pour l'aérer. Si le tas est bien fait, il ne vous restera plus qu'à attendre que le temps fasse son travail.

- En cas de précipitations importantes, recouvrez le tas avec une toile imperméable que vous retirez lorsque le beau temps est revenu.

- Si au contraire la sécheresse sévit, ajoutez de l'eau dès qu'il parait assécher.

- La prise d'un compost dure de quatre à huit mois voire 12 mois.

 

*Quelques explications sur les préparats :

 

- Compost de Bouse Maria Thun "CBMT ou MT" : C'est un compost de bouse dynamisé qui renforce le processus de décomposition. Tous les éléments qui le composent aident à la formation au complexe argilo humique. Un grand nombre de micro-organismes favorise la vie du sol. Après de nombreuses années de recherches "Maria Thun" a constaté les influences cosmiques sur les plantes. Le soleil,  la lune et  toutes les autres planètes donnent différentes influences sur le végétal, l'animal et l’homme...

Il permet de traiter les sols dès la première année de pratique bio-dynamique en utilisant les préparats 500, 500p et 501.

Il est appliqué à l'enfouissement des engrais verts, du compost et même sur les litières d'animaux en stabulation libre.

On recommande au moins 3 applications par année.

- Préparat 500 appelé "Bouse de corne" : Agit sur la terre. Il soutient la croissance des micro-organismes dans le sol et celle des plantes, il encourage la germination. Il permet de réguler l'apport d'azote, de calcaire et libère les oligo-éléments. Il renforce la croissance des racines et leur développement en profondeur. Il permet de diminuer sérieusement l’arrosage.


- Préparat 500p appelé "Bouse de corne préparée " : Réalisée et expérimentée au départ par Alex Podolinski en Australie, la bouse de corne préparée (500 P) est de la bouse de corne (500) dans laquelle les six préparations habituellement destinées au compost ont été ajoutées selon un procédé particulier.

Elle peut être utilisée à la place de la bouse de corne traditionnelle afin d'appliquer les six préparations spécifiques du compost là où celui-ci est peu ou pas employé.

La bouse de corne préparée (500P) a fait ses preuves tant dans les grandes cultures, la culture des prairies, le maraîchage, l’arboriculture, que la viticulture et il est souhaitable de l’employer partout où c’est possible. Elle remplace avantageusement en un seul passage, le triple épandage de compost de bouse suivi d'une pulvérisation de « bouse de corne simple ».

La bouse de corne préparée (500P) doit être brassée durant une heure, de la même manière que la bouse de corne traditionnelle.


- Préparat 502  Achillée millefeuille : Elle joue un rôle particulier dans la mobilité du soufre et de la potasse.


- Préparat 503  Camomille - Matricaria : Liée au métabolisme du calcium, elle régularise les processus de l'azote.


- Préparat 504  Ortie - Urtica dioïca : En rapport avec l'azote et le fer, elle renforce l'influence des deux premières préparations. Elle donne au compost et au sol une sensibilité, une sorte de « raison » et favorise une bonne humification.

 

- Préparat 505 Écorce de chêne : Elle a un rapport avec le calcium et régularise les maladies des plantes dues à des phénomènes de prolifération, d'exubérance.


- Préparat 506 Pissenlit : Elle joue entre autres un rôle important vis-à-vis de l'acide silicique et développe la capacité de la plante à absorber les fines substances de l'atmosphère.


- Préparat 507 Valériane officinalis : Elle aide à la mobilité du phosphore dans les sols et forme une sorte de manteau de chaleur protecteur autour du compost, une peau indispensable à tout organisme.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 03:07

Des espoirs aux illusions,

Lundi matin, les techniciens du Boulonnais sont venus voir mes agneaux dans le but de prélever d’éventuels futurs béliers de sélection, et de marquer éventuellement les agnelles destinées à devenir des reproductrices inscrites en conformités aux critères de la race.

En parlant de critères et spécificités de la race, en discutant avec les techniciens de la race, je fus plus que surpris des réponses apportées à mes questions.

Premièrement, face à mes doutes sur l’adaptation de la boulonnaise au plein air intégral, ils me répondirent que la brebis boulonnaise n’est pas une brebis « d’herbage », ni de « plein air », mais une brebis plutôt de « semi-bergerie » dont les agneaux naissent en bergerie et ne la quittent jamais. Seules les mères sont misent en pâtures du printemps à l’automne. Ils me dirent que les éleveurs de Boulonnaises dans le nord, sont avant tout des céréaliers qui complémentent énormément en grains les agneaux…

Deuxièmement, en ce qui concerne aux difficultés que j’ai rencontré lors des mises-bas, alors qu’elles étaient censées agneler seules, ils me répondirent que c’était certainement lié aux queues coupées trop courtes par leur naisseur.

Ils trouvèrent mes brebis et leurs agneaux très beaux (beaux aplombs, belle ligne de dos, très belle conformité…), ils ont d’ailleurs inscrit mon unique agnelle, mais en ce qui concernent les mâles, malgré d’excellentes qualités, les trois plus beaux présentent le défaut d’avoir l’intérieur du mufle clair (comme leur père) et non noir comme recherché. Résultat, aucun ne sera retenu cette année pour devenir d’éventuels béliers « élites ».

Face à ce critère que je ne connaissais pas, mais que je comprends tout à fait (quand on relance une race quasiment éteinte il y a moins de 30 ans, il faut être très exigeant en ce qui concerne les futurs reproducteurs), pourquoi alors avoir sélectionné mon bélier l’année dernière sachant qu’il avait un mufle relativement clair, et qu’il pouvait et qu'il a d'ailleurs transmis ?

Face à cette question, ils me répondirent qu’ils avaient eu des doutes, mais qu’il était superbe et qu’il l’est encore plus aujourd’hui malgré son mufle pas assez foncé.

Donc, face à toutes ces réponses paradoxales par rapport aux réponses qui m’avaient été données leurs de mes recherches les années antérieures, que dois-je en conclure ?

Le critère de rusticité est-il recherché par le club de race ?  La réponse est non !

Le critère de plein air intégral est-il recherché par le club de race ?  La réponse est non !

Le critère « herbage » est-il recherché par le club de race ?  La réponse est non !

Pour conclure, ai-je intérêt à continuer à m’investir dans le développement de cette race ? La réponse est non !

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 21:44

Lors d'un article édité dans la catégorie "réflexions agonomqiues" concernant la condectomie des queue (relire l'article complet), j'émettais des doutes sur d'éventuels conséquences des condectomie complète des queues de mes agnelles Boulonnaises.

 

Mes doutes se sont malheureusement révélés exactes ; sur mes 7 agnelles, j'ai du intervenir trois fois pour les aider à agneler. Je suis même persuadé que le premier agneau que j'ai perdu après sa naissance est certainement lié à une mise-bas trop longue (malheurement la nuit en mon absence).

 

Je pousse donc un coup de gueule à tous ceux et celles qui coupent les queues trop courtes sans réfléchir. Les conséquences peuvent s'averer être très dommageables dans le futur.

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Published by patre - dans Coups de gueule
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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 05:37

A QUEL CHIEN S'ADRESSE UNE NUTRITION ENERGÉTIQUE ?

L'énergie : un besoin naturel pour votre chien : L'utilisation d'un produit énergétique n'à rien d'exceptionnel. Une simple heure d'exercice augmente les besoins en énergie de votre chien de près de 10%. Une journée de garde, et le stress qu'elle génère, augmente ses besoins de près de 20%. Or, la majorité des produits énergétiques n'apportent que 5 à 10% d'énergie en plus qu'un produit d'entretien haut de gamme. Leur utilisation est donc la seule réponse possible à ses véritables besoins nutritionnels et permet bien souvent d'éviter des carences aux conséquences négatives sur son état corporel et sur ses performances.

De très nombreux cas particuliers d'utilisation : Au delà de son niveau d'activité, de très nombreux facteurs beaucoup moins connus, tels que sa race, son pelage, son habitat, son niveau de stress, son état physiologique et surtout le climat dans lequel il évolue, peuvent augmenter de manière très significative (jusqu'à +50%) les besoins en énergie et justifier l'utilisation permanente ou saisonnière d'un produit énergétique.

Les principaux cas d'utilisation d'un produit énergétique : Les activités : Exercice quotidien, chasse, travail, compétition, jogging, agility, endurance, sauvetage, pistage, sécurité, ... Les cas spécifiques : Garde, vie à l'extérieur; temps froid, temps chaud, élevage, sensibilité digestive, difficile, exposition de beauté, problèmes de peau et poil, convalescence, ...

 

L'ALIMENTATION DU CHIEN ACTIF

Pour que votre chien actif soit en parfaite forme et qu'il le reste, pas de solution miracle. Vous devez lui garantir un entraînement régulier associé à une alimentation ;

     - Haute énergie : car chaque heure d'activité augmente ses besoins en énergie de 10%.

     - Équilibrée : pour lui garantir un apport régulier de tous les nutriments essentiels.

      - Sur mesure : adaptée à sa taille, son niveau d'activité et à la période de l'année.

Dès que l'organisme de votre chien se met au travail, il consomme plus d'énergie. En réalité de très nombreux facteurs ont une influence directe sur ses besoins en énergie, et nécessitent une alimentation énergétique sur mesure, parmi lesquels :

- Sa taille : les besoins en énergie de votre chien varient naturellement en fonction de sa taille, il s'agit là d'une règle de base en matière de nutrition canine.

- Le type d'effort pratiqué : Les besoins en énergie varient en fonction du type d'effort pratiqué. De manière générale, plus l'effort est de longue durée, plus ses besoins en énergie augmentent.

Type d'activité

Besoin en énergie / besoins d'entretien

Types de chiens majoritairement concernés

Activités de loisir : jeux, jogging, agility...

+ 20 %

Petits chiens

Activités de stress :  garde, ring, pistage...

+ 20 à 50 %

Grands chiens

Activités d'endurance : chasse, courses, travail sur troupeau

+ 50 à 100 %

Chiens moyens

- Son niveau de stress : Le chien actif subit, au même titre que tout sportif, un stress à la fois physique (puisqu'il fournit un effort important) ou bien psychologique. Par exemple, en situation de garde, la vigilance, les capacités d'attention du chien sont tellement mobilisées que cela augmente ses besoins en énergie.

- Le climat : Si votre chien vit à l'extérieur, le climat a un impact capital sur ses besoins en énergie. En effet, ceux-ci augmentent très fortement dès que la température ambiante diminue ou augmente. Il s'agit tout simplement d'un mécanisme naturel au cours duquel votre chien "brûle de l'énergie" pour lutter contre le froid ou la chaleur.

 Évolution du besoin en énergie en fonction de la température

(chiens vivant à 100% de leur temps à l'extérieur)

T° extérieure

Entre

-10° et 0°

Entre

0° et 10°C

20°C

Entre

30° et 40°C

Besoin en énergie

+ 50 %

+ 30 % 

Besoin normal

+ 40 %

 

LES NUTRIMENTS DE L'EFFORT

A chaque type d'effort et de chien, sa source d'énergie.

Le chien actif utilise 3 sources d'énergie différents et complémentaires ; les matières grasses, les glucides, et à un degré moindre, les protéines (seulement 10 à 15% des protéines contenues dans l'aliment sont utilisés comme source d'énergie)

Les matières grasses, le carburant de référence en matière d'endurance : Le chien est un carnivore et, contrairement à l'homme, les matières grasses restent son meilleur carburant. A poids égal, elles apportent à votre chien 2.25 fois plus d'énergie que les glucides ou les protéines. Leur teneur dans l'alimentation doit être renforcée, à hauteur de 20 à 30% en fonction du type d'effort. Elles permettent d'améliorer la performance et la résistance à l'effort, mais aussi d'obtenir un produit plus concentré et plus assimilable (encombrement stomacal moindre).

Les glucide, le carburant idéal pour un effort bref et des accélérations : Ils sont consommés immédiatement par l'organisme. Leur teneur dans l'alimentation doit cependant être la plus modérée possible car une utilisation prolongée des glucides par l'organisme provoque la libération d'acide lactique, un des facteurs responsables de la fatigue et des crampes.

Les protéines, indispensables à l'amélioration du tonus musculaire : Leur teneur dans l'aliment doit être renforcée et se situer entre 30 et 32% afin de compenser les pertes occasionnées pendant l'effort, de garantir un tonus musculaire optimal, de limiter le risque de problèmes aussi variés que fréquents tel que ; l'anémie, la fonte de la masse musculaire, l'altération du pelage, la baisse des défenses immunitaires...

 

A CHAQUE TYPE DE CHIEN ET D'EFFORT, SON TYPE DE CARBURANT.

Les chiens de petites races : Toujours dynamiques, ils pratiquent majoritairement des activités de loisir et de tempérament (exercice, jeux, jogging), essentiellement basées sur des accélérations.

Les chiens de races moyennes : Dans le domaine de l'effort, ils pratiquent des activités majoritairement basées sur l'endurance (chasse, course, conduite de troupeaux ...).

Les chiens de grandes races : Ils pratiquent des activités majoritairement basées sur un niveau de stress important (garde, travail, sécurité, pistage) nécessitant un compromis indispensable entre capacité d'accélération et d'endurance.

Compositions énergétiques optimales en fonction de la taille de votre chien.

 

 

Composition de l'apport en énergie n'incluant pas les protéines

Énergie métabolisable

en kcal/kg d'aliment

Matières grasses

(endurance)

Glucides

(accélération)

Petits chiens

61 %

39 %

Contrôlée : 4420

Chiens moyens

76 %

24 %

Extrême : 4850

Grands chiens

68 %

32 %

Intense : 4570

 

Les nutriments spécifiques de l'effort.

La L-carmitine

Un acide animé qui améliore l'endurance musculaire.

L'huile de coprah

La source d'énergie la plus rapidement assimilable pendant l'effort.

Le Psyllium

Une fibre végétale qui limite le risque de diarrhées de stress.

La Chondroitine

La Glucosamine

Contribuent à protéger et régénérer les cartilages des articulations.

Les F.O.S

Un bio-régulateur de la flore intestinale.

L'huile de Bourrache

Favorise la souplesse et l'élasticité de la peau.

L'huile de poisson

Limite les risques de phénomènes inflammatoires.

Les vitamines C/E

Limite les phénomènes d'oxydation cellulaire (dégénérescence des cellules).

Le Magnésium

Limite le risque de crampes, améliore la résistance à l'effort.

Oligo-éléments chélatés

Beaucoup plus facilement assimilables par l'organisme.

 

DE TRÈS NOMBREUX CAS PARTICULIERS D'UTILISATION.

Le chien d'extérieur en climat froid ou chaud : Le besoin énergétique d'un chien augmente très fortement dès que la température baisse ou augmente.

-20°

-10°

+10°

+20°

+30°

+40°

+80 %

+60 %

+ 40 %

+20 %

Besoin normal

+30 %

+50 %

Le chien de garde :Même si son activité n'est pas toujours visible, il est en permanence sur le qui-vive, en charge de défendre, et subit un stress psychologique très important qui augmente ses besoins en énergie. Besoin en énergie = +20 %

Le chien d'extérieur : Chaque heure d'exercice augmente le besoin en énergie de 10% par rapport au besoin d'entretien.

Le chien en élevage : Les chiens en élevage ont un grand nombre de raisons d'utiliser un produit énergétique. Ils vivent à l'extérieur, se dépensent, sont soumis à des variations de températures, subissent un stress de groupe, participent à des expositions, à des compétitions. Besoin en énergie = +20 %

Le chien maigre - nerveux - à poil ras : Certains chiens à poils ras ou au tempérament nerveux, maintiennent difficilement leur poids avec un aliment d'entretien. Leur besoin en énergie est de 10 à 20 % supérieur à celui des autres chiens.

Le chien sensible : L'activité provoque des problèmes digestifs fréquents. Les produits Energy (Royal Canin) sont formulés pour être hyper digestibles. Ils sont particulièrement recommandés aux chiens les plus sensibles et aux races les plus prédisposées à souffrir de troubles digestifs

 Le chien difficile : Riches en matières grasses et en arômes, les produits Energy (Royal Canin) sont parmi les produits les plus appétents sur le marché. Ils sont donc recommandés pour nourrir les chiens les plus difficiles. Intérêt d'un produit Energy ; riche en matières grasses (facteur d'appétence), enrichi en arômes, ration plus concentrée, enrichi en acide gras essentiels (huile de poisson et de bourrache), rapport oméga 3-6 optimal, enrichi en vitamines, enrichi en oligo-éléments chélatés.

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