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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 21:56

 

En cette période de mise à l'herbe, faisons un petit point de notre matériel de cloture mobile. Dans un premier temps : L'éléctrification

 

Un électrificateur adapté. Une prise de terre efficace. Des fils bons conducteurs d'électricité. De poteaux adéquats flanqués d'isolateurs dignes de ce nom. Avec la clôture électrique, finalement, la tranquillité de l'éleveur ne tient pas qu'à un fil.

 

La clôture électrique ? "La plus grande révolution de ma carrière", racontait un ancien éleveur qui, dans ses jeunes années, avait connu l'astreinte des gardes des bêtes au champ. Mais cette liberté retrouvée par la clôture électrique ne s'acquiert qu'au prix d'une bonne clôture. Sinon gare aux jeux de pistes marathons par monts et par vaux pour ramener le troupeau au bercail !

 

 

LES PRINCIPES DE BASE D’UNE BONNE ELECTRIFICATION DE CLOTURE

 

Un matériel mal connu : Votre électrificateur est-il adapté ? 


Une clôture électrique, c'est un réseau de fils, une prise de terre et un électrificateur. Celui-ci ou ceux-ci correspondent-ils à mes besoins ? 


Un électrificateur a pour fonction de transformer un courant électrique de 220 volts, de 12 voire de 9 volts en un courant de haut voltage avec une très faible intensité. Des condensateurs, bobines et une carte électronique se chargent de réguler les impulsions. La douleur ressentie par l'animal est fonction de l'énergie d'impulsion ou énergie délivrée par l'électrificateur (sous 500 ohms qui correspond à l'animal). Elle se mesure en joules. 

 

 

Avoir plus de 4kV sur toute la clôture quelque soit l’endroit de la mesure, la situation climatique humide ou sec et le type de végétation. Plus que de puissance, il faut parler de qualité globale de l'installation. Pour être répulsif, un appareil doit délivrer quelque 4 000 volts sur toute la ligne de clôture quel que soit le temps.

 

D'où la nécessité de s'équiper d'un électrificateur adapté à la longueur du circuit et à la charge de végétation susceptible de recouvrir le fil.

 

Pour conserver une même puissance sur toute la longueur du circuit électrique, la première opération consiste à installer un système de mise à la terre performant.

 

La prise de terre est le deuxième conducteur après le fil électrifié. Une clôture fonctionnant en circuit fermé, c’est la prise de terre qui assure le retour du courant au poste en fermant le circuit. Sans la terre difficile d’avoir une électrification efficace.

 

Il est faux de penser que 10kV sont plus douloureux de 6kV, au-delà de 4kV il n’y a pas d’effet dissuasif supplémentaire

 

Ce n’est pas par ce qu’un électrificateur affiche 7 ou 10 kV qu’il s’agit d’un meilleur appareil. C’est l’énergie contenue dans l’impulsion qui compte ou autrement dit, le mélange Volts – Joules

 

 

Avoir 1 Joule par Km de clôture

 

 A signaler qu'entre une clôture en ligne et une clôture en rond d'une même longueur, il y a une différence, car dans le premier cas le point éloigné sera plus loin de la prise de terre.

 

 

Avoir un système de prise de terre adapté à l’électrificateur.

 

80 % des installations ont une prise de terre insuffisante  

 

Chaque appareil doit avoir son propre système de mise à la terre.

 

La plus grande erreur est d’utiliser la prise de terre d’un bâtiment agricole ou de la maison d’habitation.

 

Proscrire :

 

Les prises de terre mises en œuvre avec des barres de fer rouillées (la rouille comme la peinture agit comme isolant)

 

Les prises de terre que l’on doit arroser l’été pour obtenir un bon retour (en fait, c’est par ce qu’elles sont de mauvaise qualité). Les aciers galvanisés conviennent bien à cet usage. L’idéal, c’est d’avoir une prise de terre réalisée dans le même alliage que la clôture pour éviter les phénomènes d’électrolyse

 

Enterrer 1m de prise de terre par Joule de réserve d’énergie.

 

Exemple : pour un poste de 4 joules, il faut prévoir 4 m de prise de terre. "L'idéal consiste à piquer deux barres de 2 m distantes chacune de 4 m".

 

En principe, en cas de prises de terre multiples, ces dernières doivent être distantes de l'équivalent de deux fois leur longueur respective et être reliées entre elles avec de bonnes connexions et un fil de diamètre suffisant. 

 

 

Réaliser des tests de qualité de prise de terre, au moins 2 fois, un par temps sec et l’autre par temps humide

 

Aucun voltage ne doit résider dans un piquet de terre. Pour le vérifier, utiliser un voltmètre. Si le voltage résiduel existe sur le dernier piquet de la terre de votre installation, ajouter un autre piquet de terre. 

 

 

Des tests réalisés en 3 phases :

 

1.      Mesurer la tension sur la clôture à plus de 100m du système de mise à la terre

 

2.      Mettre la clôture à la masse en disposant quelques piquets de fer sur les fils électriques à 100m au moins de l’électrificateur, jusqu'à ce que la tension mesurée sur le fil descende à moins de 1kV

 

3.      Mesurer ensuite la tension à la terre. Elle ne doit pas dépasser 0,3 kV. Sinon, il faut améliorer son système de mise à la terre (bentonite ou un plus grand nombre de tiges de terre.

 

En cas de prises de terre multiples, elles doivent être distantes de l’équivalent de 2 fois leur longueur respective et être reliées entre elles avec de bonnes connexions et un fil de bon diamètre)

 

Avoir un système de clôture qui conduit bien le courant ; conducteurs fiables de bon diamètre et isolateurs fiables

 

Il est faux de penser qu’un fil de gros diamètre consomme plus de courant, au contraire il conduit mieux le courant.

 

Il est faux de penser qu’une clôture composée de 2 ou 3 rangs de fils, consomme plus de courant, au contraire elle conduit mieux le courant.

 

La distribution de l’électricité se raisonne comme la distribution de l’eau. On met un gros tuyau au début, et des plus petits en dérivatifs. Pour la clôture électrique, c’est la même chose, si on installe un fil de petite section au départ, on freine le transport du courant électrique. 

 

Tout comme la connexion entre l’appareil et la ligne à électrifier doit être franche et bien serrée.

 

● Pour les clôtures mobiles n’utiliser que des fils électroplastiques

 

● Il convient de ponter les fils tous les 300m pour éviter les pertes de courant

 

 

Quelques données techniques

 

Résistance du fil de clôture :

400m de clôture : résistance max 2,4 ohms/m

5 Km de clôture : résistance max 0,25 ohms/m

13 Km de clôture : résistance max 0,08 ohms/m

 

La puissance souvent indiquée sous 500 ohms correspond à une végétation normale ou au contact de l’animal avec la clôture. C’est la valeur de puissance la plus importante.

 

Puissance de clôture

1J/km de clôture

De 1 à 5J = 3 à 4 KV

1m de prise de terre/Joule

 

Comprendre les paramètres 

- Le joule : L'énergie produite, transportée par le fil, est mesurée en joules. Un joule équivaut à un watt par seconde. C'est le joule qui crée la douleur. Dans un système de clôture électrique, la seule énergie qui compte c'est l'énergie de décharge (ou énergie d'impulsion) au contact du fil conducteur. 


Certains postes sont équipés de régulateur de joules. Ce dispositif permet de compenser les pertes éventuelles sur une clôture, lors d'un contact ou d'une panne. On peut comparer le régulateur à un turbo sur un moteur. 

- Le voltage : La tension est mesurée en volts pour assurer le transport du courant. La tension qui doit être restituée à l'animal est plus importante que la tension à vide. 

- Les ohms : L'ohm mesure la conductibilité, c'est-à-dire la capacité à amener le courant. Plus la valeur est petite, meilleure est la conductibilité.  

 

 

Quelques remarques importantes

 

Si le fil de départ doit traverser un mur, il est conseillé de le placer à l'intérieur d'un tube épais en matière plastique, comme un tube d'arrosage.

 

Il est souhaitable d'éviter de faire suivre côte à côte le fil d'alimentation et le fil de terre.

 

Quant aux fils isolants utilisés pour longer un bâtiment, un talus ou traverser une route, il ne faut pas se laisser tenter par de la récupération ou de l'adaptation. Exit les fils de téléphone, les double fils prévus pour du 220 v, etc....

 

Il ne faut pas oublier que c'est du 4 000 volts et plus qui passe dedans. C'est pourquoi on a des déperditions de courant. Les éleveurs le remarquent aisément : des arcs électriques s'échappent des fils isolants inadaptés.

 

La nuit, il est intéressant de faire des repérages visuels pour voir s'il y a des arcs électriques, ennemis de la clôture.

 

De jour, on peut suivre la clôture avec un poste radio grandes ondes : des parasites se produisent où il existe des problèmes d'isolation.

 

Il est facile de contenir un bovin, un cheval, des chiens…, c'est plus difficile avec des moutons, des chèvres, de la volaille et encore plus difficile s'il s'agit de se prémunir de l'entrée des sangliers, de chevreuils, de lapins… qui ne connaissent pas nécessairement les effets d'une clôture électrique. Entre les deux premières catégories d'animaux, la longueur électrifiée pour un même matériel va de 1 à 2. 

 

Les fabricants indiquent aussi sur leurs électrificateurs une norme européenne précisant la longueur théorique électrifiable. Les chiffres sont généralement très élevés, mais n'ont aucune valeur pratique. Il ne faut pas en tenir compte. 

 

La végétation touche-t-elle ou non les fils ? Autrement dit, quel temps passe-t-on à entretenir ses clôtures ? La longueur électrifiée passe facilement de 1 km avec une végétation abondante à 9 km si rien ne touche. L'écart est un peu moins grand (1 à 5) avec les matériels les plus puissants. 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:34

« La désertification est un joli mot pour la terre qui se transforme en désert », commence Allan Savory dans ce puissant discours. Et de manière terrifiante, ça arrive à peu près aux deux tiers des prairies dans le monde, en accélérant le changement climatique et en poussant des sociétés pastorales à sombrer dans le chaos social. Allan Savory a consacré sa vie à arrêter cela. Il croit maintenant, et son travail à ce jour le montre, qu'un facteur surprenant peut protéger les prairies et même récupérer les terres dégradées qui était autrefois des déserts.

 

Voici une vidéo incontournable d’Allan Savory, spécialiste du pâturage tournant intensif et de l’analyse holistique. Fait intéressant, il se dit inspiré par André Voisin (voir article), dont les ouvrages ne sont que principalement édités qu’en Anglais (Les éditions ''La France Agricole'' a réédité en 2013 ''La productivité de l'Herbe'' l'ouvrage de référence d'André Voisin et disponible en cliquant ici !), et dont le nom est souvent cité par les grands noms de l’agronomie internationale.

 

Cliquez ici pour voir la vidéo

 

Autre vidéo d'une conférence d'Allan Savory (en Anglais)

 

Toute la videothèque de l'Institut Allan Savory

 

 

Portrait d'Allan Savory

 

Allan est né en Rhodésie, en Afrique australe. Il a poursuivi un début de carrière en tant que biologiste de recherche et Ranger de jeu dans le service colonial britannique de ce qui était alors la Rhodésie du Nord (aujourd'hui Zambie), et plus tard en tant qu'agriculteur, jeu éleveur, homme politique et consultant international, basé en Rhodésie du Sud (aujourd'hui Zimbabwe) . Dans les années 1960, tout en travaillant sur les problèmes interdépendants de la pauvreté croissante et de la faune de disparaître, il a fait une percée importante dans la compréhension de ce qui a été à l'origine de la dégradation et la désertification des écosystèmes prairiaux de la planète. Il a continué à travailler, en tant que conseiller en gestion des ressources, avec de nombreux gestionnaires, finalement, sur quatre continents, afin de développer des solutions durables.

 

Ses premiers résultats dans la dégradation des terres d'une manière qui a fait, plutôt que de coût, de l'argent ont été impressionnants. Mais, comme il a souvent Unis, ses échecs étaient tout aussi impressionnant! Enfin, dans le milieu des années 1980 le dernier de certaines pièces manquantes clés est tombé en place. Depuis lors, des milliers de gestionnaires des terres, du bétail et de la faune ont pu démontrer des résultats cohérents, suivant la méthode qu'il a appelé «gestion holistique."

 

Allan Savory a servi comme membre du Parlement, dans les derniers jours de la guerre civile et leader du Zimbabwe de l'opposition au parti au pouvoir dirigé par Ian Smith. Exilé en 1979, en raison de son opposition, il émigre aux Etats-Unis où il a co-fondé l'organisme sans but lucratif holistique Management International avec son épouse, Jody Butterfield. En 1992, ils ont formé une deuxième organisation à but non lucratif (aide sociale), près de Victoria Falls, au Zimbabwe, le Centre africain pour la gestion holistique, don d'un ranch qui pourrait servir de lieu de formation pour les gens de toute l'Afrique. Savoureux et les cinq chefs locaux sont des fiduciaires permanents du Centre Afrique.Savoureux et son épouse partagent leur temps entre le Zimbabwe et le Nouveau Mexique.

 

En 2003, Savory a reçu le Prix international de Banksia pour la personne ou organisation faisant le plus pour l'environnement à l'échelle mondiale. Ses travaux actuels en Afrique reçoit beaucoup d'éloges et la reconnaissance et le Centre africain pour la gestion holistique a été annoncé le gagnant du Buckminster Fuller Award 2010 pour l'organisation du travail pour résoudre les problèmes les plus urgents de la planète.

 

Pour en savoir plus sur l'Institut Savory

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:00

Entre avoir voulu nous imposer une vaccination inutile et dangereuse contre la FCO (obligation levée),  nous obliger à identifier nos bêtes avec un bouclage électronique, voilà qu’ils veulent nous imposer des 2015 à acheter nos béliers en centre de sélection.

 

En tant que petit éleveur, j’en ai marre que l’on cherche à nous imposer de nouvelles réglementations certes utiles pour les gros éleveurs, mais inutiles et couteuses pour nous, petits éleveurs.

 

La vérité, c’est qu’à Bruxelles, les eurocrates sous l’influence de lobbying agro-industriels pondent des réglementations dont ils ne mesurent aucunement les conséquences pour les petits paysans. Comme j’aime le résumer : « Ces eurocrates fixent le prix de la betterave alors qu’ils ne savent même pas semer un radis ».

 

J’aimerais tout simplement qu’ils arrêtent de nous imposer leurs réglementations mais plutôt qu’ils nous laissent le choix du système d’identification électronique ou traditionnel,  le choix de reproducteurs selon nos propres critères de sélection, le choix de vacciner ou pas nos bêtes…

 

En ce qui me concerne, j’ai toujours choisi des béliers correspondant à mes critères (voir article) et génotypés ARR/ARR (voir article) dans élevages paysans. Donc selon les exigences sanitaires, j’ai des reproducteurs très peu sensibles à la tremblante du mouton.

 

En ce qui concerne la puce électronique, je pense qu’elle est utile pour les gros éleveurs et les abattoirs pour faciliter l’identification des bêtes dans les couloirs de contention. Maintenant, ce système d’identification représente un surcoût difficile à supporter.

 

Quant à l’obligation de la vaccination contre la FCO elle a été levée.

 

Alors comment lutter habilement contre toutes ces inepties réglementaires, tout simplement, en nous mobilisant nationalement, sans syndicalisme, et non plus localement comme c’est le cas dans la Drome, en organisant des campagnes d’informations sous diverses formes comme par exemple, l'organisation de projections publiques de certains films, comme par exemple le film « Mouton 2.0 » d’Antoine Costa & Florian Pourchi…

 

Voici la bande annonce du film Mouton 2.0 :  

 

                       

 

                           mouton-2.0.jpg


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Published by Franck. - dans Coups de gueule
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 18:28

 

Les plantes fourragères tannifères peuvent avoir des effets bénéfiques sur la productivité et la santé des ruminants (apport protéinique amélioré, protection contre le météorisme et propriétés antiparasitaires). Toutefois, les tanins concentrés peuvent également diminuer leur appétence, leur digestibilité (CUD) et la prise alimentaire volontaire.

 

Des connaissances fondamentales sur la gestion, l’appétence et les propriétés antiparasitaires de plantes fourragères tannifères pour leur utilisation pratique en agronomie, en mettant l’accent sur leur utilité dans la lutte contre les nématodes gastro-intestinaux en élevage biologique ont étaient dégagées d’une étude de scientifiques interdisciplinaires suisses.

 

Ils ont découvert que le sainfoin (Onobrychis viciifolia), le lotier corniculé (Lotus corniculatus) et la chicoré sauvage (Cichorium intybus) convenaient à la culture dans les conditions tempérées des essais, tandis que lotier des marais (Lotus pedunculatus) n’offrait pas une concurrence suffisante aux espèces non semées.

 

Cultiver des espèces fourragères tannifères mélangées à la fétuque des près (Festuca pratensis) plutôt qu’en monoculture présentait l’avantage d’augmenter le rendement en matière sèche totale (MS) (particulièrement dans le cas des légumineuses tannifères) et de diminuer les proportions de MS des espèces non semées.

 

Cependant, à cause de la dilution causée par la fétuque des près qui est non tannifère, les concentrations en tanins des mélanges étaient nettement plus faibles et les fluctuations saisonnières de ces concentrations étaient plus importantes que les essais de monocultures.

 

Par espèce, les concentrations de tanins étaient les plus élevées chez le sainfoin, suivi du pied-de-poule et très faibles chez la chicorée sauvage. Au plan de l’appétence, en fourrage sec, tous les fourrages tannifères se comparaient à un mélange de Ray-Grass Anglais /trèfle ; en ensilage, l’appétence su sainfoin était nettement supérieure à celle du mélange de Ray-Grass Anglais/trèfle de contrôle.

 

L’administration de Sainfoin séché ou ensilé à réduit le compte d’œufs de parasites dans les fèces des agneaux co-infectés par les espèces de nématodes gastro-intestinaux (Haemonchus contortus et Cooperia curticei).

 

On peut en conclure que le sainfoin - sous forme sèche ou ensilée -- est la plante la plus prometteuse des espèces fourragères testées, de par sa commodité de culture, sa teneur élevée en tanins, sa haute appétence et ses capacités antiparasitaires.

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 04:33

Lorsque l’on a la chance d’avoir un bon chien de travail, doté d’un bon naturel (voir article déjà publié), par confort et efficacité, on a tendance à laisser œuvrer « librement » le chien dans ses tâches au quotidien. C’est mon cas.

 

En effet, étant double-actif, je n’ai pas toujours beaucoup de temps, donc dès que j’arrive aux pâturages, je sors mon chien du véhicule afin :

 

qu’il aille rechercher, rassembler et me ramener les brebis,

 

ou

 

- qu’il maintienne les animaux à distance afin que je puisse rentrer avec le véhicule dans le pré sans problème,

 

ou

 

- qu’il me repousse et contienne les brebis afin de remplir les râteliers et les auges dans la tranquillité

 

Donc le chien, selon la commande initiale, sait ce qu’il a à faire. Et connaissant son travail, je ne me préoccupais de ce qu’il faisait et je vaquais à mes tâches tranquillement.

 

Mais au fil du temps, le problème que j’ai pu rencontrer, c’est que lorsque l’on arrivait à proximité du pré, le chien était déjà  dans les «starting-blocks» prêt à en découdre avec les brebis. Il en résultait que le chien avait trop d’impact sur les brebis, même de loin ; les brebis s’affolaient et n’étaient plus manipuler dans le calme.  

 

Il me fallait résoudre cette problématique. J’ai donc commencé par modifier les routines de travail du chien en  les  compliquant par des successions d’ordres  afin de renforcer sa capacité d’écoute et de modifier son attitude « fleur au fusil » qui affolé les brebis.

 

Résultat après quelques semaines, le chien s’était assoupli et les brebis étaient beaucoup moins affolées et de nouveau manipulées dans le calme.

 

Depuis, je veille régulièrement à ce que le chien ne s’installe plus dans des routines de travail et j’ai moi-même modifié mon attitude un peu « speed » qui excitait également mon chien.

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 02:20

 

La plupart des producteurs d'ovins s'entendent qu'il n'existe pas une seule méthode ou pratique de lutte en mesure d'éliminer la prédation. Pour lutter de façon efficace contre la prédation les éleveurs doivent adapter des pratiques de gestion et implanter des méthodes de lutte contre les prédateurs qui répondent précisément aux problèmes auxquels une exploitation fait face.

 

Les éleveurs se sont de plus en plus intéressés à l'utilisation d'animaux gardiens pour le bétail, aussi appelés animaux de lutte contre les prédateurs ou animaux protecteurs du bétail, comme moyen non létal de réduire la prédation. Parmi les animaux utilisés à l'heure actuelle pour garder les moutons, mentionnons les chiens, les lamas et les ânes, que l'on entraîne spécialement à cette fin.

 

De plus en plus d'éleveurs ont recours à des ânes pour garder leurs moutons du fait de leur coût modique, de leurs besoins d'entretien minimes, de leur longévité et de leur compatibilité avec les autres méthodes de lutte contre les prédateurs. Ils consomment aussi les mêmes aliments que les moutons.

 

En Australie, aux États-Unis et dans l'Ouest du Canada, des éleveurs d'ovins ont utilisés des ânes « bergers » avec succès pour protéger leur troupeau contre des prédateurs comme les loups, les coyotes, les renards... et les chiens errants.

 

L'Ontario Predator Study a indiqué qu'environ 70 % des ânes utilisés avaient été évalués comme offrant un excellent ou un bon service de protection du troupeau.

 

Toutefois l'efficacité des ânes variait de l'élimination totale de la menace à aucun impact sur la prédation, tout en étant simultanément la cause d'autres problèmes au sein du troupeau.

 

Dans de nombreux cas, de mauvaises pratiques de gestion et des attentes non réalistes (trop grand nombre de moutons, moutons ou pâturages sur une trop grande superficie...) étaient autant ou plus en cause que les échecs ou les manquements des ânes.

 

 

Comment les ânes protègent le troupeau

 

Pour que les ânes puissent offrir la meilleure protection possible contre les prédateurs, il faut bien comprendre au départ comment ils protègent le troupeau.

 

L'animal gardien, toute espèce confondue, n'est pas différent d'un gardien de sécurité dans la mesure où pour une protection efficace, il doit être au bon endroit au bon moment.

 

Plus les animaux bergers passent de temps avec le troupeau plus ils auront la chance d'être présents au bon moment.

 

L'âne possède un instinct grégaire naturel qui le porte à s'attacher aux moutons, il passe alors la plus grande partie du temps avec eux.

 

Son instinct grégaire naturel, ajouté à son aversion et à son agressivité innées à l'encontre des coyotes et des chiens, peut en faire un auxiliaire efficace pour la garde du troupeau, à condition qu'il ait été adéquatement entraîné.

 

Les ânes détectent les intrusions en se basant sur des indices visuels et auditifs. Quand ils sont approchés, les moutons ont tendance à se déplacer pour que l'animal berger se retrouve entre l'intrus et eux.

 

Les braiments violents et la prise en chasse rapide de l'âne peuvent effrayer les prédateurs et avertir le berger.

 

La plupart du temps, les ânes vont affronter les chiens ou les coyotes et les chasser du pâturage.

 

Si les prédateurs canins ne se retirent pas rapidement l'âne gardien passe à l'attaque, il se cambre sur ses pattes arrière et il les frappe des deux pattes avant. Un coup assez fort peut blesser, mettre à mort ou pour le moins décourager un prédateur.

 

 

Compatibilité des ânes avec les moutons

 

S'ils en ont l'occasion, la plupart des ânes s'attachent aux moutons et les protègent contre les prédateurs.

 

Pour favoriser leur attachement aux moutons, il faut les placer au contact des moutons le plus tôt possible.

 

Pour que l'âne démontre son instinct véritable de gardien, les moutons et lui doivent d'abord se reconnaître comme faisant partie du même troupeau.

 

L'idéal est que l'âne femelle et son petit soient élevés avec les moutons. Le petit sevré est ensuite laissé seul avec le troupeau.

 

Certains affirment qu'à cause de son côté très sociable il est préférable que l'âne travaille seul pour protéger efficacement les moutons.

 

Il est possible que si on laisse les ânes bergers se mêler aux bovins, aux chevaux ou à d'autres ânes, ils pourraient alors négliger les moutons.

 

Tout n'est pas perdu si l'âne n'a pas été élevé avec les moutons.

 

Il est encore possible de lui enseigner à protéger les moutons s'ils sont logés à proximité les uns des autres pour une à deux semaines.

 

D'ordinaire après une période d'adaptation l'âne peut être envoyé avec les moutons, avec plus de surveillance au début pour détecter tout indice de conflit potentiel.

 

Pour que le troupeau soit protégé de façon efficace contre les prédateurs l'âne et les moutons doivent être compatibles.

 

Il ne faut pas s'attendre que compatibilité signifie « sans aucun conflit »! Comment les ânes interagissent individuellement avec les moutons varie grandement.

 

Rappelons que le comportement et l'humeur de l'âne peuvent devenir imprévisibles pendant l'oestrus, ou quand les brebis mettent bas.

 

Ce ne sont pas tous les ânes qui font de bons gardiens de troupeau, il existe d'importantes différences comportementales d'un animal à l'autre.

 

Certains ânes sont exagérément agressifs envers les ovins.

 

Ce comportement se manifeste en les prenant en chasse, en leur donnant des coups de dent aux oreilles ou à la toison, en leur bloquant l'accès à l'eau ou aux aliments, ou à l'extrême, en blessant ou même en tuant des agneaux ou des moutons.

 

 

Compatibilité des ânes avec les chiens de la ferme et les humains

 

L'aversion naturelle de l'âne à l'encontre de la gent canine peut inclure aussi le chien berger ou le chien de la ferme.

 

Il s'agit de bien encadrer au départ les interactions entre l'âne et le chien et de les superviser.

 

La plupart des chiens bergers s'adaptent avec le temps et apprennent éventuellement à travailler avec l'âne plutôt que de tenter de le contrôler comme s'il était l'un des moutons.

 

Il faut aviser les voisins qui ont des chiens de la présence d'un âne berger et des conflits potentiels pouvant survenir entre les ânes et les chiens errants.

 

Malgré leur agressivité naturelle envers la gent canine, la plupart des ânes sont d'un naturel doux et docile avec les humains.

 

 

Éléments à considérer pour l'achat d'un âne comme gardien de moutons

 

Taille, conformation et comportement

 

La plupart des ânes miniatures sont vraisemblablement trop petits pour affronter efficacement les prédateurs.

 

En ce qui concerne les grands ânes, même si leur taille permet de repousser aisément les prédateurs, ils ont tendance à être plus difficiles à contrôler.

 

Il semble donc que les animaux « standards » combinent mieux les aptitudes de lutte contre les prédateurs et de caractère facile.

 

Parmi les éléments clés à examiner, notons une bonne conformation, des pattes droites et une bonne attitude.

 

On peut vérifier les tendances agressives d'un âne à l'encontre des chiens en introduisant un chien dans un petit enclos avec le gardien éventuel.

 


 

Taille du troupeau et nombre d'ânes gardiens

 

Les éleveurs de petits troupeaux ont plus tendance à utiliser les ânes comme gardiens de troupeaux.

 

Les ânes semblent remplir le mieux leur rôle protecteur avec des troupeaux de moins de 100 brebis.

 

Idéalement, un âne pourrait garder jusqu'à 200 brebis en terrain plat et aride si les moutons sont dans un seul pâturage.

 

L'utilisation des ânes gardiens est limitée pour les troupeaux plus nombreux et sur les pâturages vallonnées et boisées, à moins de consacrer un âne à chaque groupe ou à chaque pâturage.

 

Rappelons que si des ânes sont aussi utilisés dans des pâturages adjacents il faut s'assurer de délimiter adéquatement ces superficies pour que les ânes restent chacun avec leurs moutons et non pas les uns avec les autres.

 

Il faut aussi être conscient qu’un groupe de chiens errants peut distraire l’âne de son troupeau pendant que d’autres attaquent les moutons non protégés.

 

 

Genre de l'âne

 

Une femelle et son petit offrent probablement la meilleure protection, toutefois les femelles travaillent aussi très bien seules.

 

Les ânes castrés sont aussi efficaces, ils sont surtout populaires pour leur tempérament égal.

 

Les jacks (mâles intacts) ne sont pas utilisés aussi couramment car ils ont tendance à être trop agressifs tant avec les moutons qu'avec les personnes.

 

 

Comportement surprotecteur

 

On a déjà vu des ânes qui étaient surprotecteurs de leur troupeau.

 

Il faut être prudent pendant la saison de l'agnelage, certains ânes gardiens peuvent considérer les agneaux comme des intrus.

 

Le comportement surprotecteur peut aller assez loin, des agneaux peuvent être blessés ou mis à mort.

 

Autre conséquence potentielle de ce comportement, l'âne peut nuire aux rencontres du bélier avec les brebis.

 

Pendant la saison de reproduction et d'agnelage, on peut mettre l'âne dans un abri ou un enclos différents, ou jusqu'à ce que les agneaux soient bien attachés à leur mère et assez solides sur leurs pattes, ce qui devrait résoudre ces problèmes.

 

Toutefois, l'utilisation d'un animal gardien qu'il faut retirer quand le risque de prédation est élevé si l'agnelage a lieu au pâturage demande réflexion.

 

Avantages et désavantages des ânes gardiens par rapport aux chiens bergers

 

Tout comme les ânes, les chiens spécialement entraînés peuvent aussi protéger les troupeaux contre la prédation.

 

Contrairement aux chiens toutefois, les ânes n'ont pas tendance à vagabonder, à la condition que les clôtures soient bien entretenues.

 

Les ânes vivent plus longtemps que les chiens et avec une bonne gestion les producteurs peuvent s'attendre à ce que les ânes fournissent de 10 à 15 années de protection fructueuse.

 

En moyenne, il en coûte moins d'acheter et de maintenir des ânes que des chiens pour garder les troupeaux puisqu'en plus ils sont surtout nourris d'aliments produits à la ferme.

 

 

Soins et gestion des ânes

 

L'un des avantages particuliers de l'utilisation des ânes comme gardiens est qu'ils peuvent manger les mêmes aliments que les moutons, à moins que le foin ne contienne une très grande proportion de légumineuses à haute teneur en protéines.

 

Des fourrages provenant de pâturages riches ou composés de légumineuses fourragères de haute qualité ne sont pas recommandés parce que les ânes ont de faibles besoins énergétiques et sont portés à l'obésité et à certains désordres métaboliques comme la fourbure et l'hyperlipidémie si on leur laisse le choix des aliments.

 

Pour bien se porter les ânes ont besoin de consommer du foin de bonne qualité et dans la plupart des cas d'un peu de grains.

 

C'est la taille et l'état corporel de l'âne qui dictent la quantité du foin et du grain que l'animal doit consommer.

 

Règle générale la prise alimentaire de matière sèche totale (foin et grain) pour le maintien équivaut à environ 2,0 % du poids de l'animal.

 

Pour un âne de 250 kg, la prise alimentaire de matière sèche totale est d'environ 5 kg. Si on prévoit une période au pâturage de 185 jours et 180 jours de fourrage, il en coûterait environ 130 €/an (0,7€/jour) pour nourrir un âne avec du foin au prix de 115€ la tonne.

 

Il vaut mieux nourrir l'âne séparément. Autrement l'âne plus gros et plus dominant pourrait empêcher les moutons d'avoir accès à la mangeoire ou même les en chasser et potentiellement les blesser.

 

Il faut tailler les onglons des ânes tous les 3 ou 4 mois, ce qui totalise environ 75 €/an. Le soin des sabots de l'âne est primordial pour qu'il soit efficace dans sa chasse aux prédateurs.

 

 

 

Aspects économiques et conclusion

 

Avant de mettre en œuvre toute méthode de lutte contre les prédateurs, les producteurs se demandent toujours « Quel est le prix ? » et «Le problème de prédation est-il si grave pour engager des coûts de mise en œuvre et de maintien d'une méthode de lutte ? » La meilleure approche reste peut-être de déterminer les réponses à ces questions en comparant les coûts d'achat et de maintien d'un âne avec le nombre d'agneaux que le gardien devrait sauver pour couvrir ses frais.

 

En supposant qu'on achète un âne pour 500 € et qu'il protège le troupeau des prédateurs pendant 10 ans, le coût annuel en capital serait de 50 € par an.

 

Les frais d'entretien d'un âne, aliments produits sur la ferme, taille des onglons et autres frais, se chiffrent au total à environ 200 € par an.

 

Avec un prix de vente d’un agneau aux environs de 200 €, il suffirait que l'âne sauve la vie de deux ou de trois agneaux par an pour couvrir ses frais.

 

Les ânes ne peuvent être à eux seuls la solution contre les prédateurs, ils ont certainement prouvé cependant qu'ils étaient efficaces pour réduire la prédation dans des circonstances précises quand ils sont adéquatement gérés.

 

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 15:31

 

La trilogie  troupeau-berger-chien n'est pas une image d'Epinal, mais une réalité complexe qui éloigne définitivement le travail de conduite d'une simple discipline sportive.

 

Je suis ni un compétiteur, ni un spécialiste du dressage, mais un utilisateur passionné qui a eu la chance d'être initié dans un esprit animalier authentique et profondément respectable, avec une qualité de chiens que j’ai envie de voir perdurer dans les meilleures conditions. 

 

Le Border-Collie, ce chien de berger est décrit par tous les utilisateurs comme un chien brillant, alliant l'initiative et le sens du troupeau à la réceptivité au dressage, dans un respect et une soumission indispensables à son conducteur.

 

Je ne m'étendrai pas ici sur les multiples qualités du Border, mais je souhaite rappeler l'admiration que je porte aux grands cynophiles qui l'ont façonné.

 

A chaque médaille son revers, et je tiens à souligner que le Border nécessite un conducteur affirmé pour exprimer tout son potentiel.

 

J'ai souvent entendu ses détracteurs affirmer bêtement que le Border fait tout d'instinct et qu'il n'est donc pas besoin d'être un grand dresseur pour lui faire réaliser des prouesses ! C'est bien méconnaitre les chiens que de tenir ce genre de propos !

On ne peut pas aussi facilement faire l'amalgame entre potentiel et résultats.

 

A l'inverse, la comparaison si fréquente avec une "formule 1" ne me satisfait pas. Je reconnais bien volontiers que seul un pilote confirmé peut tirer la quintessence d'une telle "débauche de chevaux", mais le Border est d'une grande souplesse et tout conducteur correctement initié obtiendra davantage que ce qu'il attend d'un authentique Border de travail. Le tandem maître/chien a un prix qui est celui de la sélection et de l'apprentissage !

 

C'est dans ce contexte que je m’inscris en tant qu'utilisateur, mais aussi en tant que cynophile soucieux de ne pas "gaspiller" par dilution le capital génétique du Border.

 

Il me paraît indispensable de maintenir la pression initiale de sélection qui a forgé cet auxiliaire incomparable du berger en ne mettant en reproduction que les sujets dont les aptitudes naturelles sont flagrantes.

 

"Atchoum" mon premier Border-Collie est doté d'un naturel exceptionnel, et je dois reconnaitre, aujourd’hui, auprès des années de complicité, qu'Atchoum, pour sa disponibilité, son énergie, son bon caractère, pour avoir si bien "encaissé" mes erreurs éducatives et mes maladresses de débutant, qu'il est un chien fabuleux et un pédagogue hors pair !

 

Après des années de dur labeur, Atchoum est maintenant en prè-retraite.

 

Aujourd'hui, Fax, le fils d'Atchoum et Jo le petit-neveu d'Atchoum qui sont au boulot, et je suis heureux qu'ils aient hérité des qualités que j'aime dans leur origines, celles des Causses de l'Autan.

 

 

 

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:42

 

L'animal est-il une machine employée à convertir en argent l'herbe et les autres fourrages ? ou encore, tel qu'il est décrit par certains zootechniciens, un instrument dont la finalité est de produire le maximum de lait et de viande dans le temps le plus court avec le minimum de frais ?

 

Contraindre l'animal à une hyper-productivité en raison de considérations strictement économiques, sans tenir compte de ses besoins profonds, n'est pas une base saine pour une société moderne.

 

Pour quelques agriculteurs, l'animal est placé au centre des préoccupations. Il est considéré comme un serviteur à accompagner, à ennoblir.

 

 

QUELQUES PRATIQUES SPÉCIFIQUES 

 

Quelques méthodes d'élevage renoncent à toute productivité disproportionnée et recherche un équilibre en fonction du terroir et de la nature profonde des différentes espèces animales.

 

Une trop grande productivité romprait l'équilibre du domaine et mettrait en péril la santé et l'évolution de l'ensemble.

 

Concrètement, cela signifie la recherche d'un rendement qui soit en accord avec les capacités de l'animal.

 

L'intérêt devrait se porter vers les qualités intrinsèques et la nature même d'une race animale.

 

 

Respect de l'intégrité physique des animaux

 

Nous voulons des animaux avec leurs cornes, avec leur queue... Ils sont considérés comme des organes participant pleinement à la physiologie des ruminants. Ils ont sans doute une importance particulière dans les phénomènes de la digestion. L'évolution de la porosité de l'os frontal après ablation des cornes chez les jeunes ruminants, traduirait-elle une nécessité physiologique de disposer d'une circulation intense de sang et d'air dans cette partie du crâne ?

 

Les cornes d'animaux adultes sont indispensables à la pratique de la biodynamie : elles sont utilisées après la mort des animaux pour l'élaboration de certaines préparations biodynamiques.

 

Quant à 'importance de la queue, voir l'article spécifique déja publié

 


 Une alimentation à l'image de la plante entière

 

Feuilles, racines et fourrages fleuris sont indispensables à la santé et à la fécondité du troupeau.

 

La prairie et les fourrages grossiers sont la base d'une alimentation conforme à la nature des ruminants.

 

Les graines ne sont distribuées qu'en quantité très limitée, en évitant les céréales potentiellement destinées à la consommation humaine.

 

L'emploi de la graine de lin trempée pour les jeunes, ainsi que l'emploi régulier des tisanes pour tous les animaux, font partie des pratiques spécifiques pour favoriser la vitalité et la qualité des productions.

 

L'emploi de l'ensilage est plus que limité avec une acceptation des ensilages pré-fanes de type haylage, dans les régions où, pour des raisons climatiques, une récolte de foin suffisante est impossible.

 

Il existe une relation directe entre la quantité d'ensilage ingérée et les phénomènes d'agressivité dans le troupeau.

 

Cette restriction, si elle est associée à des bâtiments adaptés, permet de maintenir un cheptel cornu en toute sécurité en stabulation libre.

 

Il est nécessaire de disposer, en les maintenant ou en les laissant se reformer, d'une partie de prairies permanentes (ou de très longue durée), tendant ainsi vers un système naturel où la végétation s'équilibre en fonction du sol, du climat, du mode de conduite, de la nature et de la diversité du cheptel présent.

 

La constitution de paysages complexes avec des haies, des bosquets, de la forêt est indispensable. La haie diversifiée est un facteur nutritionnel essentiel pour tous les ruminants : les méristèmes et les cambiums des jeunes pousses sont un élément important de l'alimentation et on en récolte même des bouquets à sécher pour assurer en quantité minime un apport dans les périodes difficiles (maladie, vêlage, lactation et périodes de transition après la rentrée à l'étable et avant la mise à l'herbe).

 

 

Prévention et stimulation des défenses naturelles

 

Depuis longtemps, la recherche des éleveurs en biodynamie s'est orientée vers la prévention, par la recherche d'animaux rustiques.

 

Pour cela, une productivité modérée, une alimentation équilibrée et améliorée par l'emploi soigné des préparations biodynamiques, en particulier la silice de corne, permet d'obtenir des résultats intéressants en matière de santé et même de résistance au parasitisme, tant interne (strongles), qu'externe (varron).

En cas de besoin, les remèdes issus de la pharmacopée naturelle sont privilégiés (aromathérapie, phytothérapie, homéopathie et médecine d'orientation anthroposophique).

 

Il est aussi recommandé de laisser des zones improductives, non soumises au pâturage. Par exemple, les prairies humides qui constituent des zones refuges pour les champignons et cryptogames divers. L'expérience montre qu'en leur accordant ainsi volontairement une place restreinte mais choisie, ils sont moins agressifs sur les cultures environnantes.

 

 

PRÉSENCE DES MALES REPRODUCTEURS

 

L'accouplement naturel est la base recommandée.

 

Les buts de sélection habituels des centres d'insémination sont adaptés à une agriculture productiviste recherchant une grande précocité, avec des objectifs de rendements élevés, obtenus avec une alimentation essentiellement à base d'ensilage et de grandes quantités de céréales.

 

D'autre part, nous assistons pour presque toutes les races animales à une mondialisation des semences et à une diminution considérable des souches de reproducteurs, avec des objectifs de sélection unilatéraux.

 

Nous souhaitons privilégier un rendement modéré avec une bonne qualité fromagère ou beurrière selon les cas, favoriser la longévité des animaux, leur résistance, leur fertilité et leur santé.

 

La capacité à bien valoriser les fourrages grossiers, à bien digérer, à fournir des bouses bien moulées capables de fournir une bonne ambiance d'étable et par la suite une bonne évolution du processus de compostage, nous paraissent des objectifs de sélection essentiels ; il faudrait encore y ajouter l'adaptation au terroir et les qualités de domestication, de comportement social et de non-agressivité.

 

Enfin la présence du male reproducteur, malgré les difficultés de son maniement et le savoir-faire que cela suppose, nous semble aller dans le sens du respect des relations sociales dans un troupeau.

 

La saillie naturelle est une récompense pour la femelle après la disponibilité psychique et corporelle que représente sa mise en chaleur.

 

Les bons taux de fécondité ainsi obtenus tendent à valider cette volonté de privilégier la monte naturelle. 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 06:33

Le yaourt nature fouetté et mélangé avec de l'eau chaude (environ 45°c) pour le liquéfié afin de pouvoir l'administré en biberon pour des agneau ou à en pistolet-drogueur pour des adultes.

Personnellement, j'ai déja sauvé des jeunes agneaux en diarrhée en les biberonant au yaourt jusqu'à que la diarrhée se stoppe, en général, c'est très efficace et rapide grace aux ferments lactiques contenus dans le yaourt.

Très récemment, j'ai sauvé un jeune bélier d'environ 8 mois avec cette méthode. 

Cette méthode est bien connue des anciens bergers.

 


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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:30

L'automne est arrivé, c'est l'heure pour mes brebis et leurs agneaux d'aller glaner les fruits de l'automne en forêt, mais cette année, la nature nous a joué un mauvais tour : Pas de glands à manger, aucun chêne en a produit, je n'ai jamais vu ça ! Certes les chataigniers ont des fruits, mais rien d'autres.

Est-ce dû aux conditions climatiques anormalement douces du début d'année suivi d'un froid sibérien.

Etrange ?

 

 

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