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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:56

Ci-dessous quelques photos prisent hier, lors de la visite d'Elisa & Romane, ses petites marraines.

L1080336.JPG

L1080326.JPG

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:29

En ce début d'année, foins & betteraves fourragères constituent la ration quotidienne de mes brebis.

La douceur des températures a favorisée un bon pâturage hivernal.

Cette année, j'ai choisi de faire agneller mes brebis au printemps afin de favoriser une bonne lactation grace à la pousse d'herbe riche et pour la douceur des températures bénéfique aux agneaux.

L'unique bélier qui a lutté est un Boulonnais pure race, que j'ai été cherché dans le berceau de la race, au Cap Gris-Nez.

Il a lutté bien évidemment les Boulonnaises, mais également les Solognotes.

J'attends beaucoup de ce croisement, tant en rusticité, qu'en qualités maternelles et conformation.

Il y quelques années, j'avais croisé quelques solognottes avec un bélier Roussin de la Hague, ce croisement m'avait donné pleine satisfaction, dont ma meilleure brebis actuelle née de ce croisement. Elle est très rustique, s'entretient d'un rien, agnelle toute seule, très maternelle et fait toujours 2 agneaux homogènes, vigoureux et bien conformés.

L'avenir nous dira si le croisement Boulonnais/Solognote sera aussi bon.


 

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:07

La troupe s'est bien régalé des glands, des chataignes et des mures depuis septembre. Il reste encore un peu de glands par-ci, par-là. La saison de panage comme la saison d'herbe d'ailleurs furent très longue cette année, on ne va pas s'en plaindre.

En ce moment, les brebis pâturent les feuillus et autres ressources fourragères sauvages et bien sûr encore l'herbe, elle est certes chargée d'eau, mais aussi d'azote et de minéraux. Depuis le début novembre, elles ont du foin à discrétion, et environ quelques betteraves fourragères distribuées tous les deux jours pour assurer de bons oestrus. 

D'alleurs depuis le 5 novembre, le bélier boulonnais est avec les brebis, les prochains agneaux naisseront donc début avril 2012.

Je vais tacher de faire quelques photos prochainement de la troupe pour vous faire voir l'évolution des boulonnaises et vous présenter le bélier.

A suivre...

 

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 09:32

Les enquêtes montrent que les amateurs de viande d’agneau sont vieillissants. La désaffection des jeunes vient notamment d’un manque de praticité des morceaux classiquement proposés aujourd’hui et d’une image de viande festive.

Il faut donc proposer de nouveaux morceaux, plus rapides, plus faciles, plus modernes et plus créatifs à cuisiner.

Poêler, griller en moins de 5mn, rôtir en moins de 30mn... A l’heure où le consommateur est en quête d’originalité, mais manque de temps et parfois de savoir-faire culinaire, les découpes "Agneau Presto" proposent une cuisine facile, rapide, surprenante et préparée illico !

Agneau presto, c’est un concept issu de la collaboration des filières ovines française, britannique et irlandaise, toutes trois désireuses de remettre l’agneau au goût du jour, de sensibiliser  le grand public à une nouvelle version de la consommation d’agneau, une conso « Presto ».

 Au-delà de nouvelles recettes, Agneau Presto c’est surtout de nouvelles découpes :

- Mini-rôtis d'agneau : petits rôtis préparés à partir de séparation de muscles choisis soit dans l'épaule, soit dans le gigot, soit dans la selle, soit dans le carré.

- Côtelines d'agneau : côtelettes d'agneau dégraissées et détalonnées.

- Tranches de gigot & mini gigot.

- Steaks d'agneau : petits steaks tranchés dans les muscles séparés du gigot.

- Steaks St-Valentin : tranches de faux-filet d'agneau ouvertes en forme de coeur.

- Travers d'agneau : tranches fines de poitrine d'agneau.

- Steaks hachés d'agneau.

- Tournedos d'agneau : tranches de faux filet désossé.

- Pierrade d'agneau : fines tranches de faux filet d'agneau.

- Boulettes d'agneau haché.

- Poêlée d'agneau : lanières de viande d'agneau (épaule, gigot).

- Brochettes d’agneau : cubes de viande d’agneau (épaule, gigot).

- Sauté d’agneau : dés d’agneau (épaule, gigot).

- Rosettes d'agneau : tranches préparées dans l'épaule roulée désossée, farcie ou non et maintenues par une brochette.

 

Voici quelques découpes Agneau Presto :

nouvelles-presentation-de-l-agneau.jpg

 


 


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Published by patre - dans Côté cuisine
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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 03:51

On peut distinguer 9 catégories de milieux en fonction de l'acidité du substrat, de la salinité, de sa richesse et de sa pollution éventuelle.

C'est la présence de plusieurs individus d'une même espèce qui est indicatif et non une seule fleur.

On parle de bio-indicateur lorsque l'absence d'une espèce caractéristique dévoile une pollution ou déséquilibre de l'écosystème. La présence d'une ou plusieurs espèces pourra donc montrer la présence d'une pollution du milieu, ce qui nécessitera d'intervenir pour conserver l'écosystème.

Il existe plusieurs systèmes de classifications des plantes indicatrices, en voici un :

Plantes indicatrices des sols argileux : ce type de sol est souvent lourd, retient facilement l'eau

nom commun

nom scientifique

Arroche

Atriplex patula

Chardon

Carduus sp

Liseron

Convolvulus arvensis

Plantain

Plantago major

Renoncule

Ranunculus sp

Pissenlit

Taraxacum officinale

Tussilage

Tussilago farfara

 

Plantes des sols argileux acides : pH légèrementt inférieur à 7- le sol est assez riche

nom commun

nom scientifique

pâquerette

Bellis perennis

ranoncule rampante

Ranunculus repens

oseille

Rumex acetosella

 

Sols acides (acidiphiles) : pH largement inférieur à 7 - le sol peut être plus ou moins pauvre, c'est le cas des prairies sèches ou landes

nom commun

nom scientifique

callune

Calluna vulgaris

laîche à pilules

Carex pilulifera

chataignier

Castanea sativa

genêt à balai

Cytisus scoparia

bruyère

Erica sp

mélampyre des prés

Melampyrum pratens

paturin

Poa sp

fougère aigle

Pteridium aquilinum

oseille des prés

Rumex acetosa

ajonc

Ulex europaeus

myrtille

Vaccinium myrtillus

 

Sols riches en azote (nitrocline) : riche en azote

nom commun

nom scientifique

amaranthe

Amaranthus retroflexus

armoise

Artemisia vulgaris

chénopode

Chenopodium spp

moutarde

Sinapis arvensis

sisymbre

Sisymbrium officinale

stellaire

Stellaria media

morelle noire

Solanum nigrum

ortie brûlante

Urtica urens

ortie dioïque

Urtica dioica

 

Plantes des milieux humides et aérés (mesohygrophiles) : le substrat est humide en permanence ou engorgé de manière ponctuelle comme cela peut être le cas en forêt

nom commun

nom scientifique

angélique

Angelica sylvestris

carex

Carex spp

colchique

Colchicum autumnale

prêle

Equisetum arvense

eupatoire chanvrine

Eupatorium cannabinum

houblon

Humulus lupulus

menthe

Mentha arvensis

renouée persicaire

Persicaria maculosa

renouée bistorte

Polygonum bistorta

douce amère

Solanum dulcamara

consoude

Symohytum spp

tussilage

Tussilago farfara

 

Plantes caractéristiques des sols engorgés (hygrophiles) : le sol est fortement gorgé d'eau tout au long de l'année; il peut s'agir de berges - le sol est neutre ou peu acide

nom commun

nom scientifique

aulne

Alnus glutinosa

populage des marais

Caltha palustris

laîche

Carex sp

bruyère

Erica tetralix

gaillet palustre

Galium palustre

iris

Iris pseudoacorus

lysimaque

Lysimachia vulgaris

piment royal

Myrica gale

osmonde

Osmunda regalis

politric

Polytrichum commune

potentille ansérine

Potentilla anserina

oseille

Rumex sp

sphaigne

Sphagnum sp.

valériane dioique

Valeriana dioica

 

Flore des sols calcaires (calcaricoles) :

nom commun

nom scientifique

érable champêtre

Acer campestre

anthyllis

Anthyllis vulneraria

campanule

Campanula spp

centaurée

Centaurea jacea

clématite

Clematis vitalba

cornouiller

Cornus sanguinea

carotte

Daucus carota

fusain

Euonymus europaeus

gérnium

Geranium patrense

hélianthème

Helianthemum spp

mercuriale

Mercurialis perennis

pimprenelle

Sanguisorba sp

rénouée liseron

Polygonum convolvulus

silène

Silene vulgaris

tamier

Tamus communis

viorne

Viburnum lantana

 

Plantes des sols riches (neutronitroclines) :

nom commun

nom scientifique

bugle rampant

Ajuga reptans

alliaire

Alliaria petiolata

ail des ours

Allium ursinum

gouet

Arum italicum

cardamine des prés

Cardamine pratensis

pied d'alouette

Delphinium sp

frêne

Fraxinus excelsior

gaillet gratteron

Galium aparine

herbe à robert

Geranium robertianum

benoîte

Geum urbanum

lamier pourpre

Lamium purpureum

raiponce

Phyteuma spicatum

primevère

Primula vulgaris

fiacaire

Ranunculus ficaria

sureau noir

Sambucus nigra

épiaire des bois

Stachys sylvatica

véronique de Perse

Veronica persica

 

Flore des milieux neutre (neutrophiles) :

nom commun

nom scientifique

laîche des bois

Carex sylvatica

circée

Circea lutetiana

euphorbe faux amandier

Euphorbia amygdaloides

aspérule odorante

Gallium odoratum

parisette

Paris quadrifolia

stellaire

Stellaria holostea

véronique des montagnes

Veronica montana

 

En voici une autre classification sous forme de tableau :

plantes-bioindicatrices-des-conditions-du-milieu.jpg

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 07:31

La gestion holistique offre une façon innovante de prendre des décisions.

Cette méthode permet d'assurer que les actions mises de l'avant par une entreprise seront durables à long terme.

La première étape pour pouvoir gérer "holistiquement" consiste à mettre sur papier ses aspirations dans le but ultime de se fixer un objectif "holisitique". Les éléments sur lesquels on se penche pour définir cet objectif différent des autres pratiques de gestion. En effet, ces éléments, définis par toutes les personnes impliquées, incluant les membres de la famille, doivent illustrer parfaitement ce qui est important pour tous :

    • la qualité de vie - Quelles sont les valeurs les plus importantes pour les individus impliqués dans l'entreprise ? 

   • Les méthodes culturales & d'élevage  - Esc-ce que ces méthodes correspondent aux valeurs personnelles ?

    • Le paysage de demain - Comment ces méthodes affecteront le paysage dans cent ans ? On doit également tenir compte des facteurs suivants : Quelle sera leur attitude ? Comment les gens impliqués perçoivent la communauté ? Quelle est leur conception du fonctionnement futur de l'écosystème ?

Toutes les décisions prises sont ensuites évaluées par les personns impliquées afin de s'assurer qu'elles atteindront l'objectif holistique. Afin d'assurer que les décisions produiront les résulats désirés, dezs indicateurs de suivi doivent être développés. Ceux-ci sont aussi importants que les décisions elles-mêmes, car ils permettent d'apporter des modifications très rapidement afin d'éviter toute conséquence importante sur le plan environnmental, social ou économique.

La gestion holisitque offre un outil unique et pratique afin de prendre conscience des complexités retrouvées dans les écosystèmes tout en préservant, par le fait même, l'équilibre des besoins et de la situation économique.

Pour utiliser le gestion holistique, il est essentiel de comprendre les cycles naturels afin de travailler avec la nature et non contre elle.

Quand les cycles de l'eau et des nutriments sont efficaces, il ya peu de ces nutriments qui sont perdus. Les eaux de précipitation sont utilisées par la végétation et les plantes mortes se décomposent plus rapidement en matière organique. Quand la surface du sol est couverte de végéatation ou de litière, il y a peu de ruissellement et d'érosion. Le flux de l'énergie est le résultat direct du fonctionnment des autres facteurs écologiques qui sont le cycle de l'eau, le cycle des nutriments et le niveau de la succession écologique. Le flux est en fonction de la superficie total des feuilles où se produit la photosynthèse et de la durée de la période de croissance. Plus la population végétale est dense et plus elle est dominée par les feuilles larges, plus elle capte l'énergie solaire et l'ajoute au flux d'énergie qui soutient la vie animale ou végétale. La succession est le processus où la nature tend vers un état de plus en plus complexe et productif. Un niveau de succession primitif est caractérisé par des opulations simples qui comprennent peu d'espèces et typiquement des annuelles. Par contre, un niveau de succession plus avancè est caractérisé par une population d'expèces animales et végétales diverse. La présence des espèces pérennes herbacés et l'existence des plantes  de tous âges sont des signes d'une communauté stable et complexe où le niveau de succession est élevé. Elle tend vers une stabilité qui résiste aux infestations de toutes sortes de dommages causés par la sécheresse.

La gestion holistique fournit également des outils pour créer et gérer différents aspects. Le premier à être évalué est la structure financière. Cette gestion donne plusieurs avantages, car elle permet de déterminer :

    • comment prévoir et atteindre une rentabilité 

    • comment choisir les meilleures opportunités

    • comment trouver les postes de dépenses les plus importants

    • comment répondre aux défis financiers 

   • comment coordonner l'augmentation du cheptel et la construction d'infrastructures tout en garantissant la rentabilité

En utilisant la gestion holistique, le bénéfice est prioritaire et les dépenses sont ensuite gérées de façon à ce qu'elles be dépassent pas les prévisions initiales. La créativité humaine permet d'atteindre avec le succès les prévisions financières et, par conséquent, que l'entreprise parvienne à sont objectif holistique.

Le deuxième outil concerne le pâturage. Cela permet de placer les animaux dans les bonnes parcelles, de les laisser pâturer pendant la bonne période et pour de bonnes raisons. L'objectif est d'avoir une bonne gestion avec une densité maximale pour utiliser les animaux comme outil de pâturage pour obtenir de beaux paysages dans l'avenir, ce qui constitue un des objectifs holistiques de l'entreprise. Il faut une bonne planification pour intégrer les déplacementss des animaux dans les rotations des pâturages afin d'éviter le stress et les imprévus qui pourraient diminuer la rentabilité.

Pour conclure, la gestion holistique fournit un outil permettant de s'assurer que les finances, l'environnement et les intéractions sociales d'une organisation soient durables à long terme et que les décisions prisent les amènent vers l'objectif clairement établi. Par contre, la gestion holistique n'est pas une solution à tous les problèmes. Il n'y a jamais une seule solution ou une seule personne qui peut résoudre tous les problèmes. Il y a autant de solutions qu'il y a de questions et les solutions doivent être prises par les personnes qui sont touchées par la problématique et qui désirent une amélioration.

La gestion holistique fournit tout simplement les outils pour identifier la meilleure solution.

 

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus : Cliquez-ici

 

 

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:36

La fétuque élevée (Lolium arundinaceum) est parmi les plantes fourragères de climat frais les plus utilisée comme espèce à pâturage aux États-Unis. Avant 1980, presque tous les pâturages de fétuque élevée étaient infectés par un champignon microscopique (Néotyphodium coenophialum) portant le nom commun d’endophyte (endo pour croissance à l’intérieur et phyte pour plante). Cette souche de champignon produit des toxines de la famille des ergo alcaloïdes, en autres, l’ergovaline.

Chez les ruminants et le cheval, on attribue au champignon endophyte de la fétuque élevée trois troubles de santé : le pied de fétuque, la nécrose adipeuse des bovins et l'intoxication par la fétuque. L'apparition de ces maladies est déterminée par le pourcentage de plants infestés de fétuque élevée dans le pâturage, par la durée de la période de paissance, par les conditions météorologiques et par le régime de fertilisation du pâturage.

Le pied de fétuque peut se produire lorsque les animaux pâturent de la fétuque élevée par temps frais. Les symptômes sont : pelage rude, perte de poids, fièvre, respiration accélérée, fragilité des pattes et dans les cas avancés, chute des sabots, des oreilles et de la queue.

La nécrose adipeuse des bovins est caractérisée par une accumulation de masses graisseuses dures le long du tractus digestif. Cet état nuit à la digestion et entraine des problèmes de mise bas. Les juments gravides qui pâturent de la fétuque élevée infestée ne se préparent pas normalement pour la mise bas et peuvent donner naissance à un poulain mort-né. Les juments gravides doivent être retirées des pâturages infestés 30 jours avant de pouliner. Ce problème est aussi associé à une surdose d'azote dans les pâturages de fétuque élevée infestée ou à un apport de fumier de poulets.

L'intoxication par la fétuque élevée se produit par temps chaud. Les symptômes sont les suivants : gain de poids anormalement faible, chute du taux de conception, intolérance à la chaleur, rétention du pelage d'hiver, fièvre, salivation excessive et nervosité.

Prévention : Le seul moyen connu de dissémination du champignon est par les semences. Durant les années 80, les endophytes furent complètement retirés des grains de semence des nouvelles variétés de fétuques élevées permettant ainsi l’utilisation sécuritaire de ce fourrage hautement nutritif et à potentiel de rendement exceptionnel.

Le recours à des semences garanties sans endophytes permet donc d’utiliser la fétuque élevée comme élément clé d’une approche de production intensive de fourrage.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:27

EXPLOITATION HOLISTIQUE de la Terre

Le concept d'exploitation holistique des ranchs, tel qu'on le désigne aux Etats-Unis, représente une technique révolutionnaire qui permet d'augmenter la productivité de l'exploitation bouchère et laitière du bétail par un facteur de trois ou plus, à coût réduit - tout en améliorant radicalement la composition des terres et de l'environnement.

Jan Christian Smuts inventa le mot « holistique » dans son livre inauguratif « holisme et Evolution », publié en 1926. L'étymologie du mot est grecque - « holos : signifie »entier « ou » « intègre ». Smuts démontre dans son œuvre que la nature ne peut s'épanouir qu'en fonction d'un tout.

En effet, l'équilibre entre la vie animale et végétale peut être détruit par la seule élimination d'un des chaînons - si petit soit-il - qui participe au bon fonctionnement de tous les organismes des écosystèmes et bio-systèmes particuliers à la nature d'un endroit.

Deux hommes se singularisent comme innovateurs modernes des principes appliqués dans le système d'exploitation et de régénération des terres : 

• Allan Savory, un spécialiste de l'élevage et des terres, et a été directeur de la gestion des terrains de chasse au Zimbabwe pendant 20ans. Il vit aux Etats-Unis. Il y a propagé sa méthode d'exploitation depuis son Centre de gestion holistique à Albuquerque au Nouveau Mexique. Il est l'auteur d'un traité sur l'exploitation des ranchs, intitulé « exploitation Holistique des Ressources », écrit en 1988.

• André Voisin (voir article "Hommage à André Voisin") , spécialiste de l'exploitation fermière et du rendement des terres est un autre innovateur. Son livre, intitule "Productivité de l'herbe'' expose ses découvertes au cours de ses expériences avec la méthode holistique.

Allan Savory avait observé que les savanes du Zimbabwe qui, deux générations auparavant, grouillaient d'herbivores sauvages, subissaient une baisse de productivité, alors que le nombre de bêtes par pâturage avait sensiblement diminué. Les terres de pâture, jadis verdoyantes et fertiles, se convertissaient en désert. La décroissance de la flore allant de pair avec la réduction des herbivores avait soulevé son intérêt.

En effet, pourquoi y aurait-il une détérioration de la flore alors que la situation - pouvait-on croire - prêtait à la régénérescence et à l'explosion de la flore.

La réponse est que la dispersion des herbivores est liée a une insuffisance d'éléments minéraux et végétaux contenus dans les bouses pour fertiliser les sols. Elle se trouve aussi dans le fait que lorsque les animaux paissent intensement un même "pacage", les herbes nutritivement riches peuvent se développer autant que les herbes nutritivement pauvres.

Donc, le développement optimal de la flore d'un endroit est irrémédiablement lié à une intervention animale intense.

Après de longues études sur la question, Savory conclut que la reconstitution des conditions « naturelles » ne pouvait s'effectuer que par la pratique du pâturage intensif caractéristique des temps passés.

Dans la nature, les prédateurs (l'homme y compris) forcèrent les grands herbivores - tels que les buffles, les gnous ou les aurochs et le bison d'Europe - à paître et à se déplacer en troupeaux extrêmement denses. Cette densité favorisait un pâturage ''flanc a flanc" périodique et limité, mais toujours intense.

C'est ainsi que les herbages du monde préservèrent leur fertilité, produisant les immenses et florissantes savanes, pampas et steppes de l'Afrique du sud, de l'Argentine, du Texas jusqu'au centre du Canada, et de l'Asie.

L'équilibre de la flore et de la faune résultant de ce long processus d'adaptation, fut rompu par l'homme. Ce dernier prédateur destructif, avec ses armes à feu et ses clôtures, brisa l'harmonie de cet abondant ensemble de systèmes et causa le déclin et la pollution des sols, et par association, une grande partie des problèmes d'environnement que nous subissons de nos jours.

La productivité des plaines du Texas, par exemple, a baissé de plus de 40% au cours des 120 dernières années. Cette valeur peut être retenue comme indice pour le reste des Etats-Unis et pour le monde. Ce pourcentage devrait nous alarmer : l'envahissement des plantes buissonneuses, la disparition des plans d'eau et le déclin des herbages productifs causés par un pâturage insuffisant et sélectif ont atteint des niveaux dramatiques. Que faire ? De toute évidence, nous ne pouvons pas revenir aux conditions primitives d'autrefois. L'effort et l'entreprise de régénération doivent donc venir de l'initiative privée.

Depuis le 18ème siècle au moins, la technique de pâturage en rotation a été employée en Europe. Celle-ci consiste à parceler les terres d'élevage en petites sections qui, une à une, seront consommées par tout le troupeau.

Cette méthode a produit des augmentations sensibles de la production et, éventuellement, par l'application du "facteur Temps", a produit le nouveau système qui fait l'objet du présent article...

André Voisin appela ce système « élevage rationné » et Savory « élevage holistique ».

Le facteur temps implique l'introduction d'une autre notion que celle de la rotation. En effet, le bétail n'est déplacé vers une pâture fraîche que lorsque l'herbe de la parcelle précédente a été complètement 'dévorée' - sans atteindre, bien sur, le point de non-retour où les racines seraient atteintes. Une période de repousse de chaque parcelle précède l'arrivée du bétail dans celle-ci. Ainsi, le pâturage des troupeaux flanc à flanc peut-être recréé, entraînant la régénération des terres, une abondante production de produits laitiers et bouchers.

En règle générale, l'exploitation holistique triple la productivité.

Sur ses terres fertiles, situées en Normandie, où l'herbe verte peut être mise en pâture pratiquement toute l'année, A. Voisin produisait annuellement plus de 1.2 tonne de viande par hectare, ce qui représentait plusieurs fois les meilleurs profits obtenus par toute autre méthode de pâturage ou de culture.

A. Voisin démontrait également que, grâce aux méthodes appliquées sur ses terres, la quantité de viande exprimée en « équivalent d'amidon » est de 87,7 unités comparée à 44 unités pour la culture de la betterave sucrière - la plus lucrative - et à 20,3 unités en ce qui concerne le blé. Le compte par unités d 'amidon permet la comparaison entre la production calorique de la viande, du sucre ou des produits de l'agriculture. Le fait est que le rendement des terres d'élevage traitées 'holistiquement' est supérieur à celui des terres cultivées 'traditionnellement

 

Voici un témoignage d'un éleveur texan à la fin des années 90 :

"Mon ranch de bovins et cervidés, situé dans le « hill Country » du Texas, est en train de produire de très bons résultats grâce à cette nouvelle méthode que j'ai mise en place depuis plus d'un an.

Mon ranch est partagé par une clôture électrique (un simple fil suffit) en 80 parcelles de pâturage d'environ de 10.5 et 21 hectares. La densité de mon troupeau de bovins est 2 fois et demie plus grande que celle qui est recommandée par les autorités agricoles de Texas pour mon type de terres.

Cependant, comme je produis déjà deux fois la quantité d'herbe requise par mon troupeau, j'ai l'intention de doubler la taille actuelle de mon troupeau au printemps de l'an 2000, en dépit de leurs recommandations. Ceci fera augmenter la densité du troupeau à un niveau 5 fois supérieur à la norme texane dont le conservatisme encourage la déperdition des terrains.

J'envisage l'augmentation de mes troupeaux parce qu'après dix huit mois d'application du système holistique, de nombreux signes indiquent une amélioration des conditions géologiques et écologiques de mes terres.

Le doublage du débit d'eau des sources naturelles indique que les indices de composition, porosité et perméabilité des sols se sont nettement améliorés.

La repousse d'espèces végétales depuis longtemps disparues indique que le sol absorbe plus rapidement et aisément les éléments déposés- par les eaux ou par les animaux sous forme de bouses.

Comme nous avons cessé l'usage des insecticides, la bouse a attiré chez nous de nombreux scarabées bousiers. (Les Egyptiens dont la survie dépendait de la fertilité des terres Niliaques (du Nil), avaient donc de bonnes raisons de choisir ce magnifique insecte comme symbole de renaissance. La présence du scarabée indique que la terre 'travaille' dans son intérieur. Grâce à eux, la bouse disparaît en moins de 36 heures après avoir été déposée sur la surface du sol par le bétail, alors qu'il fallait auparavant 1an et demi pour restituer les éléments fertilisants au sol.

La biodiversité, également considérée comme indice de la réussite du processus d'exploitation holistique, s'est manifestement accrue - tant dans la faune que dans la flore. La faune sauvage - chevreuils, antilope, Américains cervicaux, cerfs communs et sanglier européen - est mieux portante qu'auparavant. La population de cerfs s'est accrue. Les cailles abondent pour la première fois depuis 70 ans, grâce à l'augmentation et à la densité des herbes qui lui procure graines et refuge. La population de sangliers européens est attirée par notre végétation plus verte et abondante que celle de nos voisins. Ils contribuent à l'aération des sols et se substituent aux prédateurs canins, lesquels n'existent pratiquement plus, pour contrôler la densité de la faune sauvage..."

A. Savory a démontré et prouvé que même les terres, rendues désertiques par l'insuffisance du pâturage, peuvent se rétablir par l'emploi de la méthode holistique en élevage. Les résultats qu’il a obtenu dans son ranch situé dans le Désert de Karoo en Afrique du sud fournit la preuve irréfutable du succès de ses méthodes ; ses pâturages ont recouvré leur vigueur et équilibre grâce à sa souple interprétation et son observation de l'interdépendance du monde minéral, végétal et animal dans le monde naturel.

La mise en œuvre de méthodes Holistiques pour sauver nos terres d'élevage ne sera pas effectuée par les politiques. Il existe trop d'influences puissantes qui refusent d'accepter sa validité, tels que les scientifiques spécialisés dans l'agriculture, et les sociétés chimiques qui auraient trop à perdre si l'on cessait l'usage des insecticides, des engrais chimiques...

Ce n'est qu'en montrant l'exemple que nous parviendrons à démontrer l'efficacité des méthodes holistiques.

L'augmentation des bénéfices nets devrait être très persuasive pour les exploitants. Le fait que notre méthode soit le seul système viable d'exploitation des terres - et par conséquent, un remède prouvé contre la désertification - devrait être également persuasif pour le public et la communauté scientifique.

 


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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:54

Les néo-zélandais ont privilégié depuis longtemps des vaches légères, aptes au pâturage par tous temps, présentant un bon potentiel de production de matières utiles et une bonne aptitude à la reproduction.

Ces objectifs les ont conduits à privilégier la jersiaise qui représente près de 40 % de l’effectif de vaches (race pure ou croisée) et orienter la sélection de la Holstein dans une voie différente de celle connue en Europe et Amérique du Nord.

Néanmoins, la part de sang Holstein «US» atteint aujourd’hui 40 % et provoque des problèmes de fécondité, préjudiciables dans un système de vêlages groupés, où toutes les vaches doivent vêler en deux mois.

Les orientations génétiques du troupeau font donc l’objet de débats passionnés mais argumentés dans ce pays.

L’organisme de recherche Dexcel a ainsi conduit un essai comparant des Holstein néo-zélandaises des années 1970, des Holstein néozélandaises des années 1990 avec au moins 90 % de sang «néozélandais » et des Holstein américaines des années 1990.

Les index des vaches des deux derniers types sont voisins et très supérieurs à la génétique des années 1970. Ces types génétiques ont été croisés avec des conditions d’alimentation différentes, soit exclusivement à l’herbe, soit avec un complément de maïs-ensilage.

Cet essai est conduit en collaboration avec le centre de recherche de Moorepark en Irlande, qui a mis en œuvre un dispositif expérimental proche.

Les résultats montrent que la production de matières utiles est supérieure d’environ 5 % pour la génétique néo-zélandaise des années 1990, comparativement à la génétique américaine du même millésime, cela en conditions de pâturage sévères. Les performances laitières sont identiques en conditions d’alimentation plus libérales (proches de celles connues en Bretagne).

Par contre, la fécondité et la fertilité sont systématiquement supérieures pour la génétique néo-zélandaise. Les résultats obtenus en Irlande sont très proches.

Ces essais ne condamnent pas la génétique Holstein disponible en Europe mais incitent à introduire des critères liés à la reproduction dans les schémas de sélection, comme c’est déjà le cas.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 05:29

 

L’élevage Ovin,


Acteur de la cohésion sociale en milieu rural

En créant de l’emploi dans les territoires faiblement peuplés, en participant de façon importante à la qualité et à la diversité des paysages et donc à l’attrait touristiques de nos campagnes, l’élevage ovin contribuent au maintien de la vie sociale dans le milieu rurale.

 

Acteur de l’aménagement du territoire

L’élevage ovin permet de produire de la viande, du lait mais aussi de la peau et de la laine dans des zones difficilement cultivables. Il permet de répondre à la demande des consommateurs français en produits carnés et laitiers de qualité mais aussi de créer de l’emploi dans les zones rurales.

La production ovine française génère à elle seule plus de 15 000 emplois directs (emplois liés à la production et à la transformation), sans compter le nombre d’emplois indirects liés au tourisme, à l’animation, au conseil, au commerce…

 

 

Nos brebis ouvrent l’espace

L’herbe et les céréales constituent la base de l’alimentation des ovins. Ainsi, par leur présence, les brebis participent au maintien des paysages diversifiés qui façonnent notre territoire (champs, prairies,...)

Les espaces broutées par les ovins sont des étendues vertes qui ouvrent l’espace et offrent à la vue une mosaïque d’éléments variés : herbe, haies, clôtures de bois, murets de pierre, points d’eau…

Les moutons sont élevés partout en France, soit en grands troupeaux de plusieurs centaines de brebis, soit en complément d’autres productions. Cette présence des ovins est très souvent justifiée par la nécessité d’utiliser les parcelles et les ressources fourragères les plus pauvres ou seulement valorisables en prairies. Ainsi 80% de la production ovine est réalisée dans des zones sèches, défavorisées ou encore de montagne et de haute montagne.

 

 

Le rôle des prairies

En 30 ans, les paysages français ont perdu 5 millions d’hectares de prairies, soit 30% de leur surface, principalement au profit de l’urbanisation, de la forêt ou de la friche. Or, bien gérées, les prairies ont un rôle écologique indispensable.

Elles constituent des filtres naturels contre les particules polluantes et sont des puits de carbone qui limitent les effets de gaz à effet de serre.

Pourquoi dit-on que les prairies sont des puits de carbone ? Par la photosynthèse, les végétaux, comme l’herbe utilisent le dioxyde de carbone, de l’air (CO2), l’eau et l’énergie solaire pour produire les glucides (qui forment les tissus végétaux) et de l’oxygène (02) qui part dans l’atmosphère. Quand les plantes meurent, la matière organique à base de carbone dont elles sont constituées s’accumulent dans le sol. C’est pourquoi, ont dit que les plantes « captent le CO2 de l’air » et « stockent du carbone ».

 

Les prairies, un réservoir d’espèces

On ne se rend pas toujours compte, en se promenant dans la nature, qu’un certain nombre d’oiseaux, d’insectes ou de fleurs qu’on observe ne seraient pas là sans les moutons !

En effet, les ovins en broutant créent des hauteurs d’herbe différentes qui sont autant d’habitats variés où peut se réfugier, se nourrir et se reproduire une grande diversité d’animaux : insectes, oiseaux, mammifères. Profitant des déjections des animaux qui enrichissent le sol, ces espaces constituent un environnement unique.

 


La biodiversité qu’est ce que c’est ?

La biodiversité est l’ensemble des espèces vivantes qui peuplent la planète : plantes, animaux, champignons, micro-organismes dans toutes leurs variations. Sa préservation est vitale car les organismes qui la constituent participent aux grands cycles écologiques de l’air, du sol et de l’eau.

 

 

Les prairies, ces filtres naturels pour l’eau

Les éleveurs sont les principaux gestionnaires des eaux de pluies, les prairies qu’ils utilisent étant les récepteurs les plus importants de la pluie tombant sur le territoire national. De plus, les concentrations en nitrate, phosphates et phytosanitaires sont faibles dans les régions herbagères. Les rejets des animaux, bien gérés et bien valorisés, constituent une richesse fertilisante et non polluante. Les terres d’élevage sont moins sensibles à l’érosion, et le couvert prairial ainsi que les haies permettent de limiter les pertes par ruissellement et par érosion, tout en filtrant les eaux qui pourraient être polluées.

 

 

Les prairies, ces capteurs de CO2

Les végétaux, comme l’herbe, par la photosynthèse, utilisent le dioxyde de carbone, de l’air (CO2), l’eau et l’énergie solaire pour produire les glucides (qui forment les tissus végétaux) et de l’oxygène (02) qui part dans l’atmosphère. Quand les plantes meurent, la matière organique à base de carbone dont elles sont constituées s’accumulent dans le sol. C’est pourquoi, ont dit que les plantes « captent le CO2 de l’air » et « stockent du carbone ». Elles limitent ainsi les effets des gaz à effet de serre et participent à la protection de notre planète.

 

Nos brebis, ces héros

Les troupeaux par la pratique du pâturage entretiennent le couvert végétal et aident ainsi à prévenir les incendies, les avalanches et les ruissellements ...

Dans les zones sèches de la France, les ovins contribuent à lutter contre les incendies en débroussaillant et en maintenant des étendues dégagées qui servent de pare-feu.

En montagne, les grandes pelouses d’herbe rase qui ont été broutées par les animaux l’été, retiennent le manteau neigeux en hiver et limitent le risque d’avalanches.

Dans les zones inondables, les prairies, ainsi que les talus et les haies qui les entourent, absorbent l’eau excédentaire en cas de crue, servant de zones tampons.

 


Les races ovines, une richesse de diversité

La France peut affirmer avec fierté avoir l’une des productions ovines les plus diversifiées en termes de régions et de types de production, avec près de 56 races répertoriées.

Chacune de ces races est adaptée à un système de production ou à un terroir spécifique. On distingue ainsi des races élevées pour leur production de lait, leur capacité bouchère, leur rusticité, leur capacité à s’adapter à des conditions de terrains ou de climats difficiles, la qualité de leur laine ...

Cette richesse permet aux brebis françaises d’être présentes sur tout le territoire et ainsi de participer activement à sa cohésion, même dans les zones les plus reculées.

 

 

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