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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:20

Si l'agriculture biologique se veut respectueuse et morale, son attrait de plus en plus grand n'échappe pas aux opportunistes.

Le logo AB Agriculture Biologique devient le drapeau de ceux qui se disent manger de qualité, bien que le consommateur bio ne fait pas toujours attention et devient la cible des "opportunistes du bio".

Voici les 4 principes de l'agriculture biologique, donnés par l'IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements, association internationale d'agriculture biologique): 

  • le principe de santé : Meilleure santé pour la nature et l'homme. 
  • le principe d'écologie : Respect de la biodiversité et des cycles de la nature. 
  • le principe d'équité : Respect des producteurs et du lien social. 
  • le principe de précaution : Pour permettre le bien être des générations tant actuelles que futures.

Ces quatre principes doivent s'appliquer ensemble afin de s'approcher le plus possible d'un système global économique et social, intrinsèquement lié à l'écologie.

Le problème qui se pose aujourd'hui est que le bio est à la mode, et que la majorité des consommateurs conviennent maintenant que ceux qui mangent bio acceptent de payer plus cher.

C'est une logique à la fois fausse, et à la fois défaillante.

  • Fausse car manger bio ne revient pas plus cher si l'on change ses habitudes alimentaires, bien que des consommateurs n'en n'ont pas envie. 
  • Défaillante car elle n'empêche pas celui qui vend un seul produit bio, de qualifier son magasin de bio, (même si 90% des produits ne le sont pas) et d'augmenter tous ses prix. En effet le label bio impose d'afficher le logo bio sur un produit effectivement bio, mais n'impose pas d'informer que les autres ne le sont pas.

D'un côté, certains disent " tant pis pour le consommateur naïf ", de l'autre, on s'alarme de cette fraude.

Vérifiez donc que les rayons bio de vos magasins respectent les quatre principes de l'IFOAM ci-dessus.

A nous consommateurs de ne pas nous faire avoir par la mode et les publicités et de faire attention aux étiquettes certifiées agriculture biologique... Produits fermiers bio et/ou produits industriels bio

Bientôt sortira un nouveau label "BioCohérence" pour aider les consommateurs à faire la différence.

 

Produits bio fermiers ou produits bio du supermarché ?

Si vous avez le choix entre un produit bio fermier et un produit bio du supermarché, que choisissez-vous ?

C'est un dilemme auquel nombre d'entre nous sont confrontés...

Le bio prend de l'ampleur et la grande distribution s'en empare. La promotion du bio est réussie: de plus en plus de personnes s'y mettent et prennent conscience que c'est un pas essentiel à franchir pour protéger sa santé et l'environnement.

 

Mais Mais ?...

Connaissez-vous l'histoire du petit village qui a perdu son boulanger ?

Il était une fois, un petit village français qui avait la chance d’avoir un dernier commerçant: le boulanger. Sa baguette est à 85 centimes, elle est croustillante et fraîche chaque matin.

Un jour, le supermarché de la ville à 10 km met la baguette à 0.50 €. Ravis et naïfs, les villageois achètent désormais leur pain au supermarché. Tant pis si elle est un peu moins fraîche, molle ou qu'elle a moins de goût: ils pensent faire des économies!

Quinze jours plus tard, le boulanger du village fait faillite. Une semaine plus tard, le supermarché remet la baguette à 85 centimes.

Les villageois sont outrés mais n'ont plus le choix. En plus d'acheter désormais une baguette moins bonne et fabriquée de manière industrielle, elle leur revient maintenant plus cher qu'avant car il faut aller la chercher en voiture!

Et surtout ils ont perdu :

  • Le sourire de la commerçante et son accueil personnalisé 
  • La mise en relation les uns les autres par la commerçante qui connait tout le monde 
  • Le gentil « oui, oui, pas de soucis vous réglerez demain, on se connait » 
  • Oui, je vais vous trouver ce dont vous avez besoin 
  • Venez, je vais vous montrer ce que vous cherchez 
  • N’oubliez pas de prendre votre... 
  • La farine et les autres produits achetés localement 
  • Un endroit où l’on rencontre les voisins en faisant ses courses 
  • Un lieu où l’on a des nouvelles du village

Et tous les autres services que le supermarché ne peut pas fournir.

 

Alors que faire ?

Le supermarché a des avantages... mais aussi des inconvénients. En effet, il vous propose certes des produits bio... mais cela reste des produits industriels venant parfois de loin. Il est plus intelligent de rechercher des produits locaux bio fermiers.

Pourquoi ?

Un produit fermier bio est un produit propre, juste et bon :

  • propre, c'est à dire proprement cultivé, sans pollution, et ne contenant pas de résidus de pesticides. Meilleur pour la santé et l'environnement, c'est le produit bio.
  • juste, c'est à dire produit de manière éthique: si notre premier objectif est de payer le moins cher possible notre alimentation, nous contribuons à l'exploitation des maraîchers, qu'ils soient en France ou à l'étranger.
  • bon, c'est à dire qui a du goût et qui contient tous les nutriments et vitamines dont nous avons besoin. Un "vrai légume" est un légume frais, qui a poussé naturellement et qui nous nourrit vraiment.

Privilégier les produits bio locaux et de saison et ne pas acheter de produits bio venant de Chine ou d'ailleurs est un fondamental. Conserver les relations sociales avec les commerçants est vital.

Enfin, apprendre à manger moins mais de meilleure qualité sauvera l'homme et la planète.

Êtes-vous prêt à franchir le pas et à conserver ce lien social et environnemental en achetant des produits bio fermiers ?

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:16

Cela a fait grand bruit : les arnaques sont partout, même dans le bio !

Des trafiquants achetaient en Roumanie des produits (céréales et fruits secs) bon marché, et les importaient dans les pays européens où le bio est en vogue, dont la France. (Source : Le Canard Enchainé, 22 août 2012)

Certains consommateurs français ont acheté et consommé pendant des mois des produits qu'ils croyaient bio. Les grossistes n'y ont vu que du feu : quand les organismes de certification sont négligents, nous sommes moins bien protégés.

 

La véritable fraude est-elle vraiment celle que l'on croit ?

Les arnaques comme celles-ci restent heureusement rares, en effet le bio est contrôlé deux fois : il subit les contrôles conventionnels habituels de tous les produits agricoles avec en plus les contrôles bio. Cependant le bio étant synonyme de qualité, une fraude dans le bio fait toujours du bruit et les détracteurs du bio en profitent.

Le vrai problème est que le bio, à l'origine plutôt artisanal, devient industriel. Les pays du nord de l'Europe cèdent plus facilement aux pressions des industriels parce qu'ils sont moins intéressés que les Français par la nourriture et la cuisine. Le bio devient, hélas, de plus en plus industriel. Le poulet bio industriel ? Oui cela existe. Le poulet bio qui peut prendre des antibiotiques une fois par an ? Oui cela existe. Le poulet bio qui reçoit des traitements antiparasitaires ? Oui, sans aucune limite.

Les géants de l'agroalimentaire ont compris le filon : on fait du bio industriel : cela coûte moins cher, mais on a le label.

N'oublions pas qu'aujourd'hui, un producteur de volailles n'est plus obligé de cultiver lui-même au moins 40% du blé ou du maïs qu'il leur donne à manger. Il peut maintenant importer et gaver ses volailles, tout comme le réseau conventionnel.

Bien sûr, le soja, le blé ou le maïs en question est bio, mais la réglementation autorise maintenant jusqu'à 0,9% d'OGM.

Il est essentiel de bien comprendre que plus on fait en grosses quantités, plus il est difficile de contrôler, de voir la faille, de ne pas se tromper.

Concernant les légumes, l'Europe autorise maintenant la culture hors sol. On trouve donc des cultures ultra intensives… mais bio.

 

Conclusion : Au niveau du label bio européen il n'y a aucune différence entre la tomate cultivée en plein champ en été, et la tomate cultivée hors sol, hors saison : elles ont toutes les deux le logo AB.

Aucune différence non plus entre le poulet qui picore des vers dans un champ, et le poulet qui est gavé de soja et vit si près de ses congénères que l'on doit parfois l'ébecquer.

 

Comment prévenir ces arnaques ?

Ce genre d'arnaque existe partout. Comme toujours, il y a les opportunistes qui profitent d'un filon et n'ont aucun scrupule.

Souvenez-vous que l'association "Le jardin potager", qui a pour mission de remettre des potagers bio en centre-ville, a dû transférer son centre de production pour cause de vols par des personnes qui revendaient les fruits et légumes bio.

Le meilleur moyen d'éviter les arnaques alimentaires est de connaître la provenance des produits que nous achetons.

 

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Published by Franck. - dans Coups de gueule
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 08:50

Le contexte général de l’élevage évolue, et les ratios par unité de main-d’œuvre (UGB/UTA, SAU/UTA…) s’accroissent pour améliorer la productivité du travail.

Améliorer la productivité, passe aussi par l’amélioration de l’efficacité dans le travail. Pour ce faire, il est indispensable d’avoir des outils adaptés qui répondent parfaitement aux besoins. Le chien d’utilité agricole doit lui aussi répondre à ces exigences.

Si un chien peut se révéler être un auxiliaire efficace dans diverses tâches en ateliers d’élevage (bovin, ovin caprin, avicole, porcin...), il peut être à l’origine de certaines déconvenues liées à un manque de connaissances, d’échanges et de promotion sur l’utilité contemporaine du chien agricole.

C’est dans ce contexte que l’Union Nationale du Chien d’Utilité Agricole est créée avec les objectifs suivants :

Réunir les utilisateurs de chiens dutilité agricole

Rassembler et publier des informations relatives aux chiens d'utilité agricole

Créer un registre national des chiens d’utilité agricole

Etablir des relations et favoriser l'échange avec d’autres associations nationales et internationales : Australian Yard dog Association, USA National Stock Dog Registry, Institut de l’élevage, AFBC, CUN Troupeaux, Fédération des Utilisateurs de Chiens de Troupeaux, WKC…

Mettre en place des formations spécifiques avec des moniteurs hautement qualifiés

Pour atteindre ses objectifs, « L’Union Nationale du Chien d’Utilité Agricole » organisera des comices thématiques où seront proposés des discussions, des conférences, des débats… des démonstrations et des concours amicaux contemporains de chiens de travail en parc de contention, de chiens de tries… mais également les traditionnels concours locaux de races bovines, ovines, caprines, avicoles…

Ces comices permettront de réunir dans la convivialité des utilisateurs de chiens agricoles, de rassembler et publier des informations, mais également d’offrir une plateforme vivante d’échanges.

« L’Union Nationale du Chien d’Utilité Agricole » est une association de type Loi 1901 qui ne se veut pas dissidente, mais libre.

Elle est créée dans un esprit de partage d’expériences et de connaissances du chien dans diverses tâches du quotidien, qu’il soit de race ou pas.

Cette association n’a pas vocation à promouvoir des races, mais l’utilité du chien comme auxiliaire en milieu agricole.

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 07:48

Le terme « chien de troupeau » est très généraliste. Il parle du chien et non d’une race en particulier. Il faut faire la différence entre les chiens de protection, qui n’ont aucun rôle dans la contention/manipulation des animaux, et les chiens dits « de troupeau », que l’on utilise comme auxiliaires pour déplacer, manipuler ou contenir des animaux.

Autrefois, dans la conception extensive, le rôle d’un chien dans une exploitation était de garder et conduire les bêtes tout au long de la journée, étaler ou resserrer le troupeau, le défendre contre d’éventuelles agressions…

Aujourd’hui, l’extension de la clôture électrique et l’évolution des pratiques d’élevage font que les besoins des éleveurs sont différents, et sont essentiellement liés à la manipulation ; Rassembler, déplacer rapidement des bêtes d’un parc à l’autre, faire monter un lot dans une bétaillère, trier, isoler quelques animaux…

Si un chien peut se révéler être un très efficace auxiliaire dans différentes tâches liées à la production animale, il peut être à l’origine de certaines déconvenues, dues dans la plupart des cas, à un manque de sélections et de connaissances… mais aussi à un manque de remise en question dans leur façon d’appréhender le chien. En effet, le soin que l’utilisateur apportera à la construction de son chien sera autant une source de progression, d’enrichissement, de satisfactions… pour autant qu’il prendra le temps nécessaire à l’éveil des qualités de son chien, puis à son apprentissage, avant de s’appliquer à renforcer en lui ses savoir-faire, pour enfin, le couronner chien de travail accompli !

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 10:27

Vous trouverez un lien "newsletter" sur les rubriques situées sur la droite et en dessous des rubriques "Catégories", "Archives", "Rechercher".

Après avoir déposé votre adresse email, vous recevre un courriel afin de valider votre inscription.

Par la suite, vous recevrez directement par email les nouveaux articles édités.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 17:01

La rentabilité de l’élevage ovin dépend en grande partie de la gestion des ressources fourragères. Ces ressources peuvent être optimisées par l’accroissement de la production de matière sèche à l’hectare, par la qualité du fourrage adaptée à l’animal et à son stade physiologique, et par la proportion de fourrages stockés par rapport aux fourrages totaux consommés dans l’élevage.

Enfin, les particularités de l’espèce ovine font qu’à certains stades physiologiques (fin de gestation, début de lactation, préparation à la lutte, finition des agneaux) l’animal est particulièrement exigeant.

Orienter son système fourrager consistera donc à choisir des espèces et des variétés adaptées à ces périodes exigeantes qui peuvent varier d’une bergerie à une autre en fonction de la date d’agnelage et du système : plein air intégral, demi plein air, demi-bergerie.

 

Comment optimiser la production de la prairie ?

Une prairie productive réduit considérablement le prix de revient de récolte par tonne de matière sèche. La productivité d’une prairie dépend du potentiel des espèces prairiales semées ou naturellement présentes, de leur adaptabilité au sol et au climat, de leur peuplement et de leur âge. Ce potentiel de production est à préserver en évitant des erreurs d’exploitation telles que le surpâturage ou le sous pâturage et en évitant le développement de plantes adventices concurrentes. L’utilisation de variétés résistantes aux maladies comme les rouilles permet également de préserver le potentiel de rendement et de qualité de la prairie.

Un déprimage tôt au printemps est un excellent moyen de densifier et d’avoir plus de talles. Pour avoir une productivité optimale il faut une surface foliaire suffisante. Pour l’obtenir il faut assurer un bon recouvrement des plantes et une hauteur d’herbe supérieure à 5,5 cm.

Les valeurs énergétiques et protéiques dépendent de l’espèce, du rapport feuilles/tiges, du rythme d’exploitation, de la proportion de feuilles entrées en sénescence et de la présence de maladie sur le feuillage qui altère l’appétibilité et la digestibilité.

 

Comment optimiser le pâturage ?

Le fourrage de qualité pâturé est de loin le plus économique, parce qu’il ne nécessite pas de récolte mécanique, mais aussi parce qu’un fourrage de bonne qualité a un encombrement faible et valorise mieux le concentré.

Plus la part de fourrage pâturé est importante plus le coût alimentaire baisse. Pour y parvenir, ilfaut prévoir des espèces capables de produire ou de constituer des stocks sur pied tant que les animaux peuvent rester dehors. Des solutions existent pour les périodes estivales ou hivernales.

La capacité d’ingestion de la brebis varie beaucoup en fonction de la gravidité, du stade de gestation et du nombre d’agneaux. A chacun des stades, il est fondamental de comparer la capacité d’ingestion (CI) aux besoins énergétiques et protéiques. Ainsi on peut constater le niveau de qualité exigé à chaque stade physiologique de la brebis (cf tableau 1).

 

Tableau 1 : Evolution des besoins de son stade physiologique.

Brebis 60 kg en gestation de 2

agneaux

Besoin

d’entretien

 

Besoin en

reconstitution

100 g de

GMQ/jour

 

-6 à-5

semaines

 

-4 à -3

semaines

 

-2 à -1

semaines

 

0 à 3

semaines

 

4 à 6

semaines

 

7 à 10

semaines

 

UFI

0.71

1.27

0.81

0.97

1.21

1.91

1.71

1.46

PDI

54

76

88

112

132

184

164

134

CI

1.7

1.7

1.5

1.45

1.32

1.96

2.16

2.31

UFI/CI

0.41

0.74

0.54

0.67

0.92

0.97

0.79

0.63

Source : Alimentation des bovins, ovins et caprins – Inra

 

La qualité va de pair avec la productivité et les paramètres se multiplient entre eux vers le bas comme vers le haut : plus le fourrage est de bonne valeur alimentaire, moins il est encombrant, ce qui se traduit par une amélioration des performances animales. Il faut gérer l’alimentation en fonction du stade physiologique de la brebis et du stade de développement de la plante fourragère. Une large gamme d’espèces et de variétés en constante amélioration sont mis à la disposition des éleveurs.

Leur choix doit prendre en compte les besoins des brebis aux différents stades de production et l’aptitude des espèces à combler ces besoins aux différentes époques de l’année (cf tableau 2).

 

Tableau 2 : aptitude des espèces fourragères à répondre aux besoins des brebis selon les époques de l’année.

 

Jan.

Fév.

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Sept.

Oct.

Nov.

Déc.

Brebis à l’entretien

 

 

Ray-grass Anglais (RGA)

 

 

 

 RGA

 

 

 

 

 

Fétuque élevée (F.E.)

 

 

 

 

 F.E.

 

 

Dactyle

 

 

 

 

 

 

 

 

Luzerne

 

 

 

Ray-grass d’Italie

 

 

 

 Ray-grass d'Italie

 

 

 

 

Fétuque des près (F.P.)

 

 F.P.

 

 

 

 

 

 

 

Brome

 

Trèfle Incarnat

 

 

 

 

 

 

 

Lotier

 

Trèfle d’Alexandrie

 

 

 

 

 

 

 

Trèfle Blanc

 

 

colza

 

Brebis suitées, agneaux en finition

 

 

Ray-grass Anglais 

 

 

 

 RGA

 

 

 

 

 

Trèfle Blanc

 

 

 

 

 

Dactyle

 

 

 

 

 

Brome

 

 

 

 

 

 

 

 

Fétuque des près

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lotier

 

 

 

 

Source Gnis

 

La finition des agneaux à l’herbe, c’est possible :

Les besoins des agneaux en finition, c’est à dire au-delà de 30 kg de poids vif varient en fonction :

    - du sexe : +3% de besoins en plus pour les femelles.

    - du GMQ : + ou – 8% par tranche de 50 grammes.

    - du type génétique du mouton : 10% d’écart entre les types à potentiel élevé et les autres.

 

Un agneau mâle de 30 kg à potentiel modéré avec un GMQ de 300 g aura des besoins de 1,25 UFv/jour et 111 g/jour de PDI. Un agneau à potentiel élevé aura des besoins de 0,98 UFv et de 114 g de PDI.

Des espèces fourragères sont tout à fait capables d’atteindre ce niveau de valeur pour satisfaire les besoins des animaux sans apport d’aliment concentré supplémentaire (cf. tableau 3). Ainsi les repousses de dactyle, de ray-grass anglais, de fétuque des prés, associées au trèfle blanc permettent d’atteindre facilement l’objectif. Pour y arriver il est cependant nécessaire de respecter quelques règles :

    - offrir aux animaux une hauteur d’herbe suffisante, entre 5 et 12 cm, afin que l’animal ait une ingestion rapide.

    - organiser un pâturage tournant rapide afin qu’il n’y ait que de jeunes repousses .

Le choix de l’espèce se fera en fonction du type de sol et de la période de finition des agneaux.

Par exemple pour des finitions d’agneaux entre fin août et septembre des pâtures de ray-grass anglais et trèfle blanc en sol sain seront particulièrement adaptées.

De mars à octobre : le brome fourrager et le dactyle, avec du trèfle blanc ou du lotier en sol séchant conviendront pour toute la période. Pour ces espèces, il est possible de caler une fauche dans l’année, notamment pour le dactyle pour réaliser un étêtage efficace et obtenir des repousses feuillues

 

Tableau 3 : valeurs des principales espèces fourragères

 

UFL /kg de

MS (feuillu)

UEM (Unité

d’Encombrement

Mouton)

UFL/UEM

UFL kg de

MS (début

épiaison)

UEM

UFL/UEM

Ray-Grass Anglais

1.03

0.95

1.08

0.94

1.10

0.85

Fétuque élevée

0.85

0.96

0.88

0.76

1.09

0.69

Dactyle

0.98

0.83

1.18

0.87

1.00

0.87

Fétuque des près

1.03

0.81

1.27

0.93

1.06

0.88

Brome

0.98

(épi 10cm)

0.86

1.14

0.89

1.08

0.82

Trèfle Blanc

1.09 (végétatif)

0.83

1.31

0.98 (floraison)

0.86

1.14

Source Alimentation des bovins, ovins et caprins –Inra

 

En résumé

L’herbe est le fourrage le moins coûteux à produire encore faut-il bien exploiter ses prairies, en évitant surpâturage, sous pâturage et en exploitant une herbe à une hauteur supérieure à 5,5 cm. Cette gestion est optimisée par l’utilisation de variétés fourragères résistantes aux maladies.

L’alimentation à l’herbe des ovins doit prendre en compte le stade physiologique et les besoins des animaux aux différentes périodes de l’année.

Le bon choix des espèces fourragères permet d’alimenter les animaux, brebis comme agneaux, au pâturage pendant une grande partie de l’année.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 08:10

Voici un rapide panorama des travaux conduits en Nouvelle-Zélande qui permet de situer les orientations de la recherche néo-zélandaise dans le domaine de la production laitière.

Cette recherche est particulièrement active et prépare les systèmes laitiers de demain.

La Nouvelle-Zélande est l’un des grands bassins laitiers mondiaux. Sa production est de 11 millions de tonnes de lait, soit à peu près celle de l’Ouest de la France. Elle est assurée par 12 500 éleveurs. Plus de 90 % de la production laitière est exportée, notamment sur le Sud-Est asiatique, sous forme de produits industriels (beurre, poudres, caséine...). La dépendance du marché mondial, la faible valeur ajoutée apportée aux produits et les frais de transport, entraînent un prix du lait payé au producteur, proche de 150 €/1 000 litres.

Pour gagner leur vie, les producteurs de lait néo-zélandais ont développé de grandes structures et comprimé fortement les coûts de production. Le système laitier est ainsi basé sur le pâturage, avec des vêlages groupés permettant de caler la production laitière sur la pousse de l’herbe, le climat étant favorable à l’herbe. L’herbe pâturée représente ainsi autour de 90 % de la ration annuelle d’une vache et il n’y a pas d’apports de concentrés. La production laitière par vache est inférieure à 4 000 litres mais ces systèmes sont très intensifs sur le sol car la production laitière atteint 10 000 litres/ha de surface fourragère.

Remarque : La production laitière en Nouvelle-Zélande est très saisonnière, car 60 % du lait est produit dans les 4 mois de printemps. Ce système est donc peu compatible avec les conditions françaises qui exigent une bonne répartition des livraisons de lait sur l'ensemble de l'année.

D’autre part, ces systèmes sont très efficients sur le plan du travail car la productivité est de l’ordre de 700 à 800 000 litres de lait par UTH ! La recherche sur la production laitière est particulièrement active afin de mettre au point des systèmes efficients pour les producteurs et la filière.

Cet article présente quelques-uns des travaux récemment menés par la recherche néo-zélandaise.

 

Réduire l’astreinte à la traite

Comme en France et en Europe, la filière laitière néo-zélandaise est confrontée à l’attractivité de la production laitière et cherche à réduire l’astreinte liée à la traite.

Les recherches se sont portées sur l’étude de la monotraite et l’utilisation du robot de traite en conditions maximales de pâturage.

Les essais menés sur la monotraite corroborent ceux conduits sur le même thème à la station de Trévarez dans le Finistère.

La perte de lait par vache suite à la monotraite est de l’ordre de 30 % avec des Holstein mais seulement de 20 % avec des Jersiaises, car le réservoir de leurs mamelles est plus grand, ramené à la production respective de chaque race. Exprimée à l’hectare, la perte de lait est de 20 % avec les Holstein, mais seulement de 7 % avec des Jersiaises car le chargement est supérieur avec une seule traite par jour. L’état corporel est supérieur pour les vaches traites une fois par jour. Cette pratique concerne actuellement 400 éleveurs en Nouvelle-Zélande (soit environ 3 % des éleveurs, comme en Bretagne), dont 150 éleveurs sur toute la lactation.

Cette technique est prisée par les élevages laitiers dont les parcelles acquises à la faveur d’un agrandissement sont éloignées de la salle de traite. Les travaux se poursuivent sur ce thème afin de limiter la perte de production laitière individuelle. Par ailleurs, l’aptitude à la monotraite vient d’être intégrée dans les schémas de sélection néo-zélandais.

 

Combiner robot de traite et pâturage

Le robot de traite est étudié dans le cadre d’un système pâturant, représentatif des conditions néozélandaises.

Une expérience est ainsi conduite à Hamilton depuis mars 2003. Un troupeau de 80 vaches est conduit sur 23 hectares groupés autour du robot, ce qui représente environ 30 ares par vache. La distance maximale entre le robot et la parcelle la plus éloignée est de 900 mètres. Le parcellaire est organisé en étoile, autour d’un dispositif comprenant le robot et une zone de tri dans laquelle se trouve un abreuvoir. Un fois les vaches entrées, elles sont dirigées soit vers le robot où elles reçoivent 1 kg d’orge aplatie, soit elles reviennent vers la zone de pâturage.

Une partie des parcelles est consacrée au pâturage de jour et une autre au pâturage de nuit, afin d’encourager le passage à la traite. Les vaches sont autorisées à changer de pâture à 8 heures du matin et 20 heures le soir.

Les résultats montrent que la fréquentation du robot est très faible entre 2 et 6 heures du matin, puis pratiquement constante le reste de la journée. Le nombre de traites est d’environ 1,7 par vache et par jour au printemps mais compris entre 1,1 et 1,2 en automne, c’est à dire en fin de lactation. On est ainsi très éloigné de la fréquentation moyenne observée en France sur la phase hivernale avec un accès permanent au robot (environ 2,8 traites par vache et par jour). La prochaine étape consiste à tester un plus grand troupeau (160 vaches), toujours au pâturage mais avec deux robots et un système de barrières plus sophistiqué. Actuellement, un seul élevage néo-zélandais aurait adopté le robot de traite alors que 650 à 700 fermes laitières sont équipées en France (soit moins de 1 % des élevages français).

 

Une génétique adaptée au pâturage

Les néo-zélandais ont privilégié depuis longtemps des vaches légères, aptes au pâturage par tous temps, présentant un bon potentiel de production de matières utiles et une bonne aptitude à la reproduction (voir l'article : Une génétique adaptée au pâturage).

 

Allonger les lactations

Une autre expérience sur l’allongement de la lactation vient d’être conduite à Dexcel afin de limiter les difficultés liées à la mise à la reproduction et le stress du vêlage. Il s’agit aussi de maximiser l’aptitude des vaches à faire du lait en milieu de lactation.

Concrètement, dans un système de vêlages groupés, les vaches n’ont pas été mises à la reproduction la première année et ont produit du lait pendant deux ans. Les résultats montrent que la production laitière obtenue lors de la seconde année est de l’ordre de 20 % de moins avec les Holstein néo-zélandaises mais seulement de 5 % avec les Holstein américaines. Celles-ci présentent donc une très bonne persistance de lactation au cours de la seconde année. Un essai sur ce thème est également engagé à la ferme expérimentale de Trévarez avec des lactations de 18 mois.

 

Maîtriser les pertes d’azote

L’intensification de la production laitière en Nouvelle-Zélande, combinée au pâturage hivernal, n’est pas sans poser quelques problèmes d’environnement. La teneur en nitrates de l’eau augmente ainsi dans les bassins laitiers intensifs, même si elle reste toujours à un niveau acceptable (autour de 20 mg/litre).

D’autre part, il existe des cas d’eutrophisation dans les estuaires et les lacs, proches des zones de production laitière intensive.

Enfin, la filière laitière est très sensible aux impacts des systèmes laitiers sur l’environnement, soucieuse de l’image «clean and green» (propre et verte) de la Nouvelle-Zélande, qui est devenue un argument commercial.

Dans ce contexte, le centre de recherche Dexcel conduit un important programme de recherche sur les flux d’azote liés aux systèmes laitiers.

Un essai compare ainsi plusieurs systèmes laitiers complets. Les chercheurs testent en particulier la réduction de la fertilisation azotée, la limitation du temps de pâturage pendant l’hiver - de façon à réduire les restitutions d’urine durant cette période - ou l’apport de maïs-ensilage afin d’intensifier la production laitière et réduire la teneur en azote de la ration.

Les premiers résultats montrent que les bilans de l’azote, compris entre 100 et 150 kg/ha/an, sont relativement modérés, eu égard aux forts niveaux de production laitière obtenus à l’hectare (entre 15 et 20 000 litres/ha).

Dans une situation où la lame drainante est élevée, les pertes d’azote sont comprises entre 40 à 50 kg/ha. A titre de comparaison, elles sont proches de celles observées à Trévarez, dans le cadre du projet européen Green Dairy. L’introduction du maïs ne modifie pas les pertes d’azote par lessivage comparativement au système exclusivement herbager, comme on a pu l’observer dans l’expérimentation conduite à Crécom de 1996 à 1998. Par contre, la limitation du temps de pâturage, en hiver, permet de réduire les pertes d’azote nitrique de l’ordre de 30 %.

 

 

 

 

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 07:27

Plus que des recettes techniques, c'est trouver un équilibre entre l'économie, la nature, le territoire et les hommes et les femmes qui y vivent.                   

 

Une agriculture productive et rentable

Les animaux sont nourris le plus longtemps possible au pâturage parce que l'herbe coûte moins cher à produire que le maïs.

 A l'herbe on associe du trèfle (légumineuse) qui est capable de capter l'azote de l'air et de le transformer en élément nutritif pour la prairie.

Résultat : pas d'engrais chimiques à apporter. Les déjections épandues par les animaux au pâturage suffisent.


Une agriculture qui préserve l'environnement

Parce qu'on limite les traitements et les doses, et parce qu'il y a peu d'hectares de cultures à traiter. Le reste est en prairies ! Sans compter qu'une bonne rotation des cultures limite les risques de maladie et de mauvaises herbes.

Un bocage préservé : les haies de nos prairies servent d'abri aux bêtes, les chemins creux d'accès aux champs !

Une agriculture socialement équitable

Plus indépendant vis-à-vis des achats extérieurs, le paysan retrouve une autonomie quotidienne de décision : pas moins de travail, mais plus d'épanouissement.

Les exploitations sont à taille humaine, et donc transmissibles à de jeunes agriculteurs. Une condition pour garder nos campagnes vivantes !

Nourrir ses bêtes à l'herbe, c'est leur assurer une ration équilibrée, riche en protéines : donc pas de soja à apporter. Ce soja, de plus en plus souvent génétiquement modifié, est produit par les pays pauvres au détriment de leurs cultures vivrières.

 

Bref, pas moins de travail, mais plus de bien-être !                                             

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 05:00

Comme expliquer dans l'article "Du rêve à la réalité", j'ai acheté huit novuvelles agnelles de race Scottish Blackface de type Perth. Elles proviennent d'un élevage conforme à mes critères de sélection (voir l'article : "Les fondements de ma méthode de sélection"). 

Pour en savoir plus sur cette race, vous pouvez lire ou relire l'article : "Des nouvelles petites écossaises ont rejoint la troupe". 

Quelques photos de mes nouvelles agnelles :

photos bf 210712 011

photos bf 210712 012-copie-1

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photos bf 210712 065

photos bf 210712 067

 

Ci-dessous, deux photos de brebis Blackface arrivées cet hiver :

photos bf 210712 040

photos bf 210712 051




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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 16:17

Les races ovines françaises aujourd'hui éteintes

Alfort

Ardes

Artois

Beauçois

Boischaut

Brenne

Cambrai

Campan

Cauchois***

Caussenard de la Lozère

Champagne

Châtillonais

Choletais

Corbières

Crevant

Franconie

Gascon

Larzac

Lauraguais

Maine à tête blanche

Marchois

Mérinos champenois

Mérinos de la Camargue

Mérinos de Mauchamp

Mérinos de Naz

Morvandelle

Moutons à tête noire

Picard

Roussillon Merino

Ruthenois

Ségala

Soissonais

St. Quentin

Trun

*** D'après deux anciens bergers que je connais très bien, le Cauchois existait encore dans les années 90, je suis entrain de faire des recherches à ce sujet.

 

Races ovines  françaises actuelles

 La liste officielle des races ovines reconnues sur le territoire national est définie par un arrêté ministériel du 26 juillet 2007 ; 57 races sont répertoriées. Parmi celles-ci l'arrêté distingue et liste les races locales et les races à petit effectif :

Une race est dite locale si des liens suffisants avec un territoire spécifique sont démontrés, notamment si 30 % des effectifs sont situés dans un seul département ou 70 % dans trois départements limitrophes deux à deux. Les effectifs sont ceux des femelles reproductrices présentes sur le territoire national selon les données du dernier recensement agricole.

Une race est dite à petit effectif si elle présente sur le territoire national un effectif de moins de 8 000 femelles reproductrices. Cet effectif est déterminé à partir des données du dernier recensement agricole et éventuellement complétés par ceux de l'institut technique. 27 races sont mentionnées par l'arrêté ministériel du 26 juillet 2007 comme étant des races à petit effectif.


Les 57 races ovines actuelles :

Aure et Campan

Avranchin

Barégeoise 

Basco-béarnaise

Belle Ile

Berrichon de l'Indre

Berrichon du Cher

Bizet

Blanche du Massif Central

Bleu du Maine

Boulonnaise

Brigasque 

Castillonaise

Caussenarde des Garrigues

Causse du Lot

Charmoise

Clun Forest

Corse

Cotentin

Dorset Down

Est à laine Mérinos

Finnoise

Grivette

Hampshire

Île-de-France

Romane

Lacaune lait

Lacaune viande

Landaise

Landes de Bretagne

Limousine

Lourdaise

Manech tête noire

Manech tête rousse

Martinik

Mérinos d'Arles

Mérinos de Rambouillet

Mérinos Précoce

Montagne noire

Mourerous

Mouton Charollais

Mouton Vendéen

Noire du Velay

Mouton d'Ouessant

Préalpes du Sud

Raïole

Rava

Romanov

Rouge de l'Ouest

Rouge du Roussillon

Roussin de la Hague

Solognote

Southdown

Suffolk

Texel

Tarasconnaise

Thônes et Marthod

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