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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 05:22
Le Labrit de souche travail

Considéré comme le plus vieux chien de berger de France, le labrit est multiple. On connaît celui à face rase, un autre plus ou moins poilu, le gris du Barétous, le blanc du Pays basque... dit à tort « berger des Pyrénées », il existe de multiples rameaux ayant tous une aptitude naturelle pour le travail sur troupeau.

Le labrit est un chien très rustique, robuste, endurant et courageux qui peut maîtriser seul un troupeau de plusieurs centaines de brebis grâce à son instinct, son intelligence, son sens de l’observation et la pertinence de son initiative. Il est capable d’aller chercher seul une brebis dans le brouillard, de lécher une brebis faible ou de mordre un sabot de vache rétive. L’instinct et les initiatives de cette race sont souvent sous-exploités.

Le labrit est aussi un animal très attachant, très fidèle et très attaché à son maître. Il faut d'abord s'en faire un ami et après c'est un formidable compagnon. Mais, il peut être têtu, hargneux et bruyant, il a besoin d’un vrai maître.

Depuis 2011, de nombreux bergers et éleveurs ovin des Pyrénées Atlantiques, tous passionnés et convaincus de l’intérêt que représente l’utilisation du Labrit ont souhaité mieux se connaître et se constituer en réseau afin de ne pas laisser perdre les souches de chiens qui travaillent.

Ils ont sollicité le Centre Départemental de l’Elevage Ovin (CDEO) pour mener à bien ce travail. Pour cela, des financements spécifiques ont été obtenus et une chargée de mission, Argitxu Ourthiague, a été embauchée. Son travail se définie en quatre axes :

- Recenser les Labrits en « activité pastorale »

- Mettre en place un catalogue de Labrits travaillant sur troupeau

- Définir des axes d’amélioration de la race (grille de notation et suivi généalogique des chiens)

- Organiser des journées de formations au dressage et de temps d’échange, de communication et de promotion autour du Labrit

A ce jour, plus de 200 éleveurs travaillant avec des Labrits ont été identifiés dans le Département des Pyrénées Atlantiques. Le catalogue a été créé. Ce catalogue a pour objectif de repérer plus facilement des mâles ou des femelles afin d’organiser des accouplements et bénéficier d’informations sur les origines des chiots disponibles dont les parents seraient inscrits sur ce catalogue (pour cela, le Centre Départemental de l’Elevage Ovin centralise les informations concernant les éleveurs recherchant un chiot et ceux qui en disposent. De nombreux moments d’échanges ont été organisés et des journées de promotions sont également organisées.

Voici le lien pour accéder au catalogue :

http://xiberokobotza.org/artxiboak/dokumentuak/llabritenkatalogoa.pdf

 

Les éleveurs jouent la solidarité en se prêtant des mâles et en se donnant des chiots, mais en dehors de la région, difficile de trouver un Labrit. Grâce à ce projet de relance de la race et à la sélection, ils espèrent pouvoir améliorer ses aptitudes et le faire connaître au-delà du pourtour pyrénéen.

Délaissé pendant des décennies, le labrit est désormais l'objet de toutes les sollicitudes.

Je viens d'acquérir une petite Labrit de souche travail de 4 mois. Ses parents travaillent sur vaches allaitantes et chèvres dans une ferme de Laruns et ses Grands-Parents travaillent sur Brebis. Malgré son jeune âge, "Lehena", ma petite Labrit, montre un naturel fort prometteur. Je vous en dirai plus dans quelques temps.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:08

Voici une vidéo de Tim Taylor, éleveur Ovin, Bovin et utilisateur-éleveur de Bouviers des Flandres au Texas.

Pour moi, ses chiens sont tout simplement impressionnants, ils manipulent les animaux dans le calme, sans jamais les stresser et savent mettre de la pression quand il le faut. Bref, Bravo !

En France, j'ai rencontré en 2008, à Estivareilles, lors de la Coupe de France inter-races "Chiens Français", un éleveur du Limousin, Bernard Tonin, qui utilisait un bouvier des Flandres au quotidien sur bovins et ovins. Il n'avait jamais fait de concours et avait décidé de présenter sa chienne Bouvier des Flandres « Venda de Lage Baston » à ce concours pour montrer que d'autres races moins connues travaillées aussi. Sa chienne a été pour moi, comme pour d'autres d'ailleurs, le meilleur chien avec « V’Lascar », le beauceron de Benoit Voisin, le Berger de la ville d’Evreux. Résultat, tous deux finissent sur le podium, le Bouvier 2ème et le Beauceron 3ème.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:03

Le McNAb – USA

Alexander McNab et sa famille élevé des moutons en Écosse (Gampian Hills) au milieu du 19ème siècle, mais aspiré à un climat plus chaud.

Toute la famille McNab s’exila alors en Californie et s’installa à Mendocino pour y construire un ranch de plus de 4000ha pour y élever des moutons.

Alexander McNab avait initialement importés un Scotch Collie, mais qui est mort quelques années après leur arrivée et il ne trouva pas sur place de chien répondant pleinement à ses exigences.

Il retourna alors en Ecosse dans le seul but de ramener des chiens répondant pleinement à ses besoins où il acheta deux chiens de types Scotch Collies, « Peter » & « Fred » qui furent deux chiens exceptionnels.

Avec le temps, la famille McNab a importé plusieurs chiens d’Ecosse. Tous ces chiens étaient rigoureusement sélectionner pour leurs aptitudes au travail et ils avaient tous un poil court afin de mieux supporter le climat californien.

Tous ces chiens travaillés uniquement sur le ranch des McNab au quotidien pour rassembler, conduire, trier… les moutons sur leurs 4000ha.

Mais au fil du temps, quelques chiens ont été vendus aux éleveurs voisins.

La Famille McNab n’aurait jamais pu penser que plus de 100ans après, des chiens d’origines McNab travailleraient encore dans divers ranchs californiens.

Aujourd'hui, le McNab n’est pas reconnu comme race, mais il existe un programme de sélection dont les chiens sont enregistrés par le biais de la National Stock Dog Greffe où les pedigrees sont conservées.

Le Working Koolie – Australie

Cette race de travail pur, maintenant connu sous le nom de "Working Koolie", a été caché dans les régions rurales de l'Australie depuis le milieu des années 1800.

Ils vaquaient à leurs travaux de la ferme avec peu ou pas de reconnaissance pour le difficile et exigeant travail qu'ils font en élevage de moutons, de chèvres et de bovins.

De tout temps, ils sont reconnus pour être extrêmement polyvalent et pour caractère « Low Stress » dans leur travail.


L'Huntaway - Nouvelle Zélande

La véritable histoire de l'origine de l'Huntaway, également connu sous le nom de berger de Nouvelle-Zélande, n'est pas connu, mais il existe de nombreuses théories.

Le Huntaway est utilisé partout en Nouvelle-Zélande gérer les énormes troupeaux de moutons. Ils sont maintenant considérés comme faisant partie du patrimoine de la Nouvelle-Zélande.

Les Huntaways sont formés principalement de conduire les moutons.

L’Huntaway sert à rechercher, rassembler et le troupeau. Les éleveurs néozélandais ont crée divers programmes de sélection spécifiques nommés « huntaways » qui finalement a donné le nom de son chien. Les moutons ont été introduits en Nouvelle-Zélande, en raison de la légère du pays, le climat humide. Les pluies sont réparties tout au long de l'année, ce qui signifie que les riches pâturages est toujours disponible pour nourrir les moutons.

C’est dans cette conjoncture que les troupeaux ovins néozélandais se sont développés pour atteindre plusieurs milliers de têtes par troupeaux.

Pour les bergers et les éleveurs, il fallait un chien endurant, résistant aux conditions climatologiques particulières et facilement localisable. En effet, l’éleveur ou le berger peut se trouver un plusieurs centaines de mètres du chien, de l’autre coté du troupeau et l’aboiement est dans ces conditions le seul moyen de localiser son chien.

Bien que la race a plus de 100ans, il semblerai que l’Huntaway soit issu de croisements entre des Working Koolies, des Beaucerons, des Bloodhounds pour la voix.

L’Huntaway n’est pas encore reconnu comme une « vrai » mais seulement en tant que chien de travail. Il existe deux types d’Huntaways : poil long et à poil court.

Ils sont très intelligents, très endurant et facile à dresser. Ils sont très vocal et apprennent à aboyer sur commande.

L'Ovelheiro Gaucho – Brésil

L’Ovelherio Gaucho est reconnu à l'échelle nationale au Brésil, mais nulle part ailleurs.

L’Ovelherio Gaucho est utilisé en grande partie dans le sud du Brésil. Maintenant quelques éleveurs Bovins argentins et chiens en importent.

L’Ovelheiro a été développé dans le sud de l'État du Brésil, dans la région Rio Grande do Sol, d'abord pour l’élevage ovin puis plus tard pour l’élevage Bovin. Cette évolution a été totalement imprévue et a commencé à la fin des années 1800 lorsque les immigrants européens ont commencé à porter Collies avec eux au Brésil.

Ces Collies ont été accouplés avec les chiens autochtones pour créer une race capable de supporter les conditions climatiques locales et répondre aux besoins des éleveurs locaux. L’importation des mérinos, au cours des années 1950, à coïncider avec l’arrivée de Border Collies. Ces Border Collies ont été croisées à leurs tours avec les descendants des premiers Collie importer, et à contribuer ainsi à faire évoluer l’Ovelheiro Gaucho. Quand le prix de la laine a commencé à baisser, de nombreux éleveurs Brésiliens sont passés du mouton aux bovins, et ont continués d’utiliser leurs meilleurs Ovelheiros au quotidien, ce qui à forger le caractère des Ovelheiros.

L’Ovelheiro Gaucho a été reconnue par le Kennel Club national du Brésil le 20 avril 2000.

Cette reconnaissance est due en grande partie à la création du stud de Milton José Rodrigues de Almeida Filho.

Depuis sa création, l’Ovelheiro Gaucho continue d'être utilisé à la fois sur des troupeaux ovins et bovins.

C’est un chien qui a du caractère, il est très bon gardien.

Il est considéré comme un excellent chien de travail, courageux, intelligent, réactif et hardi.

Et tout comme ces ancêtres, il possède le fameux « Will to Please ».

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 20:04

L'association de consommateurs CLCV a interpellé lundi les autorités sanitaires concernant le glyphosate, l'herbicide le plus utilisé en France, demandant notamment qu'il ne soit plus vendu en libre-service aux jardiniers amateurs.

La CLCV (Consommation, Logement, Cadre de vie) interpelle les agences sanitaires françaises et européennes et le ministre de l'Agriculture au sujet de l'herbicide le plus utilisé en France. "Nous demandons notamment de suspendre sa commercialisation en libre-service pour les usages domestiques (jardiniers)", ajoute la CLCV.

Le glyphosate, présent notamment dans le Roundup (Monsanto), et les insecticides malathion et diazinon ont été classés en mars cancérogènes "probables chez l'homme", même si les "preuves sont limitées", selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). La CLCV demande "une analyse approfondie, d'une part, de l'utilisation du glyphosate dans l'agriculture et, d'autre part, de son impact sur l'environnement et la santé des consommateurs".

" Dans ce contexte, nous souhaitons qu'une analyse des bénéfices/risques des alternatives possibles dans le cadre d'un usage agricole au glyphosate soit lancée par l'agence sanitaire", ajoute l'association de consommateurs.

"L'avis du CIRC est un rapport préliminaire et non définitif. Les différentes autorités sanitaires européennes dont l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) sont dans l'attente de la publication des monographies correspondantes (documents scientifiques ayant servi de base à sa décision), attendues dans les prochains mois", souligne la Plateforme glyphosate France, qui réunit la plupart des entreprises commercialisant des produits phytosanitaires à base de glyphosate.

"Le processus de réévaluation décennale du glyphosate, en cours au niveau de l'Union Européenne, porte sur une base de données et d'études scientifiques importante de plus de 200 études toxicologiques (tandis que la décision à laquelle est parvenue le CIRC n'est basée que sur une sélection d'informations disponibles dans le domaine public)", rappelle-t-elle encore.

Pour sa part, le groupe Monsanto, qui fabrique le Roundup, avait exprimé en mars son désaccord avec les conclusions du CIRC, relevant que celles-ci n'étaient pas basées sur de nouveaux travaux de recherche ou de nouvelles données scientifiques.

Source : AFP

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Published by Franck. - dans divers
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 08:41

Près de six Français sur dix ont déjà goûté de la viande biologique et 16% déclarent en manger dès qu'ils en trouvent, selon un sondage Ifop pour la commission bio de l'Interprofession bétail et viande (Interbev).

Les Français sont à 97% des mangeurs de viande selon cette étude, menée sur un échantillon représentatif de 1.044 personnes. Sur ce chiffre, 59% ont déjà mangé de la viande bio et 16% en consomment "dès qu'ils en trouvent". Cependant, la consommation de viande bio est très diverse selon l'implantation géographique, l'âge ou la catégorie socio-professionnelle.

Ainsi, en province, 17% des sondés consomment de la viande bio dès que possible contre 11% en région parisienne. Et si les 35 ans et plus sont 63% à dire qu'ils ont déjà consommé de la viande bio, ils ne sont que 42% chez les 18-24 ans. Enfin, les professions libérales et cadres supérieurs sont 72% à en avoir déjà mangé, mais seulement 13% des ouvriers déclarent en consommer dès qu'ils le peuvent, du fait d'un " pouvoir d'achat sans doute moindre",souligne l'étude.

Le prix reste en effet un frein à la consommation de viande bio pour 51% des Français qui déclarent en avoir déjà mangé, même si 56% des sondés déclarent "qu'il est justifié de payer plus cher de la viande bio".

Selon la commission bio d'Interbev, ce sont les grandes et moyennes surfaces qui sont les plus grandes boucheries bio de France, commercialisant 50% des ventes en volume. Les boucheries artisanales vendent pour leur part 15% des volumes de viande bio devant les magasins spécialisés (14%) et la vente directe (12%).

En 2013, 36% des agriculteurs bio étaient des éleveurs.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 07:43

Le 11 Juin prochain, se déroulera à Ambazac en Haute-Vienne, les Rencontres Nationales Chien de Troupeau, dont le but est de promouvoir l'utilisation du chien en milieu agricole et plus précisément en milieu d'élevage ovin, bovin, avicole, porcin...

Les Rencontres Nationales Chien de Troupeau s'adressent à tous ceux qui accompagnent les éleveurs qui utilisent un chien sur leur exploitation : Chambre d'Agriculture, Association d'Utilisateurs de Chien de Troupeau (AUCT), centres de formation, syndicats agricoles, association de développement agricole...

Pour plus d'information, contactez Barbara Ducreux par courriel barbara.ducreux@idele.fr ou au 01 40 04 49 49

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 06:59

On me demande souvent avec quels types de vins j’associe l’agneau. Ma réponse est toujours la même ; avec le vin que j’ai envie de boire !

Quand on pense accord Met/vin, il est impératif de penser Plaisir. Il faut oublier le poids des traditions, qui fait servir systématiquement un vin rouge avec le fromage, alors que dans la plupart des cas, il faudrait un vin blanc sec, un vin moelleux, un VDN ou bien encore un cidre… Mais bon, là encore, si les convives préfèrent un vin  rouge, c’est leur plaisir qui compte.

Restons pragmatique, en ce qui concerne les accords avec la viande d’agneau ou de mouton, il faut déjà savoir de quoi on parle : Est-ce une viande d’agneau de lait, un agneau de bergerie, un agneau de plein air, un agneau gris, ou bien encore un antenais, un mouton de 2 ans… ? Et ensuite, comment cette viande va être cuisinée et là encore avec quoi j’ai envie de l’accordé ?  

Il est clair, qu’entre un carré de mouton et un carré d’agneau de lait, la puissance des saveurs ne sont pas comparables. 

 

Quelques vins que j’aime boire avec de l’agneau :

Un Sottu Scala de Sébastien Poly

Un Châteauneuf-du-Pape de Rayas

Un Rouge ou un Tavel d’Eric Pfifferling

Un Beaugrands de Sylvain Dittière

Un Poulsard d’Emmanuel Houillon

Un Clos Solon de Jean-Marie Fourrier

Un Charmoire de Quentin Beaufort

 

Et quelques vins que j’aime boire avec du mouton :

Un Rouge de Bernard Van Berg

Un Valinières ou un Jadis de Didier Barral

Un Cornas de Thierry Allemand

Une Mémé de Michèle Aubery Laurent

Un Mazière de Judith Lasbouygues

Un Rasteau de Jèrome Bressy

Un Jaugaret de Jean-François Fillastre

 

 

 

 

 

 

 

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Published by patre - dans Côté cuisine
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 06:10

Voici deux exemples de Challenges qui sont en quelques sortes des défis auxquels participe le fleuron des conducteurs de Chiens de Troupeau au Royaume-Uni.

L'objectif étant de relever le défi avec le moins d'ordres possibles dans un minimum de temps. Le nombre d'ordres données et le temps passé font perdre des points.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 06:01
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 03:40

Carole et Pascal partent pour leur transhumance hivernale avec trois ânes, quatre chiens et huit cents moutons. Pour la nuit, une bâche et des peaux de bête comme seul abri. Une odyssée hivernale au coeur des montagnes, de la nature et du monde rural.

 

 

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Published by Franck. - dans divers
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