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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 06:59

Suite à l'article "On ne peut pas toujours la boucler", voici le film Mouton 2.0

 

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Published by Franck. - dans Coups de gueule
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 08:34

En Août dernier, un chien errant de race Berger Allemand a attaqué, une nuit, mon troupeau et a blessé 11 brebis et 10 agneaux dont deux très grièvement, une mère et une de ses agnelles. La brebis est toujours soignée quotidiennement. 

 

Autres conséquences de cette attaque : avortements des brebis pleines et dévalorisations des agneaux mordus aux gigots.

 

Afin d'éviter de nouveau ce genre de problèmes, j'envisage d'acheter une ânesse. En effet, on voit de plus en plus d'éleveurs utiliser des ânesses pour garder leur troupeau de moutons. Le prix de revient modique de l’âne, son entretien facile, sa longévité et le fait qu’il soit compatible avec les autres méthodes de lutte contre les prédateurs rendent l’utilisation de l’âne comme moyen de protection des troupeaux ovins intéressant.

 

L’ânesse se comporte en protecteur des ovins à l’égard desquels il a développé un lien social. Son instinct grégaire naturel, ajouté à son aversion et à son agressivité innées à l’encontre des chiens, renards ou loups peut en faire un auxiliaire efficace dans la protection des animaux. Les ânesses voient, entendent et sentent très bien. Grâce à ces dons, elles peuvent facilement repérer un agresseur. En criant et en découvrant leurs dents, elles poursuivent les intrus et essaient de les mordre ou de les frapper. Les braiments d'une ânesse s'entendent à plusieurs kilomètres. 

 

Mais voilà, après avoir discuter avec des éleveurs et bergers qui utilisent des ânesses, je me suis rendu-compte qu'il fallait, tout comme avec un chien de protection, respecter certaines règles pour éviter de grandes déconvenues.

 

La condition la plus importante est la réussite de son imprégnation. Elle doit se sentir comme faisant partie du troupeau. Pour favoriser cet attachement, il faut placer l’ânesse au contact des moutons le plus tôt possible. L’idéal est que l’ânesse et son petit soient élevés avec les moutons, exactement comme les chiens de protection.

 

S'il s'agit d'un mâle, il est impératif de le castrer vers dix-huit mois, afin de calmer ses instincts sexuels vis-à-vis des brebis.

 

L'idéal est une mère et son petit, car l'instinct maternel décuple les qualités défensives vis-à-vis du jeune et du troupeau.

 

Un troupeau d'ânes est inefficace du fait qu'il s'isole de celui des moutons.

 

 

Coût de l’utilisation d’un âne

 

On calcule le coût d’entretien d’un "âne berger" de la façon suivante : En supposant qu’on puisse acheter une ânesse pour 500 euros et s’en servir pendant 10 ans, le coût annuel en capital serait de 50 euros par an.

 

Les frais d’entretien d’un âne, soit les aliments produits sur la ferme, la taille des onglons et autres frais, totalisent entre 150 et 200 euros par an.

 

Le coût annuel total serait donc de 200 à 250 euros par an.

 

Il suffirait que l’âne sauve la vie de 2 ou de 3 agneaux ou brebis par an pour couvrir ses frais.

 

 

Quelques Conseils pour éviter certaines déconvenues

 

  • Etant très territoriale*, l'ânesse va chasser sans peur, chiens errants, loups, renards ou autres carnivores. Cependant, il est impératif d’introduire l’ânesse sur le territoire des brebis et non l’inverse, car dans ce cas, l’ânesse verra les brebis comme des agresseurs et les chassera voire les tuera.

 

  • Il faut penser à installer une aire de refuge, un abri, pour les brebis hors d’accès pour l’ânesse.

 

  • Il faut également être très vigilant, en période de mise-bas des brebis, où la encore l’ânesse identifiera les agneaux comme étrangers et pourrait les tuer. L’idéal serai de retirer l’ânesse des brebis au moment des mises-bas

 

  • Selon son âge et sa taille, l’ânesse sera plus ou moins docile, facile à manier.

 

  • L'ânesse étant plus calme et peu en recherche de jeu, elle convient mieux à ce rôle. C'est aussi généralement une bête pas trop jeune, ayant déjà eu des petits et donc posée et stable.

 

  • Les ânesses sont plus efficaces dans des troupeaux de moins de 100 brebis. Au-delà de ce nombre, ou en terrain très boisé, leur efficacité est plus limitée.

 

  • Utiliser une femelle et son petit ou des mâles castrés. Les mâles entiers sont agressifs et peuvent blesser le bétail. Ils risquent de vouloir appeler les brebis au jeu avec des intentions que les brebis ne comprennent pas. D’autant que la manière de jouer asine est trop brutale pour un mouton. Nombres de brebis se sont retrouvées mordues, soulevées de terre, relâchées au sol ou secouées violement, blessées ou même tuées.

 

  • Ne pas en mettre plus de deux. Ils recherchent la compagnie des autres ânes et restent alors entre eux.

 

  • Prévoir un râtelier pour l’ânesse et distribuer la ration alimentaire des brebis dans l’aire réservée aux brebis et hors d’accès à l’ânesse

 

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:33

Les Editions France Agricole ont réédité dans sa version originale de 1957 "Productivité de l'herbe" d'André Voisin, l'ouvrage de référence mondiale et qu'il est de nouveau disponible à la vente à cette adresse: la galerie verte (site en ligne des éditions de la France Agricole)

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 07:38

Voici quelques conseils suite à un échange d'expérience sur le foin d'ortie avec Raymonde Gal, éleveuse de brebis dans l'aveyron retraitée qui a toujours utilisé l'ortie en foin et en extrait fermenté au sein de son élevage.

 

Le problème de l'ortie et le même que la Luzerne, c'est la fane de la tige tout en conservant l'intégrité de la feuille.

 

L'ideal serai d'avoir recours à un retourneur d'andain pour faciliter, accélérer et optimiser le fanage et par la suite avoir la possibilité de l'enrouler.

 

Raymonde m'a expliqué qu'elle fauché les orties en fleurs par temps venteux pour faciliter le fanage. Qu'elle réaliser un fanage en tas haut pour favoriser une bonne ventilation. Et qu'elle le conserver en vrac en grange. Quand à la ration de foin d'ortie, il représenté 1/4 du la ration de foin.

 

 

 

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Published by Franck. - dans L'ortie
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 07:22

 

Vous étes plusieurs à me dire que vous n'arrivez pas à faire une bonne macération d'ortie. Voici donc quelques conseils pour ne plus la rater :

 

Premièrement, il ne faut toujours réaliser la macération à l'abri et non en plein air


Deuxièmement , il faut couvrir le bidon, mais il faut s'assurer que l'air puisse circuler


Troisièmement, il faut la remuer tous les deux jours et non tous les jours


Quatrièmement, dès que la mousse liée à la fermentation commence à être moins active, il faut surveiller la macération tous les jours


Cinquièmement, il ne faut pas attendre qu'il n'y ait plus de mousse pour filtrer la macération


Sixièmement, il faut entreposer la macération devenue extrait fermenté d'ortie dans des bidons hermétiques à l'abri de la lumière et de trop grandes variations de températures.

 

 

Rappel du Macération d’ortie

 

1kg d’ortie pour 10l d’eau

 

Mettre les orties dans un bidon couvert mais où l’air peut passer le tout à l’abri

 

Remuer tous les deux jours

 

Une mousse blanche se forme en surface (signe d’une bonne fermentation) pendant plusieurs jours

 

Dès que la mousse commence à diminuer (après 10-12 jours), surveiller régulièrement, car il ne faut pas attendre qu’il n’y ait plus de mousse pour filtrer la macération.

 

Après la filtration, mettre l’extrait fermenté d’ortie dans des bidons hermétiques puis les stockés à l’abri de la lumière, du froid et de la chaleur.

 

On peut le garder ainsi plusieurs années

 

Remarque : il faut entre 12 & 18 jours pour faire un bon extrait, en fonction des conditions climatiques, plus il fait chaud et plus vite il se fait.

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Published by Franck. - dans L'ortie
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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 19:27

La définition du bien-être animal s'appuie sur les besoins fondamentaux de l'animal. La première référence est proposée dès 1965 par la Fédération anglaise des associations de protection animale. Définition reprise par l'Institut de l'Elevage, qui retient les éléments suivants - et par extension supposés satisfaits dans les conduites pastorales :  

 

   1 - Absence de faim, soif et malnutrition  

 

   2 - Présence d'abris appropriés et confort (absence de stress physique et climatique) 

 

   3 - Absence de maladies et de blessures 

 

   4 - Absence de peur et d'anxiété (possibilité de compensation, qualité de relation avec l'homme, absence d'éléments générateurs de peur et maîtrise des changements d'environnement) 

 

   5 - Expression des comportements normaux (comportements alimentaires, déplacements, mouvements de lever, coucher, posture de repos, relations sociales communes, relations sociales particulières) 

 

 

Absence de stress climatique  

 

Les fondements juridiques ne sont pas spécifiques à chaque catégorie du bien-être animal mais sont relatifs à la protection des animaux dans les élevages.  

 

Directive 98/58/CE du 20 juillet 1998, concernant la protection des animaux dans les élevages : elle s'applique aux animaux élevés ou détenus pour la production d'aliments, de laine, de peau ou de fourrures ou à d'autres fins agricoles.  

 

 

Absence de stress physique et de peur  

 

Article 276 du code rural : base de la réglementation générale française relative à la protection animale. Il prévoit les conditions d'élevage, de parcage et d'abattage desb animaux d'élevage.  

 

Il est précisé que le mode de contention des animaux ne doit pas être de nature à provoquer des blessures ou des souffrances.  

 

 

Possibilité d’exprimer des comportements normaux

 

Impératifs à respecter pour l'élevage, la garde et la détention d'animaux domestiques 

 

 

Critères influant sur le comportement et le bien-être animal

 

La variation de température amène l’animal à organiser sa journée en fonction de l’ensoleillement

 

Tôt le matin : déplacement vers la zone des animaux dans les zones de pâturage. Quand la température ne permet plus aux animaux de paître (température au sol au soleil +32°, à l'ombre +de 14°) : refuge vers les zones fraîches proches de l’eau.

 

Par temps orageux, l'animal cherche les zones d’abris et présente des signes d’agitation et d’irritabilité.

 

Lors de précipitations (pluie ou neige), il faut un temps d’adaptation au troupeau pour retrouver ses repères.

 

Le vent peut influencer le comportement de l’animal. Un vent du nord lui est favorable (il rafraîchit les bêtes et balaye les mouches).

 

L'instinct de l'animal le fait fuir générale vers le haut d'une pente, vers un coin, un point de fuite… lorsqu'il perçoit un éventuel danger.

 

Le stress causé par les manipulations doit être réduit au maximum.

 

Lors de la manipulation, la position nature de l’animal doit pouvoir être respectée pour ne pas causer de préjudices physiques.

 

Veiller à la propreté des bêtes et à leur bon état physique en toute circonstance

 

Veiller à la compétence des personnes en contact des troupeaux.

 

Supprimer tout risque de blessure.

 

 

Principes de travail (manipulation, conduite)

 

En règle générale, éviter les manipulations le soir et par for tes chaleurs (quand le troupeau est fatigué évitant en particulier les risques aux opérateurs).

 

Permettre aux animaux de pâturer dès le matin au lever du jour sur les quartiers neufs. Le circuit doit se terminer par un endroit favorable à la chôme.

 

Éviter toute manipulation précipitée, par temps orageux (troupeau excité) et sur tout par temps ensoleillé lorsqu'il a neigé. Toujours attendre le réveil des animaux.

 

Choisir un temps stable et éviter la manipulation quand le vent du sud, porteur de chaleur, provoque l'agitation du troupeau.

 

La couche de l'animal ou le parc de contention doit être suffisamment dégagé pour permettre la surveillance et son instinct de fuite.

 

Privilégier les matériaux qui fonctionnent silencieusement et les couleurs sombres.

 

Adopter une tenue vestimentaire qui n'affole pas davantage les animaux.

 

Supprimer la vision à distance de l'animal. Lui masquer la vue réduit immédiatement son rythme cardiaque et l'apaise.

 

Chaque manipulation doit se faire dans le sens des articulations et des mouvements naturels (soulèvement des pattes).

 

Les ovins doivent être assis et maintenus confortablement dans le berceau de contention.

 

Veiller à ce que l'animal ne glisse pas sur les aires d'attente et de contention.

 

Utiliser des matériaux adaptés pour éviter tout risque d'infection et ainsi garantir la qualité des produits vendus (lait, viande…)

 

Un minimum de connaissance concernant la physionomie et le comportement des animaux est nécessaire pour leur bien-être.

 

Le parc de contention doit être dépourvu de tout objet ou angle saillant qui pourraient blesser l’animal (femelles pleines)


 

Critère techniques de choix d’implantation du matériel, recommandations

 

Tout comme la couche de l'animal, le parc doit être situé dans un endroit sec, ventilé, ombragé et proche d'un point suffisamment riche en eau de bonne qualité.

 

Le terrain doit être drainant et légèrement pentu pour éviter la stagnation d'eau.

 

Une trop forte pente augmente considérablement les risques d'étouffement en bas de parc.

 

Le parc de contention doit être implanté dans un endroit protégé au maximum des vents dominants (surtout vent du sud).

 

Le parc peut se situer sur une butte ou un endroit largement dégagé. Les couloirs doivent être orientés vers le nord (éviter d'avoir le soleil dans les yeux).

 

Installation de silentblocs, de butées, privilégier le fonctionnement hydraulique, l'alimentation électrique de secteur (transformateur) + 12 V

 

Porter des vêtements sombres.

 

Choisir un système de masque pour l'animal ou de barrières pleines. Le couloir de sortie du parc de contention doit être en légère pente montante, et orienté au nord.

 

Le cornadis doit être à serrage central dans la largeur du couloir.

 

Le réglage latéral doit pouvoir se faire sur toute la longueur de la bête.

 

Ne pas utiliser de matériaux glissants. Choisir un sol antidérapant fixé.

 

Pédiluve : fond antidérapant, rainures pour écarter les onglons.

 

Eviter le contact avec la boue, déjections.

 

Les bergers et aides-bergers doivent avoir suivi une formation adaptée leur permettant d'attribuer de bons soins aux animaux.

 

Le parc peut être monté en forme "d'entonnoir", ou "d'escargot"

 

 

Conditions de travail, sécurité des opérateurs. 

 

Éviter les postures qui engendrent des douleurs physiques.

 

Éviter les troubles musculo-squelettiques.

 

Eviter toute exposition sonore continue ou répétée.

 

Prévenir les heurts causés par l'animal (coups de cornes, coups de pieds).

 

Privilégier la facilité d'utilisation du matériel aux pratiques extensives.

 

Il doit aussi être choisi en fonction de ses possibilités d'évolution afin d'assurer sa durabilité. 

 

 

Critères (ou exemples) techniques de choix et d’implantation du matériel de contention

 

Cages de contention : privilégier un système de réglage facile de la hauteur, la présence d'un lève patte avant et arrière. Choisir du matériel léger pour faciliter sa manipulation.

 

Equipements pastoraux répondant aux critères de sélections (non exhaustifs) : Prattley, Fouquet.

 

Choisir un système de blocage efficace permettant :

    - les mouvements latéraux de la bête,

    - l'inclinaison de l'animal vers l'arrière,

    - le réglage du niveau pour l'opérateur par rapport à la hauteur du rectum et du vagin de la bête.

 

Choisir un berceau pivotant.

 

Choisir un coupe-onglons efficace (évite les tendinites).

 

Installation de silentblocs, de butées, privilégier le fonctionnement hydraulique, l'alimentation électrique de secteur, insonorisation des moteurs thermiques.

 

Installation d'une commande à distance de toutes les manœuvres et d'un pare coup de pieds.

 

Claie permettant le passage de l'homme, sécurisée et respectueuse du bétail.

 

Matériel à construire. Contact : votre service pastoral.

 

Le matériel doit être léger pour faciliter son déplacement.

 

Les cages doivent impérativement être dotées :

    - d'un système de contention de la tête

    - d'un système de parage des pieds avant et arrière

    - de systèmes permettant d'effectuer les pesées

 

Les soins des mamelles, les fouilles et les inséminations en toute sécurité.

 

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 15:04

 

Revisitons les savoir-faire du foin, c'est de saison ! Extrait du cahier technique "Construire et conduire un système herbager économe" du RAD*.

 

> Ne fauchez pas trop court (6-7cm) pour ne pas épuiser la plante : de cette façon, ce que vous perdez en rendement immédiat, vous allez le gagner en vitesse de repousse à une période (l'été) où l'herbe sur pied peut faire défaut.

 

> Coupez (même sous la pluie) dès que l'anticyclone s'installe. Il vous faut une fenêtre météo sûre d'au moins cinq jours. En année normale, même dans les départements les plus "nordiques", on va trouver ce genre de configuration fin juin ou début juillet. Sinon, les années très régulièrement arrosées comme 2000, 2007, 2008, l'enrubannage peut vous sauver la mise. Mais pour l'heure, parlons foin.

 

> Fanez tout de suite après la fauche : il faut que l'herbe commence à sécher illico. Puis, fanez le matin sur la rosée : quand les roues avant du tracteur ne sont plus humides ou pire, quand vous commencez à entendre l'herbe craquer dans les toupies, c'est qu'il est grand temps de plier bagage et faneuse.

 

> Plus l'herbe sèche, plus vous augmentez au fanage la vitesse du tracteur et plus vous diminuez le régime de rotation, de façon à obtenir un fanage de plus en plus doux au fur à mesure que le foin sèche et se fragilise.

 

> Quand le foin est presque sec, andainez le soir et ouvrez les andains le lendemain après la rosée, au moyen d'un fanage délicat. De cette façon, votre foin ne se sera pas réhumidifié pendant la nuit. Au contraire, il aura continué à sécher en utilisant la chaleur de la veille emprisonnée dans l'andain. Cette opération se pratique la veille du bottelage mais peut se renouveler deux nuits consécutives. On peut aussi utiliser un retourneur d’andains.

 

> Presser du foin impeccablement sec et laisser les balles au moins trois semaines au champ. Les rentrer ensuite, mais sans les empiler, pour éviter tout "effet cheminée" qui, à la moindre chauffe, pourrait embraser vos stocks et le hangar avec. Prudence : il est bon de surveiller la température du cœur de vos bottes pendant les premiers mois. Certains fournisseurs d'assurances pour agriculteurs prêtent d'ailleurs des thermomètres appropriés. Un foin qui a chauffé un peu va émettre des poussières et perdre de son appétence. Un foin calciné, celui que les vaches adorent, a perdu toute sa valeur alimentaire... et signale que vous avez peut-être frôlé l’incendie !

 

> Si le foin n'est pas impeccablement sec, et que la pluie menace, bottelez quand même mais des problèmes de conservation sont à craindre, surtout en grosses balles carrées : carbonisation du coeur, feutrage blanc. Pour sauver un foin un peu juste, on peut épandre du sel sur l'andain (100 kg pour 15 T MS). Avec du foin à peine assez sec, si vous ave la possibilité de faire des petites bottes, c'est mieux : vous salerez le tas de bottes au fur et à mesure de sa constitution. En rounds, des conservateurs peuvent être intéressants. Préférez alors ceux qui sont autorisés en agriculture biologique.

 

> Le foin de RGA-TB est, avec le foin de luzerne, un des plus délicats à réussir parce que constitué de deux espèces difficiles à bien sécher. Avec des mélanges de type fétuque-RGA trèfle blanc, dactyle-trèfle blanc, ou s'approchant de la prairie naturelle, la réalisation du foin est plus facile et moins longue qu'avec le mélange RGATB (souvent 3-4 jours de beau temps nécessaires au lieu de 5).

 

Extrait de la Lettre du RAD n° 52

 

 

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 07:35

La production ovine britannique est un « système stratifié de croisement » étroitement lié à 3 zones d’élevage spécifiques et aux types de pâturage.

 

Ce système entraine de nombreux flux d’animaux à partir des zones d’élevage extensif  de montagnes (Hills) qui représente la moitié du cheptel national, vers des zones d’élevage de collines (Uplands) ou de plaine (Lowland).

 

Ainsi les brebis montagnardes rustiques vont être luttées par des béliers de races prolifiques en Uplands pour obtenir des femelles croisées plus productives (Mule). Leurs agneaux obtenus seront vendus pour la boucherie et les agnelles aux éleveurs des plaines (Lowland) qui produiront des agneaux de boucherie bien conformés à partir d’un croisement terminal.

 

L’accent est souvent mis sur l’aspect technique de cette organisation (adéquation d’un niveau génétique des animaux à des potentiels fourragers différents) ou sur l’aspect régional des échanges.

 

Ce système stratifié valorise des terres souvent ingrates et les différentes caractéristiques des races locales. 

 

Coté chargement de brebis à l’hectare, il est de 1 à 4 brebis à l’hectare dans les Hills, de 5 à 7 brebis à l’hectare en Uplands et de 10 à 15 brebis à l’hectare en Lowlands.

 

Zones    d’élevage 

Production

 

 

 

Hills

 

   

 

    Brebis rustique  X  Bélier rustique

 

    Races : Scottish Blackface

                Swaledale

                Welsh Mountain

 

    Production de brebis & béliers rustiques de montagnes

 

 

 

 

Uplands

 

 

 

    Brebis rustique de plus de 5ans  X  Bélier Bluefaced Leicester                     prolifique à croissance rapide (prolificité 200 à 250%)

 

     Production de Mules (F1) et d’agneaux de Boucherie

 

 

 

Lowlands 

 

    Agnelles F1 (Mules)  X  Béliers de Races Bouchères : Texel,                         Charollais, Suffolk

 

      Production d’agneaux de boucherie

 

 

 

Les races utilisées

 

ŸBlackface

 

La principale aptitude cette race est de tirer le meilleur parti des pâturages d’altitude et de produire des agneaux pour un engraissement long ou court.

 

Les agneaux Blackface sont élevés en plein air et leur viande est connue pour la subtilité unique de son goût.

 

Les agnelles sont croisées soit avec des béliers Bluefaced Leicester pour produire la populaire Scotch Mule, soit avec des béliers Border Leicester afin de produire des brebis Scotch Halfbred ou Greyface.

 

La race Blackface est la première race ovine du Royaume-Uni.

 

 

Bluefaced Leicester

 

Le berceau de la race est situé dans le Northumberland où, au début du siècle dernier, l’on a cherché à produire des brebis croisées supérieures à partir des brebis de race rustique locales : Blackface (Scotch Mule) et Swaledale (North of England Mule).

 

Sélectionné à partir de la fameuse souche dishley Leicester de Robert Bekewell, le bélier Bluefaced Leicester a construit sa renommée grâce à sa production de brebis croisées, appelée Mule qui ont peuplé l’ensemble du territoire britannique. Apportant sa prolificité et son développement squelettique, le bélier Bluefaced Leicester reste le pilier de la production stratifié qui caractérise l’élevage ovin britannique.

 

 

Border Leicester

 

Descendant immédiat de la souche dishley Leicester isolé par Robert Bakewell, le bélier border Leicester sélectionné dès la moitié du XIXème siècle apporte croissance, prolificité, aptitude laitière et conformation aux agnelles issues du croisement avec les races des collines locales (Cheviot, Blackface, Welsh Mountain).

 

Ces brebis croisées appelées Halfbred et croisées à leur tour avec des béliers de race terminale à viande participent largement à la production d’agneaux de boucheries au Royaume-Uni.

 

Le bélier border Leicester est également apprécié à l’échelon global, en croisement avec les brebis de race mérinos.

 

 

Swaledale

 

Les éleveurs de Swaledale se sont regroupés pour la première fois en 1919. Implantées dans le Nord de l’Angleterre la race a été sélectionnée pour endurer un climat hostile avec une alimentation pauvre et partiellement constituée de bruyère.

 

La tradition veut qu’après avoir produit 3 ou 4 agneaux dans ces zones difficiles, les brebis Swaledale sont ensuite transférées vers des zones de plaine plus riche pour donner encore 3 ou 4 agneaux de meilleure conformation.

 

Chaque année l’association des éleveurs de Swaledale enregistre environ 80 000 brebis de race pure dont une grande partie est croisée avec le bélier de race Bluefaced Leicester pour donner la très célèbre North of England Mule, qui est la brebis de base de la production stratifiée ovine britannique.

 

 

North of England Mule

 

Brebis la plus répandue en Grande-Bretagne, réputée pour sa longévité et sa facilité d’entretien, la Mule du Nord de l’Angleterre résulte du croisement entre une brebis de race Swaledale et d’un bélier de race BlueFaced Leicester.

 

Cet hybride conserve la robustesse et l’excellente fécondité de la Swaledale, en adoptant les aptitudes bouchères, la fertilité et le développement squelettique du Blue Faced Leicester.

 

En Grande-Bretagne, les brebis Mule sont vendues aux éleveurs d’agneaux de boucherie dans les exploitations situées en plaine.

 

Ces brebis sont fréquemment accouplées à des béliers de race terminale : Texel, Beltex, Suffolk ou Charollais pour produire des agneaux qui donneront de manière constante des carcasses très bien conformées. Les agneaux mâles étant destinés à l’abattage, cette race produit des carcasses à faible teneur en matières adipeuses.

 

Ces brebis sont réputées pour leur longévité et leur facilité d’entretien.

 

 

ŸWelsh Mountain

 

La race a survécu depuis des siècles dans un environnement difficile exposé aux intempéries et aux ardeurs de l’hiver.

 

Les Welsh Mountain ont une toison épaisse et les béliers portent très souvent des cornes.

Grâce à leur petit gabarit et à leur rusticité, ces animaux nécessitent peu de soins.

 

Les brebis sont laitières et assurent ainsi une croissance rapide de leurs agneaux.

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 06:09

 

En Ecosse, des micro-exploitations non professionnelles sont appelées des crofts et sont reconnues depuis 1955, date à laquelle de Crofting Act leur a permis d’avoir une existence officielle. Une commission a été fondée pour gérer les affaires et les intérêts des Crofters.

 

L’objectif du gouvernement écossais est de soutenir le plus possible ces crofts car ils contribuent au maintien du tissu rural dans les zones difficiles. De plus, ils sont considérés comme une sorte de réservoir génétique national de races rustiques ovines et bovines.

 

Il devient urgent que le gouvernement français prennent exemple sur l’Ecosse, au lieu d’imposer aux tout petits fermiers-éleveurs, dont je fais parti, les mêmes obligations que pour les gros éleveurs, comme par exemple l’identification électronique, pour n’en citer qu’une.

 

 

Le Crofting est né d’une lutte paysanne exemplaire

 

L'Ecosse est une terre marquée par les luttes, notamment les luttes paysannes menées par les Crofters, qui ont abouti à la reconnaissance de leur existence et la création d'un statut juridique du foncier adapté à leurs pratiques agricoles. 

 

Un « Croft » est une petite surface agricole destinée à une agriculture paysanne de subsistance et ayant conservée un statut juridique particulier. Les Crofters sont ceux qui occupent et qui cultivent ces petites parcelles.

 

A l'origine, les Crofters n'étaient pas propriétaires des parcelles occupées, ils payaient un loyer pour le terrain nu, pour la maison et les bâtiments agricoles éventuels. Aujourd'hui, il est possible à un Crofter de devenir «occupant/propriétaire». Mais pour avoir le droit d’accéder et de cultiver ces terres, la lutte a été longue.

 

 

Pour une reconnaissance des droits des Crofters 

 

Jusqu'au XVIIIe siècle, l'agriculture écossaise était surtout une agriculture de subsistance plus particulièrement jardinière et pastorale, la terre étant plus adaptée aux petits jardins et aux pâturages qu'aux grandes cultures à part quelques exceptions comme les cultures d'orge, d'avoine, et plus récemment, de pommes de terre.

 

Les terres appartenaient à de grands propriétaires terriens qui les louaient à des intermédiaires, qui eux-mêmes les sous-louaient contre un loyer élevé à des petits paysans. Ces derniers n'avaient que peu de marge de manœuvre pour innover dans leurs pratiques, et leur survie n'était pas simple car ils n'avaient aucun droit sur ces terres.


Les besoins de main-d’œuvre pour répondre à l'essor industriel du XVIIIe siècle et la volonté des propriétaires terriens de rentabiliser leurs terres en y installant d'immenses fermes à moutons, ont poussé les propriétaires à chasser sans compensation (politique des Clearances : le « nettoyage ») des dizaines de milliers de paysans exploitant les petites parcelles. Ces paysans ont été déplacés sur les côtes où ils ont pu cultiver quelques parcelles inoccupées mais ne leur permettant pas de vivre pleinement de la terre.

 

Ils ont dû trouver d'autres activités dans les filatures, sur les bateaux de pêche, ou encore dans les villes... mais ce qui caractérise les Crofters encore aujourd'hui, c'est qu'ils n'ont jamais perdu la fibre paysanne, ni renoncé à la terre qu'ils ont continué à cultiver même sur de minuscule parcelles. La politique des « Clearances » a donc donné naissance au mouvement des Crofters que l'on connait aujourd'hui et à une prise de conscience importante en Ecosse.


En 1872, une loi sur l'éducation a permis à de nombreuses personnes d'apprendre à lire et à écrire. Ce qui a aussi permis de formuler des revendications pour protéger les droits des Crofters, leurs accès à la terre et leurs pratiques.

 

Les Crofters se sont mobilisés en formant des groupes et des associations, en écrivant dans les journaux, en faisant des grèves de paiement de leurs baux.

 

Ils ont su rallier à leur cause des politiciens puis l'opinion publique urbaine qui ont porté leur parole dans d'autres sphères.

 

Malgré les violences policières, les paysans ont continué cette désobéissance en enfreignant les lois écrites par et pour les propriétaires terriens sans respect d'aucun équilibre social.

 

Face à cela, le gouvernement a décidé de mettre en place une commission dans laquelle les Crofters ont bénéficié d'un droit de parole. Droit qu'ils n'ont utilisé que pour dénoncer la situation et le déséquilibre des droits. Le gouvernement les a entendus et a adopté une loi en 1886 pour la protection de leurs droits.

 

 

La loi des Crofters

 

La loi vise donc à protéger les droits des Crofters et à leur apporter une plus grande sécurité, en leurs garantissant des loyers équitables, en leur permettant de réclamer une compensation à la fin du bail pour les améliorations apportées, et en les protégeant contre les décisions d'expulsions arbitraires des propriétaires terriens.

 

Pour ce faire, elle met en place un système de double propriété des parcelles occupées par les Crofters.

 

Ainsi, si le propriétaire terrien possède toujours la parcelle et reçoit un loyer, leurs pouvoirs d'expulsion sans préavis, de fixation du prix du bail et d'arbitrage des retards de paiement du loyer sont désormais très faibles.

 

Ces pouvoirs sont remis entre les mains d'une commission du gouvernement : la commission des Crofters. En cas de vente, les Crofters sont prioritaires, individuellement ou collectivement, et le prix peut être imposé par arbitrage du gouvernement.

 

Certains droits qui incombaient jusqu'alors à la propriété privée sont devenus des droits gérés collectivement en lien avec la puissance publique, alors même que la propriété privée semblait à cette époque, inébranlable : reconnu en tant que droit fondamental de la Grande-Bretagne.

 

Si la loi comporte aussi quelques faiblesses, notamment le fait qu'aucune disposition sur les paysans sans terre n'ait été prise, elle est encore vécue aujourd'hui comme une victoire.

 

L'héritage de la loi n'est pas qu'un symbole, puisqu'il a permis de remettre en cause un système injuste d'abus des droits de propriété privée sur le foncier et de protéger des paysans en leur reconnaissant des droits.

 

Cette remise en cause n'a été possible que grâce à une lutte collective des paysans et des citoyens sensibilisés à la cause et à un relai médiatique.

 

La loi de 1886 a été révisée à plusieurs reprises notamment en 2007 et 2010 dans le cadre du programme de réforme agraire du gouvernement écossais. La commission des Crofters existe encore et gère les parcelles sous statut « Crofts ». Elle siège à Inverness.



 

La communauté des Crofters aujourd'hui  


La Fédération des Crofters écossais (Scottish Crofters Federation), adhérente à la Via Campesina, est la seule organisation à promouvoir le Crofting, et celle qui regroupe le plus grand nombre de « petits » paysans au Royaume-Uni.

 

Leur principale mission est de préserver et de promouvoir les droits des paysans, l'habitat, les pratiques, la culture de la communauté des Crofters.

 

Pour cela, la fédération travaille au développement et à la promotion du Crofting, et de ses avantages sociaux, environnementaux et culturels liés aux pratiques des Crofters.

 

Un des moyens de valorisation des pratiques des Crofters est la mise en place d'une marque collective sur les produits issus du Crofting écossais. Cette marque peut être attribuée à la viande (bœuf, agneaux, porcs...) ou bien aux légumes (pommes de terre), aux fruits, œufs, produits laitiers, laine... issus des Crofts écossais à condition que le producteur soit membre de la fédération écossaise des Crofters et remplisse un certain nombre de conditions (respect des standards de qualité, d'hygiène, de santé et de bien-être animal, de traçabilité intégrale des produits).

 

Ainsi les consommateurs savent ce qu'ils consomment mais, peuvent en plus soutenir le patrimoine et la culture des Crofters écossais, préserver les habitats et l'environnement local.

 

Fondée et dirigée par des Crofters, l'association s'engage aussi auprès des institutions pour influencer les prises de décisions dans le domaine agricole, rural, environnemental en représentant les intérêts des Crofters.

 

Bien des points communs rapprochent un bon nombre de petits éleveurs français de la lutte écossaise et des initiatives des Crofters : l'accès à la terre constitue avec l'accès à l'eau et aux semences les piliers des droits fondamentaux des paysans.

 

L'appropriation du monde par les firmes n'est pas une fatalité!

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 06:38

 

Après l'article sur l'éléctrification, faisons le point sur les divers systèmes de clôtures mobiles...

 

Auijourd'hui, il existe divers systèmes de clôture mobile fiable et rapide à mettre en place : Le système Smart Fence de Gallagher, Le Spider Pac de Kiwitech, Le système Ridley Rappa... 

 


 

Le Système Smart Fence de Gallagher


 


 

Exemple de système Rappa qui existe en système à brouette que voicu ci-dessous : 

Composition1-copie-1.jpg

 

 

En ce qui me concerne, j'ai choisi le système néo-zélandais « Spider Pac ». 

 

Grâce aux différents accessoires, je me suis créé ma propre configuration de clôture que je peux faire évoluer en 2 fils, 3 fils ou 4 fils.

 

« Spider Pac » est un système fiable, souple, ultra-rapide à installer seul. Il me faut moins de 15 minutes pour construire un parc mobile d’un hectare.

 

Grâce à la souplesse des fils et aux tendeurs spécifiques, le fil ne casse pas lorsqu'une branche d'arbre tombe dessus, il laisse également passer le gibier.

 

Avec une barre spécifique installée sur le quad, le tracteur, on peut franchir la clôture en roulant dessus, elle se redressera immédiatement après le passage du véhicule. 

 

Un autre avantage par rapport au Filet traditionnel, vous êtes sûr de ne pas retrouver des agneaux pris au piège dans le filet. Ou une clôture « défoncée » par le passage de gibier.

 

Kiwitech a élaboré également un système de clôture fixe très pertinent et facile à installer seul (moins d’une journée pour clôturer quatre hectares).

 

Le Spider-Pac est distribué en France par l'Alliance Pastorale dont voici le lien : Alliance Pastorale

 

Voici deux petites vidéos (en anglais) présentant les systèmes Kiwitech de clôtures mobiles et fixes

 

 

Système Kiwitech de clôture mobile


 

Système kiwitech de cloture fixe
 

 

 




 


 

 

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