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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 08:41

Près de six Français sur dix ont déjà goûté de la viande biologique et 16% déclarent en manger dès qu'ils en trouvent, selon un sondage Ifop pour la commission bio de l'Interprofession bétail et viande (Interbev).

Les Français sont à 97% des mangeurs de viande selon cette étude, menée sur un échantillon représentatif de 1.044 personnes. Sur ce chiffre, 59% ont déjà mangé de la viande bio et 16% en consomment "dès qu'ils en trouvent". Cependant, la consommation de viande bio est très diverse selon l'implantation géographique, l'âge ou la catégorie socio-professionnelle.

Ainsi, en province, 17% des sondés consomment de la viande bio dès que possible contre 11% en région parisienne. Et si les 35 ans et plus sont 63% à dire qu'ils ont déjà consommé de la viande bio, ils ne sont que 42% chez les 18-24 ans. Enfin, les professions libérales et cadres supérieurs sont 72% à en avoir déjà mangé, mais seulement 13% des ouvriers déclarent en consommer dès qu'ils le peuvent, du fait d'un " pouvoir d'achat sans doute moindre",souligne l'étude.

Le prix reste en effet un frein à la consommation de viande bio pour 51% des Français qui déclarent en avoir déjà mangé, même si 56% des sondés déclarent "qu'il est justifié de payer plus cher de la viande bio".

Selon la commission bio d'Interbev, ce sont les grandes et moyennes surfaces qui sont les plus grandes boucheries bio de France, commercialisant 50% des ventes en volume. Les boucheries artisanales vendent pour leur part 15% des volumes de viande bio devant les magasins spécialisés (14%) et la vente directe (12%).

En 2013, 36% des agriculteurs bio étaient des éleveurs.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:45

 

L'Association Française pour la Production Fourragère (AFPF) vient d'éditer un guide ''Préconisations agronomiques pour les mélanges de semences pour prairies en France'', fruit d'un travail collectif dont l'objectif est d'aider les éleveurs à choisir le mélange le mieux adapter à chaque prairie.

Ce guide est un véritable outil d'aide à la composition et est amené à s'enrichir d'année après année.

Voici le lien pour télécharger gratuitement ce guide en PDF : link

 

Autre outil intéressant mis au point par ''Herbe-actifs'' est un calculateur de doses pour les semis de mélanges prairiaux dont voici le lien : link

En partant d'un mélange de semences donné, vous déterminez le peuplement théorique de votre prairie.

Pour construire votre mélange : partez de peuplement souhaité pour déterminer les doses que vous devez semer.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 05:43

      "On est passé à l'herbe" raconte en 4:41 minutes les questionnements puis l'évolution d'un éleveur qui choisit d'accorder plus de place à l'herbe et au pâturage pour l'alimentation de son troupeau. Testé dans plusieurs situations, "On est passé à l'herbe" est librement utilisable dans des actions de développement, accompagnement, enseignement et pour introduire des discussions sur le sujet.


 

"On est passé à l'herbe" a été réalisé en Bretagne-Pays de la Loire en 2013 par des animateurs de l'équipe PraiFacE et agriculteurs des groupes d'échanges du Réseau, avec le concours du vidéaste Gaëtan Boudoulec et de l'acteur-metteur en scène Patrick Cosnet.

 

Il a été testé auprès de jeunes des établissements de l'enseignement agricole, d'agriculteurs, d'acteurs politiques. 

 

Lors des 20 ans de l'Adage, Pierre Méhaignerie, ancien ministre de l'agriculture, s'est fendu d'un : "Bravo pour le film, il faut qu'il soit diffusé parce qu'il est très vivant". Merci M. Le Ministre.

 

"On est passé à l'herbe" peut être utilisé lors d'animations ou de cours sur les transitions vers des systèmes plus pâturants et plus autonomes. De nombreux travaux ont déjà montré les mérites de ces systèmes en terme économique et environnemental : très peu ou pas d'engrais et d'aliment acheté grâce aux légumineuses, moins d'énergies fossiles consommées, moins de capitaux engagés...  Cette évolution constitue pour beaucoup d'éleveurs "un changement de métier" qu'il s'agit d'accompagner. C'est là une des principales missions que se donne le réseau associatif Rad-Civam.

 

Sous son aspect théâtral, "On est passé à l'herbe" s'appuie sur des résultats d'enquêtes réalisées dans le cadre du projet PraiFacE (4 enquêtes et 130 entretiens : éleveurs et futurs éleveurs, conseillers, acteurs des politiques de l'eau) :  

 

1/ améliorer ses conditions travail est la préoccupation la plus largement partagée par les éleveurs enquêtés ; améliorer sa qualité de vie et le sens de son métier constitue la motivation la plus répandue pour développer le pâturage.  

 

2/ les évolutions vers plus de pâturage suscitent des espoirs mais aussi des appréhensions :

  . crainte de manquer de fourrage, de ne pas atteindre ses objectifs de production,

  . crainte de la complexité du pâturage et de s'engager dans de nouveaux apprentissages ("l'herbe, c'est technique").

 

3/ les groupes d'échanges de pratiques entre agriculteurs constituent le moyen préféré des éleveurs et futurs éleveurs pour acquérir de nouveaux savoir-faire.

 

Au passage, "On est passé à l'herbe" tente de rajeunir l'image de l'herbe par l'humour et en adoptant un rythme dynamique, sans éluder pour autant la question de la pression sociale inhérente à ce genre de changement (le père, les voisins).  

 

 

Le projet PraiFacE (2011-2014)

 

Lauréat de l'appel à projet Innovation et Partenariat 2010 du CASDAR (Compte d'affectation spécial développement agricole et rural ), le projet PraiFacE vise à "faciliter les évolutions des agriculteurs vers des systèmes herbagers économes". Il est mené avec 12 groupes du Réseau agriculture durable (RAD), avec l'aide de partenaires tels que l'IDELE et l'INRA, le Campus des Sicaudières (79), en lien avec la  thèse de 3e cycle de Xavier Coquil sur l'étude des transitions vers des systèmes de polyculture-élevage autonomes... et avec le soutien du Casdar, des Régions Bretagne et Pays de la Loire, des Agences de l'eau Loire-Bretagne et Seine-Normandie, des Conseils généraux du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et Côtes d'Armor.

 

Les  productions du projet PraiFacE  :  

 

. une plaquette d'information sur les systèmes herbagers à l'attention des élus et acteurs territoriaux ,

 

. un premier  Pâtur'agenda® 2014 pour faciliter les apprentissages de la conduite de l'herbe,

 

. des fiches actions pour les accompagnants de groupes d'agriculteurs,

 

. un quizz herbager (2014) à destination des étudiants,

 

. des communications à l'attention du monde de la recherche et du développement agricole (à Paris le 5 décembre lors des 20emes Rencontres Recherches Ruminants  (IDELE, INRA) et lors des journées AFPF du 25 et 26 mars 2014). 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 19:27

La définition du bien-être animal s'appuie sur les besoins fondamentaux de l'animal. La première référence est proposée dès 1965 par la Fédération anglaise des associations de protection animale. Définition reprise par l'Institut de l'Elevage, qui retient les éléments suivants - et par extension supposés satisfaits dans les conduites pastorales :  

 

   1 - Absence de faim, soif et malnutrition  

 

   2 - Présence d'abris appropriés et confort (absence de stress physique et climatique) 

 

   3 - Absence de maladies et de blessures 

 

   4 - Absence de peur et d'anxiété (possibilité de compensation, qualité de relation avec l'homme, absence d'éléments générateurs de peur et maîtrise des changements d'environnement) 

 

   5 - Expression des comportements normaux (comportements alimentaires, déplacements, mouvements de lever, coucher, posture de repos, relations sociales communes, relations sociales particulières) 

 

 

Absence de stress climatique  

 

Les fondements juridiques ne sont pas spécifiques à chaque catégorie du bien-être animal mais sont relatifs à la protection des animaux dans les élevages.  

 

Directive 98/58/CE du 20 juillet 1998, concernant la protection des animaux dans les élevages : elle s'applique aux animaux élevés ou détenus pour la production d'aliments, de laine, de peau ou de fourrures ou à d'autres fins agricoles.  

 

 

Absence de stress physique et de peur  

 

Article 276 du code rural : base de la réglementation générale française relative à la protection animale. Il prévoit les conditions d'élevage, de parcage et d'abattage desb animaux d'élevage.  

 

Il est précisé que le mode de contention des animaux ne doit pas être de nature à provoquer des blessures ou des souffrances.  

 

 

Possibilité d’exprimer des comportements normaux

 

Impératifs à respecter pour l'élevage, la garde et la détention d'animaux domestiques 

 

 

Critères influant sur le comportement et le bien-être animal

 

La variation de température amène l’animal à organiser sa journée en fonction de l’ensoleillement

 

Tôt le matin : déplacement vers la zone des animaux dans les zones de pâturage. Quand la température ne permet plus aux animaux de paître (température au sol au soleil +32°, à l'ombre +de 14°) : refuge vers les zones fraîches proches de l’eau.

 

Par temps orageux, l'animal cherche les zones d’abris et présente des signes d’agitation et d’irritabilité.

 

Lors de précipitations (pluie ou neige), il faut un temps d’adaptation au troupeau pour retrouver ses repères.

 

Le vent peut influencer le comportement de l’animal. Un vent du nord lui est favorable (il rafraîchit les bêtes et balaye les mouches).

 

L'instinct de l'animal le fait fuir générale vers le haut d'une pente, vers un coin, un point de fuite… lorsqu'il perçoit un éventuel danger.

 

Le stress causé par les manipulations doit être réduit au maximum.

 

Lors de la manipulation, la position nature de l’animal doit pouvoir être respectée pour ne pas causer de préjudices physiques.

 

Veiller à la propreté des bêtes et à leur bon état physique en toute circonstance

 

Veiller à la compétence des personnes en contact des troupeaux.

 

Supprimer tout risque de blessure.

 

 

Principes de travail (manipulation, conduite)

 

En règle générale, éviter les manipulations le soir et par for tes chaleurs (quand le troupeau est fatigué évitant en particulier les risques aux opérateurs).

 

Permettre aux animaux de pâturer dès le matin au lever du jour sur les quartiers neufs. Le circuit doit se terminer par un endroit favorable à la chôme.

 

Éviter toute manipulation précipitée, par temps orageux (troupeau excité) et sur tout par temps ensoleillé lorsqu'il a neigé. Toujours attendre le réveil des animaux.

 

Choisir un temps stable et éviter la manipulation quand le vent du sud, porteur de chaleur, provoque l'agitation du troupeau.

 

La couche de l'animal ou le parc de contention doit être suffisamment dégagé pour permettre la surveillance et son instinct de fuite.

 

Privilégier les matériaux qui fonctionnent silencieusement et les couleurs sombres.

 

Adopter une tenue vestimentaire qui n'affole pas davantage les animaux.

 

Supprimer la vision à distance de l'animal. Lui masquer la vue réduit immédiatement son rythme cardiaque et l'apaise.

 

Chaque manipulation doit se faire dans le sens des articulations et des mouvements naturels (soulèvement des pattes).

 

Les ovins doivent être assis et maintenus confortablement dans le berceau de contention.

 

Veiller à ce que l'animal ne glisse pas sur les aires d'attente et de contention.

 

Utiliser des matériaux adaptés pour éviter tout risque d'infection et ainsi garantir la qualité des produits vendus (lait, viande…)

 

Un minimum de connaissance concernant la physionomie et le comportement des animaux est nécessaire pour leur bien-être.

 

Le parc de contention doit être dépourvu de tout objet ou angle saillant qui pourraient blesser l’animal (femelles pleines)


 

Critère techniques de choix d’implantation du matériel, recommandations

 

Tout comme la couche de l'animal, le parc doit être situé dans un endroit sec, ventilé, ombragé et proche d'un point suffisamment riche en eau de bonne qualité.

 

Le terrain doit être drainant et légèrement pentu pour éviter la stagnation d'eau.

 

Une trop forte pente augmente considérablement les risques d'étouffement en bas de parc.

 

Le parc de contention doit être implanté dans un endroit protégé au maximum des vents dominants (surtout vent du sud).

 

Le parc peut se situer sur une butte ou un endroit largement dégagé. Les couloirs doivent être orientés vers le nord (éviter d'avoir le soleil dans les yeux).

 

Installation de silentblocs, de butées, privilégier le fonctionnement hydraulique, l'alimentation électrique de secteur (transformateur) + 12 V

 

Porter des vêtements sombres.

 

Choisir un système de masque pour l'animal ou de barrières pleines. Le couloir de sortie du parc de contention doit être en légère pente montante, et orienté au nord.

 

Le cornadis doit être à serrage central dans la largeur du couloir.

 

Le réglage latéral doit pouvoir se faire sur toute la longueur de la bête.

 

Ne pas utiliser de matériaux glissants. Choisir un sol antidérapant fixé.

 

Pédiluve : fond antidérapant, rainures pour écarter les onglons.

 

Eviter le contact avec la boue, déjections.

 

Les bergers et aides-bergers doivent avoir suivi une formation adaptée leur permettant d'attribuer de bons soins aux animaux.

 

Le parc peut être monté en forme "d'entonnoir", ou "d'escargot"

 

 

Conditions de travail, sécurité des opérateurs. 

 

Éviter les postures qui engendrent des douleurs physiques.

 

Éviter les troubles musculo-squelettiques.

 

Eviter toute exposition sonore continue ou répétée.

 

Prévenir les heurts causés par l'animal (coups de cornes, coups de pieds).

 

Privilégier la facilité d'utilisation du matériel aux pratiques extensives.

 

Il doit aussi être choisi en fonction de ses possibilités d'évolution afin d'assurer sa durabilité. 

 

 

Critères (ou exemples) techniques de choix et d’implantation du matériel de contention

 

Cages de contention : privilégier un système de réglage facile de la hauteur, la présence d'un lève patte avant et arrière. Choisir du matériel léger pour faciliter sa manipulation.

 

Equipements pastoraux répondant aux critères de sélections (non exhaustifs) : Prattley, Fouquet.

 

Choisir un système de blocage efficace permettant :

    - les mouvements latéraux de la bête,

    - l'inclinaison de l'animal vers l'arrière,

    - le réglage du niveau pour l'opérateur par rapport à la hauteur du rectum et du vagin de la bête.

 

Choisir un berceau pivotant.

 

Choisir un coupe-onglons efficace (évite les tendinites).

 

Installation de silentblocs, de butées, privilégier le fonctionnement hydraulique, l'alimentation électrique de secteur, insonorisation des moteurs thermiques.

 

Installation d'une commande à distance de toutes les manœuvres et d'un pare coup de pieds.

 

Claie permettant le passage de l'homme, sécurisée et respectueuse du bétail.

 

Matériel à construire. Contact : votre service pastoral.

 

Le matériel doit être léger pour faciliter son déplacement.

 

Les cages doivent impérativement être dotées :

    - d'un système de contention de la tête

    - d'un système de parage des pieds avant et arrière

    - de systèmes permettant d'effectuer les pesées

 

Les soins des mamelles, les fouilles et les inséminations en toute sécurité.

 

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 15:04

 

Revisitons les savoir-faire du foin, c'est de saison ! Extrait du cahier technique "Construire et conduire un système herbager économe" du RAD*.

 

> Ne fauchez pas trop court (6-7cm) pour ne pas épuiser la plante : de cette façon, ce que vous perdez en rendement immédiat, vous allez le gagner en vitesse de repousse à une période (l'été) où l'herbe sur pied peut faire défaut.

 

> Coupez (même sous la pluie) dès que l'anticyclone s'installe. Il vous faut une fenêtre météo sûre d'au moins cinq jours. En année normale, même dans les départements les plus "nordiques", on va trouver ce genre de configuration fin juin ou début juillet. Sinon, les années très régulièrement arrosées comme 2000, 2007, 2008, l'enrubannage peut vous sauver la mise. Mais pour l'heure, parlons foin.

 

> Fanez tout de suite après la fauche : il faut que l'herbe commence à sécher illico. Puis, fanez le matin sur la rosée : quand les roues avant du tracteur ne sont plus humides ou pire, quand vous commencez à entendre l'herbe craquer dans les toupies, c'est qu'il est grand temps de plier bagage et faneuse.

 

> Plus l'herbe sèche, plus vous augmentez au fanage la vitesse du tracteur et plus vous diminuez le régime de rotation, de façon à obtenir un fanage de plus en plus doux au fur à mesure que le foin sèche et se fragilise.

 

> Quand le foin est presque sec, andainez le soir et ouvrez les andains le lendemain après la rosée, au moyen d'un fanage délicat. De cette façon, votre foin ne se sera pas réhumidifié pendant la nuit. Au contraire, il aura continué à sécher en utilisant la chaleur de la veille emprisonnée dans l'andain. Cette opération se pratique la veille du bottelage mais peut se renouveler deux nuits consécutives. On peut aussi utiliser un retourneur d’andains.

 

> Presser du foin impeccablement sec et laisser les balles au moins trois semaines au champ. Les rentrer ensuite, mais sans les empiler, pour éviter tout "effet cheminée" qui, à la moindre chauffe, pourrait embraser vos stocks et le hangar avec. Prudence : il est bon de surveiller la température du cœur de vos bottes pendant les premiers mois. Certains fournisseurs d'assurances pour agriculteurs prêtent d'ailleurs des thermomètres appropriés. Un foin qui a chauffé un peu va émettre des poussières et perdre de son appétence. Un foin calciné, celui que les vaches adorent, a perdu toute sa valeur alimentaire... et signale que vous avez peut-être frôlé l’incendie !

 

> Si le foin n'est pas impeccablement sec, et que la pluie menace, bottelez quand même mais des problèmes de conservation sont à craindre, surtout en grosses balles carrées : carbonisation du coeur, feutrage blanc. Pour sauver un foin un peu juste, on peut épandre du sel sur l'andain (100 kg pour 15 T MS). Avec du foin à peine assez sec, si vous ave la possibilité de faire des petites bottes, c'est mieux : vous salerez le tas de bottes au fur et à mesure de sa constitution. En rounds, des conservateurs peuvent être intéressants. Préférez alors ceux qui sont autorisés en agriculture biologique.

 

> Le foin de RGA-TB est, avec le foin de luzerne, un des plus délicats à réussir parce que constitué de deux espèces difficiles à bien sécher. Avec des mélanges de type fétuque-RGA trèfle blanc, dactyle-trèfle blanc, ou s'approchant de la prairie naturelle, la réalisation du foin est plus facile et moins longue qu'avec le mélange RGATB (souvent 3-4 jours de beau temps nécessaires au lieu de 5).

 

Extrait de la Lettre du RAD n° 52

 

 

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 07:35

La production ovine britannique est un « système stratifié de croisement » étroitement lié à 3 zones d’élevage spécifiques et aux types de pâturage.

 

Ce système entraine de nombreux flux d’animaux à partir des zones d’élevage extensif  de montagnes (Hills) qui représente la moitié du cheptel national, vers des zones d’élevage de collines (Uplands) ou de plaine (Lowland).

 

Ainsi les brebis montagnardes rustiques vont être luttées par des béliers de races prolifiques en Uplands pour obtenir des femelles croisées plus productives (Mule). Leurs agneaux obtenus seront vendus pour la boucherie et les agnelles aux éleveurs des plaines (Lowland) qui produiront des agneaux de boucherie bien conformés à partir d’un croisement terminal.

 

L’accent est souvent mis sur l’aspect technique de cette organisation (adéquation d’un niveau génétique des animaux à des potentiels fourragers différents) ou sur l’aspect régional des échanges.

 

Ce système stratifié valorise des terres souvent ingrates et les différentes caractéristiques des races locales. 

 

Coté chargement de brebis à l’hectare, il est de 1 à 4 brebis à l’hectare dans les Hills, de 5 à 7 brebis à l’hectare en Uplands et de 10 à 15 brebis à l’hectare en Lowlands.

 

Zones    d’élevage 

Production

 

 

 

Hills

 

   

 

    Brebis rustique  X  Bélier rustique

 

    Races : Scottish Blackface

                Swaledale

                Welsh Mountain

 

    Production de brebis & béliers rustiques de montagnes

 

 

 

 

Uplands

 

 

 

    Brebis rustique de plus de 5ans  X  Bélier Bluefaced Leicester                     prolifique à croissance rapide (prolificité 200 à 250%)

 

     Production de Mules (F1) et d’agneaux de Boucherie

 

 

 

Lowlands 

 

    Agnelles F1 (Mules)  X  Béliers de Races Bouchères : Texel,                         Charollais, Suffolk

 

      Production d’agneaux de boucherie

 

 

 

Les races utilisées

 

ŸBlackface

 

La principale aptitude cette race est de tirer le meilleur parti des pâturages d’altitude et de produire des agneaux pour un engraissement long ou court.

 

Les agneaux Blackface sont élevés en plein air et leur viande est connue pour la subtilité unique de son goût.

 

Les agnelles sont croisées soit avec des béliers Bluefaced Leicester pour produire la populaire Scotch Mule, soit avec des béliers Border Leicester afin de produire des brebis Scotch Halfbred ou Greyface.

 

La race Blackface est la première race ovine du Royaume-Uni.

 

 

Bluefaced Leicester

 

Le berceau de la race est situé dans le Northumberland où, au début du siècle dernier, l’on a cherché à produire des brebis croisées supérieures à partir des brebis de race rustique locales : Blackface (Scotch Mule) et Swaledale (North of England Mule).

 

Sélectionné à partir de la fameuse souche dishley Leicester de Robert Bekewell, le bélier Bluefaced Leicester a construit sa renommée grâce à sa production de brebis croisées, appelée Mule qui ont peuplé l’ensemble du territoire britannique. Apportant sa prolificité et son développement squelettique, le bélier Bluefaced Leicester reste le pilier de la production stratifié qui caractérise l’élevage ovin britannique.

 

 

Border Leicester

 

Descendant immédiat de la souche dishley Leicester isolé par Robert Bakewell, le bélier border Leicester sélectionné dès la moitié du XIXème siècle apporte croissance, prolificité, aptitude laitière et conformation aux agnelles issues du croisement avec les races des collines locales (Cheviot, Blackface, Welsh Mountain).

 

Ces brebis croisées appelées Halfbred et croisées à leur tour avec des béliers de race terminale à viande participent largement à la production d’agneaux de boucheries au Royaume-Uni.

 

Le bélier border Leicester est également apprécié à l’échelon global, en croisement avec les brebis de race mérinos.

 

 

Swaledale

 

Les éleveurs de Swaledale se sont regroupés pour la première fois en 1919. Implantées dans le Nord de l’Angleterre la race a été sélectionnée pour endurer un climat hostile avec une alimentation pauvre et partiellement constituée de bruyère.

 

La tradition veut qu’après avoir produit 3 ou 4 agneaux dans ces zones difficiles, les brebis Swaledale sont ensuite transférées vers des zones de plaine plus riche pour donner encore 3 ou 4 agneaux de meilleure conformation.

 

Chaque année l’association des éleveurs de Swaledale enregistre environ 80 000 brebis de race pure dont une grande partie est croisée avec le bélier de race Bluefaced Leicester pour donner la très célèbre North of England Mule, qui est la brebis de base de la production stratifiée ovine britannique.

 

 

North of England Mule

 

Brebis la plus répandue en Grande-Bretagne, réputée pour sa longévité et sa facilité d’entretien, la Mule du Nord de l’Angleterre résulte du croisement entre une brebis de race Swaledale et d’un bélier de race BlueFaced Leicester.

 

Cet hybride conserve la robustesse et l’excellente fécondité de la Swaledale, en adoptant les aptitudes bouchères, la fertilité et le développement squelettique du Blue Faced Leicester.

 

En Grande-Bretagne, les brebis Mule sont vendues aux éleveurs d’agneaux de boucherie dans les exploitations situées en plaine.

 

Ces brebis sont fréquemment accouplées à des béliers de race terminale : Texel, Beltex, Suffolk ou Charollais pour produire des agneaux qui donneront de manière constante des carcasses très bien conformées. Les agneaux mâles étant destinés à l’abattage, cette race produit des carcasses à faible teneur en matières adipeuses.

 

Ces brebis sont réputées pour leur longévité et leur facilité d’entretien.

 

 

ŸWelsh Mountain

 

La race a survécu depuis des siècles dans un environnement difficile exposé aux intempéries et aux ardeurs de l’hiver.

 

Les Welsh Mountain ont une toison épaisse et les béliers portent très souvent des cornes.

Grâce à leur petit gabarit et à leur rusticité, ces animaux nécessitent peu de soins.

 

Les brebis sont laitières et assurent ainsi une croissance rapide de leurs agneaux.

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 06:09

 

En Ecosse, des micro-exploitations non professionnelles sont appelées des crofts et sont reconnues depuis 1955, date à laquelle de Crofting Act leur a permis d’avoir une existence officielle. Une commission a été fondée pour gérer les affaires et les intérêts des Crofters.

 

L’objectif du gouvernement écossais est de soutenir le plus possible ces crofts car ils contribuent au maintien du tissu rural dans les zones difficiles. De plus, ils sont considérés comme une sorte de réservoir génétique national de races rustiques ovines et bovines.

 

Il devient urgent que le gouvernement français prennent exemple sur l’Ecosse, au lieu d’imposer aux tout petits fermiers-éleveurs, dont je fais parti, les mêmes obligations que pour les gros éleveurs, comme par exemple l’identification électronique, pour n’en citer qu’une.

 

 

Le Crofting est né d’une lutte paysanne exemplaire

 

L'Ecosse est une terre marquée par les luttes, notamment les luttes paysannes menées par les Crofters, qui ont abouti à la reconnaissance de leur existence et la création d'un statut juridique du foncier adapté à leurs pratiques agricoles. 

 

Un « Croft » est une petite surface agricole destinée à une agriculture paysanne de subsistance et ayant conservée un statut juridique particulier. Les Crofters sont ceux qui occupent et qui cultivent ces petites parcelles.

 

A l'origine, les Crofters n'étaient pas propriétaires des parcelles occupées, ils payaient un loyer pour le terrain nu, pour la maison et les bâtiments agricoles éventuels. Aujourd'hui, il est possible à un Crofter de devenir «occupant/propriétaire». Mais pour avoir le droit d’accéder et de cultiver ces terres, la lutte a été longue.

 

 

Pour une reconnaissance des droits des Crofters 

 

Jusqu'au XVIIIe siècle, l'agriculture écossaise était surtout une agriculture de subsistance plus particulièrement jardinière et pastorale, la terre étant plus adaptée aux petits jardins et aux pâturages qu'aux grandes cultures à part quelques exceptions comme les cultures d'orge, d'avoine, et plus récemment, de pommes de terre.

 

Les terres appartenaient à de grands propriétaires terriens qui les louaient à des intermédiaires, qui eux-mêmes les sous-louaient contre un loyer élevé à des petits paysans. Ces derniers n'avaient que peu de marge de manœuvre pour innover dans leurs pratiques, et leur survie n'était pas simple car ils n'avaient aucun droit sur ces terres.


Les besoins de main-d’œuvre pour répondre à l'essor industriel du XVIIIe siècle et la volonté des propriétaires terriens de rentabiliser leurs terres en y installant d'immenses fermes à moutons, ont poussé les propriétaires à chasser sans compensation (politique des Clearances : le « nettoyage ») des dizaines de milliers de paysans exploitant les petites parcelles. Ces paysans ont été déplacés sur les côtes où ils ont pu cultiver quelques parcelles inoccupées mais ne leur permettant pas de vivre pleinement de la terre.

 

Ils ont dû trouver d'autres activités dans les filatures, sur les bateaux de pêche, ou encore dans les villes... mais ce qui caractérise les Crofters encore aujourd'hui, c'est qu'ils n'ont jamais perdu la fibre paysanne, ni renoncé à la terre qu'ils ont continué à cultiver même sur de minuscule parcelles. La politique des « Clearances » a donc donné naissance au mouvement des Crofters que l'on connait aujourd'hui et à une prise de conscience importante en Ecosse.


En 1872, une loi sur l'éducation a permis à de nombreuses personnes d'apprendre à lire et à écrire. Ce qui a aussi permis de formuler des revendications pour protéger les droits des Crofters, leurs accès à la terre et leurs pratiques.

 

Les Crofters se sont mobilisés en formant des groupes et des associations, en écrivant dans les journaux, en faisant des grèves de paiement de leurs baux.

 

Ils ont su rallier à leur cause des politiciens puis l'opinion publique urbaine qui ont porté leur parole dans d'autres sphères.

 

Malgré les violences policières, les paysans ont continué cette désobéissance en enfreignant les lois écrites par et pour les propriétaires terriens sans respect d'aucun équilibre social.

 

Face à cela, le gouvernement a décidé de mettre en place une commission dans laquelle les Crofters ont bénéficié d'un droit de parole. Droit qu'ils n'ont utilisé que pour dénoncer la situation et le déséquilibre des droits. Le gouvernement les a entendus et a adopté une loi en 1886 pour la protection de leurs droits.

 

 

La loi des Crofters

 

La loi vise donc à protéger les droits des Crofters et à leur apporter une plus grande sécurité, en leurs garantissant des loyers équitables, en leur permettant de réclamer une compensation à la fin du bail pour les améliorations apportées, et en les protégeant contre les décisions d'expulsions arbitraires des propriétaires terriens.

 

Pour ce faire, elle met en place un système de double propriété des parcelles occupées par les Crofters.

 

Ainsi, si le propriétaire terrien possède toujours la parcelle et reçoit un loyer, leurs pouvoirs d'expulsion sans préavis, de fixation du prix du bail et d'arbitrage des retards de paiement du loyer sont désormais très faibles.

 

Ces pouvoirs sont remis entre les mains d'une commission du gouvernement : la commission des Crofters. En cas de vente, les Crofters sont prioritaires, individuellement ou collectivement, et le prix peut être imposé par arbitrage du gouvernement.

 

Certains droits qui incombaient jusqu'alors à la propriété privée sont devenus des droits gérés collectivement en lien avec la puissance publique, alors même que la propriété privée semblait à cette époque, inébranlable : reconnu en tant que droit fondamental de la Grande-Bretagne.

 

Si la loi comporte aussi quelques faiblesses, notamment le fait qu'aucune disposition sur les paysans sans terre n'ait été prise, elle est encore vécue aujourd'hui comme une victoire.

 

L'héritage de la loi n'est pas qu'un symbole, puisqu'il a permis de remettre en cause un système injuste d'abus des droits de propriété privée sur le foncier et de protéger des paysans en leur reconnaissant des droits.

 

Cette remise en cause n'a été possible que grâce à une lutte collective des paysans et des citoyens sensibilisés à la cause et à un relai médiatique.

 

La loi de 1886 a été révisée à plusieurs reprises notamment en 2007 et 2010 dans le cadre du programme de réforme agraire du gouvernement écossais. La commission des Crofters existe encore et gère les parcelles sous statut « Crofts ». Elle siège à Inverness.



 

La communauté des Crofters aujourd'hui  


La Fédération des Crofters écossais (Scottish Crofters Federation), adhérente à la Via Campesina, est la seule organisation à promouvoir le Crofting, et celle qui regroupe le plus grand nombre de « petits » paysans au Royaume-Uni.

 

Leur principale mission est de préserver et de promouvoir les droits des paysans, l'habitat, les pratiques, la culture de la communauté des Crofters.

 

Pour cela, la fédération travaille au développement et à la promotion du Crofting, et de ses avantages sociaux, environnementaux et culturels liés aux pratiques des Crofters.

 

Un des moyens de valorisation des pratiques des Crofters est la mise en place d'une marque collective sur les produits issus du Crofting écossais. Cette marque peut être attribuée à la viande (bœuf, agneaux, porcs...) ou bien aux légumes (pommes de terre), aux fruits, œufs, produits laitiers, laine... issus des Crofts écossais à condition que le producteur soit membre de la fédération écossaise des Crofters et remplisse un certain nombre de conditions (respect des standards de qualité, d'hygiène, de santé et de bien-être animal, de traçabilité intégrale des produits).

 

Ainsi les consommateurs savent ce qu'ils consomment mais, peuvent en plus soutenir le patrimoine et la culture des Crofters écossais, préserver les habitats et l'environnement local.

 

Fondée et dirigée par des Crofters, l'association s'engage aussi auprès des institutions pour influencer les prises de décisions dans le domaine agricole, rural, environnemental en représentant les intérêts des Crofters.

 

Bien des points communs rapprochent un bon nombre de petits éleveurs français de la lutte écossaise et des initiatives des Crofters : l'accès à la terre constitue avec l'accès à l'eau et aux semences les piliers des droits fondamentaux des paysans.

 

L'appropriation du monde par les firmes n'est pas une fatalité!

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 06:38

 

Après l'article sur l'éléctrification, faisons le point sur les divers systèmes de clôtures mobiles...

 

Auijourd'hui, il existe divers systèmes de clôture mobile fiable et rapide à mettre en place : Le système Smart Fence de Gallagher, Le Spider Pac de Kiwitech, Le système Ridley Rappa... 

 


 

Le Système Smart Fence de Gallagher


 


 

Exemple de système Rappa qui existe en système à brouette que voicu ci-dessous : 

Composition1-copie-1.jpg

 

 

En ce qui me concerne, j'ai choisi le système néo-zélandais « Spider Pac ». 

 

Grâce aux différents accessoires, je me suis créé ma propre configuration de clôture que je peux faire évoluer en 2 fils, 3 fils ou 4 fils.

 

« Spider Pac » est un système fiable, souple, ultra-rapide à installer seul. Il me faut moins de 15 minutes pour construire un parc mobile d’un hectare.

 

Grâce à la souplesse des fils et aux tendeurs spécifiques, le fil ne casse pas lorsqu'une branche d'arbre tombe dessus, il laisse également passer le gibier.

 

Avec une barre spécifique installée sur le quad, le tracteur, on peut franchir la clôture en roulant dessus, elle se redressera immédiatement après le passage du véhicule. 

 

Un autre avantage par rapport au Filet traditionnel, vous êtes sûr de ne pas retrouver des agneaux pris au piège dans le filet. Ou une clôture « défoncée » par le passage de gibier.

 

Kiwitech a élaboré également un système de clôture fixe très pertinent et facile à installer seul (moins d’une journée pour clôturer quatre hectares).

 

Le Spider-Pac est distribué en France par l'Alliance Pastorale dont voici le lien : Alliance Pastorale

 

Voici deux petites vidéos (en anglais) présentant les systèmes Kiwitech de clôtures mobiles et fixes

 

 

Système Kiwitech de clôture mobile


 

Système kiwitech de cloture fixe
 

 

 




 


 

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 21:56

 

En cette période de mise à l'herbe, faisons un petit point de notre matériel de cloture mobile. Dans un premier temps : L'éléctrification

 

Un électrificateur adapté. Une prise de terre efficace. Des fils bons conducteurs d'électricité. De poteaux adéquats flanqués d'isolateurs dignes de ce nom. Avec la clôture électrique, finalement, la tranquillité de l'éleveur ne tient pas qu'à un fil.

 

La clôture électrique ? "La plus grande révolution de ma carrière", racontait un ancien éleveur qui, dans ses jeunes années, avait connu l'astreinte des gardes des bêtes au champ. Mais cette liberté retrouvée par la clôture électrique ne s'acquiert qu'au prix d'une bonne clôture. Sinon gare aux jeux de pistes marathons par monts et par vaux pour ramener le troupeau au bercail !

 

 

LES PRINCIPES DE BASE D’UNE BONNE ELECTRIFICATION DE CLOTURE

 

Un matériel mal connu : Votre électrificateur est-il adapté ? 


Une clôture électrique, c'est un réseau de fils, une prise de terre et un électrificateur. Celui-ci ou ceux-ci correspondent-ils à mes besoins ? 


Un électrificateur a pour fonction de transformer un courant électrique de 220 volts, de 12 voire de 9 volts en un courant de haut voltage avec une très faible intensité. Des condensateurs, bobines et une carte électronique se chargent de réguler les impulsions. La douleur ressentie par l'animal est fonction de l'énergie d'impulsion ou énergie délivrée par l'électrificateur (sous 500 ohms qui correspond à l'animal). Elle se mesure en joules. 

 

 

Avoir plus de 4kV sur toute la clôture quelque soit l’endroit de la mesure, la situation climatique humide ou sec et le type de végétation. Plus que de puissance, il faut parler de qualité globale de l'installation. Pour être répulsif, un appareil doit délivrer quelque 4 000 volts sur toute la ligne de clôture quel que soit le temps.

 

D'où la nécessité de s'équiper d'un électrificateur adapté à la longueur du circuit et à la charge de végétation susceptible de recouvrir le fil.

 

Pour conserver une même puissance sur toute la longueur du circuit électrique, la première opération consiste à installer un système de mise à la terre performant.

 

La prise de terre est le deuxième conducteur après le fil électrifié. Une clôture fonctionnant en circuit fermé, c’est la prise de terre qui assure le retour du courant au poste en fermant le circuit. Sans la terre difficile d’avoir une électrification efficace.

 

Il est faux de penser que 10kV sont plus douloureux de 6kV, au-delà de 4kV il n’y a pas d’effet dissuasif supplémentaire

 

Ce n’est pas par ce qu’un électrificateur affiche 7 ou 10 kV qu’il s’agit d’un meilleur appareil. C’est l’énergie contenue dans l’impulsion qui compte ou autrement dit, le mélange Volts – Joules

 

 

Avoir 1 Joule par Km de clôture

 

 A signaler qu'entre une clôture en ligne et une clôture en rond d'une même longueur, il y a une différence, car dans le premier cas le point éloigné sera plus loin de la prise de terre.

 

 

Avoir un système de prise de terre adapté à l’électrificateur.

 

80 % des installations ont une prise de terre insuffisante  

 

Chaque appareil doit avoir son propre système de mise à la terre.

 

La plus grande erreur est d’utiliser la prise de terre d’un bâtiment agricole ou de la maison d’habitation.

 

Proscrire :

 

Les prises de terre mises en œuvre avec des barres de fer rouillées (la rouille comme la peinture agit comme isolant)

 

Les prises de terre que l’on doit arroser l’été pour obtenir un bon retour (en fait, c’est par ce qu’elles sont de mauvaise qualité). Les aciers galvanisés conviennent bien à cet usage. L’idéal, c’est d’avoir une prise de terre réalisée dans le même alliage que la clôture pour éviter les phénomènes d’électrolyse

 

Enterrer 1m de prise de terre par Joule de réserve d’énergie.

 

Exemple : pour un poste de 4 joules, il faut prévoir 4 m de prise de terre. "L'idéal consiste à piquer deux barres de 2 m distantes chacune de 4 m".

 

En principe, en cas de prises de terre multiples, ces dernières doivent être distantes de l'équivalent de deux fois leur longueur respective et être reliées entre elles avec de bonnes connexions et un fil de diamètre suffisant. 

 

 

Réaliser des tests de qualité de prise de terre, au moins 2 fois, un par temps sec et l’autre par temps humide

 

Aucun voltage ne doit résider dans un piquet de terre. Pour le vérifier, utiliser un voltmètre. Si le voltage résiduel existe sur le dernier piquet de la terre de votre installation, ajouter un autre piquet de terre. 

 

 

Des tests réalisés en 3 phases :

 

1.      Mesurer la tension sur la clôture à plus de 100m du système de mise à la terre

 

2.      Mettre la clôture à la masse en disposant quelques piquets de fer sur les fils électriques à 100m au moins de l’électrificateur, jusqu'à ce que la tension mesurée sur le fil descende à moins de 1kV

 

3.      Mesurer ensuite la tension à la terre. Elle ne doit pas dépasser 0,3 kV. Sinon, il faut améliorer son système de mise à la terre (bentonite ou un plus grand nombre de tiges de terre.

 

En cas de prises de terre multiples, elles doivent être distantes de l’équivalent de 2 fois leur longueur respective et être reliées entre elles avec de bonnes connexions et un fil de bon diamètre)

 

Avoir un système de clôture qui conduit bien le courant ; conducteurs fiables de bon diamètre et isolateurs fiables

 

Il est faux de penser qu’un fil de gros diamètre consomme plus de courant, au contraire il conduit mieux le courant.

 

Il est faux de penser qu’une clôture composée de 2 ou 3 rangs de fils, consomme plus de courant, au contraire elle conduit mieux le courant.

 

La distribution de l’électricité se raisonne comme la distribution de l’eau. On met un gros tuyau au début, et des plus petits en dérivatifs. Pour la clôture électrique, c’est la même chose, si on installe un fil de petite section au départ, on freine le transport du courant électrique. 

 

Tout comme la connexion entre l’appareil et la ligne à électrifier doit être franche et bien serrée.

 

● Pour les clôtures mobiles n’utiliser que des fils électroplastiques

 

● Il convient de ponter les fils tous les 300m pour éviter les pertes de courant

 

 

Quelques données techniques

 

Résistance du fil de clôture :

400m de clôture : résistance max 2,4 ohms/m

5 Km de clôture : résistance max 0,25 ohms/m

13 Km de clôture : résistance max 0,08 ohms/m

 

La puissance souvent indiquée sous 500 ohms correspond à une végétation normale ou au contact de l’animal avec la clôture. C’est la valeur de puissance la plus importante.

 

Puissance de clôture

1J/km de clôture

De 1 à 5J = 3 à 4 KV

1m de prise de terre/Joule

 

Comprendre les paramètres 

- Le joule : L'énergie produite, transportée par le fil, est mesurée en joules. Un joule équivaut à un watt par seconde. C'est le joule qui crée la douleur. Dans un système de clôture électrique, la seule énergie qui compte c'est l'énergie de décharge (ou énergie d'impulsion) au contact du fil conducteur. 


Certains postes sont équipés de régulateur de joules. Ce dispositif permet de compenser les pertes éventuelles sur une clôture, lors d'un contact ou d'une panne. On peut comparer le régulateur à un turbo sur un moteur. 

- Le voltage : La tension est mesurée en volts pour assurer le transport du courant. La tension qui doit être restituée à l'animal est plus importante que la tension à vide. 

- Les ohms : L'ohm mesure la conductibilité, c'est-à-dire la capacité à amener le courant. Plus la valeur est petite, meilleure est la conductibilité.  

 

 

Quelques remarques importantes

 

Si le fil de départ doit traverser un mur, il est conseillé de le placer à l'intérieur d'un tube épais en matière plastique, comme un tube d'arrosage.

 

Il est souhaitable d'éviter de faire suivre côte à côte le fil d'alimentation et le fil de terre.

 

Quant aux fils isolants utilisés pour longer un bâtiment, un talus ou traverser une route, il ne faut pas se laisser tenter par de la récupération ou de l'adaptation. Exit les fils de téléphone, les double fils prévus pour du 220 v, etc....

 

Il ne faut pas oublier que c'est du 4 000 volts et plus qui passe dedans. C'est pourquoi on a des déperditions de courant. Les éleveurs le remarquent aisément : des arcs électriques s'échappent des fils isolants inadaptés.

 

La nuit, il est intéressant de faire des repérages visuels pour voir s'il y a des arcs électriques, ennemis de la clôture.

 

De jour, on peut suivre la clôture avec un poste radio grandes ondes : des parasites se produisent où il existe des problèmes d'isolation.

 

Il est facile de contenir un bovin, un cheval, des chiens…, c'est plus difficile avec des moutons, des chèvres, de la volaille et encore plus difficile s'il s'agit de se prémunir de l'entrée des sangliers, de chevreuils, de lapins… qui ne connaissent pas nécessairement les effets d'une clôture électrique. Entre les deux premières catégories d'animaux, la longueur électrifiée pour un même matériel va de 1 à 2. 

 

Les fabricants indiquent aussi sur leurs électrificateurs une norme européenne précisant la longueur théorique électrifiable. Les chiffres sont généralement très élevés, mais n'ont aucune valeur pratique. Il ne faut pas en tenir compte. 

 

La végétation touche-t-elle ou non les fils ? Autrement dit, quel temps passe-t-on à entretenir ses clôtures ? La longueur électrifiée passe facilement de 1 km avec une végétation abondante à 9 km si rien ne touche. L'écart est un peu moins grand (1 à 5) avec les matériels les plus puissants. 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:34

« La désertification est un joli mot pour la terre qui se transforme en désert », commence Allan Savory dans ce puissant discours. Et de manière terrifiante, ça arrive à peu près aux deux tiers des prairies dans le monde, en accélérant le changement climatique et en poussant des sociétés pastorales à sombrer dans le chaos social. Allan Savory a consacré sa vie à arrêter cela. Il croit maintenant, et son travail à ce jour le montre, qu'un facteur surprenant peut protéger les prairies et même récupérer les terres dégradées qui était autrefois des déserts.

 

Voici une vidéo incontournable d’Allan Savory, spécialiste du pâturage tournant intensif et de l’analyse holistique. Fait intéressant, il se dit inspiré par André Voisin (voir article), dont les ouvrages ne sont que principalement édités qu’en Anglais (Les éditions ''La France Agricole'' a réédité en 2013 ''La productivité de l'Herbe'' l'ouvrage de référence d'André Voisin et disponible en cliquant ici !), et dont le nom est souvent cité par les grands noms de l’agronomie internationale.

 

Cliquez ici pour voir la vidéo

 

Autre vidéo d'une conférence d'Allan Savory (en Anglais)

 

Toute la videothèque de l'Institut Allan Savory

 

 

Portrait d'Allan Savory

 

Allan est né en Rhodésie, en Afrique australe. Il a poursuivi un début de carrière en tant que biologiste de recherche et Ranger de jeu dans le service colonial britannique de ce qui était alors la Rhodésie du Nord (aujourd'hui Zambie), et plus tard en tant qu'agriculteur, jeu éleveur, homme politique et consultant international, basé en Rhodésie du Sud (aujourd'hui Zimbabwe) . Dans les années 1960, tout en travaillant sur les problèmes interdépendants de la pauvreté croissante et de la faune de disparaître, il a fait une percée importante dans la compréhension de ce qui a été à l'origine de la dégradation et la désertification des écosystèmes prairiaux de la planète. Il a continué à travailler, en tant que conseiller en gestion des ressources, avec de nombreux gestionnaires, finalement, sur quatre continents, afin de développer des solutions durables.

 

Ses premiers résultats dans la dégradation des terres d'une manière qui a fait, plutôt que de coût, de l'argent ont été impressionnants. Mais, comme il a souvent Unis, ses échecs étaient tout aussi impressionnant! Enfin, dans le milieu des années 1980 le dernier de certaines pièces manquantes clés est tombé en place. Depuis lors, des milliers de gestionnaires des terres, du bétail et de la faune ont pu démontrer des résultats cohérents, suivant la méthode qu'il a appelé «gestion holistique."

 

Allan Savory a servi comme membre du Parlement, dans les derniers jours de la guerre civile et leader du Zimbabwe de l'opposition au parti au pouvoir dirigé par Ian Smith. Exilé en 1979, en raison de son opposition, il émigre aux Etats-Unis où il a co-fondé l'organisme sans but lucratif holistique Management International avec son épouse, Jody Butterfield. En 1992, ils ont formé une deuxième organisation à but non lucratif (aide sociale), près de Victoria Falls, au Zimbabwe, le Centre africain pour la gestion holistique, don d'un ranch qui pourrait servir de lieu de formation pour les gens de toute l'Afrique. Savoureux et les cinq chefs locaux sont des fiduciaires permanents du Centre Afrique.Savoureux et son épouse partagent leur temps entre le Zimbabwe et le Nouveau Mexique.

 

En 2003, Savory a reçu le Prix international de Banksia pour la personne ou organisation faisant le plus pour l'environnement à l'échelle mondiale. Ses travaux actuels en Afrique reçoit beaucoup d'éloges et la reconnaissance et le Centre africain pour la gestion holistique a été annoncé le gagnant du Buckminster Fuller Award 2010 pour l'organisation du travail pour résoudre les problèmes les plus urgents de la planète.

 

Pour en savoir plus sur l'Institut Savory

 

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